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Vente de données de santé: De Block incriminée par l’opposition

logo de Le Soir Le Soir 06-10-17 Le Soir

Selon les autorités fédérales, « l’affaire Quintiles », soit la vente, par une quinzaine d’hôpitaux, de données de patients à une firme privée, ne poserait pas de problèmes et une réunion prévue mercredi prochain avec les hôpitaux devrait repréciser la frontière de la loi : « Les données de patients sont des informations sensibles et elles doivent être protégées aussi strictement que possible. Ces données ne peuvent pas être utilisées à des fins commerciales », ont commenté vendredi la ministre de la Santé, Maggie De Block et le secrétaire d’Etat à la Protection de la vie privée, Philippe De Backer.

Pas suffisamment pour rassurer la ministre wallonne de la santé, Alda Greoli, pour qui « il semble évident qu’autant le corps médical, et a fortiori les patients, n’ont pas été suffisamment informés de l’usage potentiel qui pouvait être fait de leurs données » et qui veut aborder sur le fond de la localisation finale des données lors de la prochaine Conférence interministérielle santé publique.

© Fournis par Le Soir

Risques de dérive

Ecolo et CDH ont par ailleurs incriminé directement la ministre De Block dans la vente des données médicales : Muriel Gerkens souligne que de « nombreux acteurs de la santé témoignent de ces problèmes mais la ministre refuse d’entendre ces risques au nom du progrès et de la digitalisation indispensable des données pour améliorer les soins de santé. La ministre doit cesser de croire au mirage de la technologie et accepter de se préoccuper des patients et des médecins qui dénoncent les risques de dérive de manière répétée ». Quant à la députée humaniste Catherine Fonck, elle affirme avoir « tiré la sonnette d’alarme » à plusieurs reprises sur le fait que la ministre ne prévoyait pas de verrous suffisants pour protéger les données médicales des patients. « D’abord en n’interdisant pas clairement l’utilisation de ces données médicales à des fins commerciales. Ensuite, en choisissant clairement, malgré les multiples mises en garde, la voie de récolter les données médicales de manière pseudonymisée et donc pas pleinement anonymisée. Le gouvernement a toujours balayé d’un revers de la main ces signaux », commente Fonck. « La situation actuelle de cette marchandisation des données médicales des patients, en plus sans leur consentement, résulte ni plus ni moins d’un choix délibéré du gouvernement de légiférer de manière beaucoup trop légère », ajoute-t-elle.

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