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Marine Le Pen dépose plainte à Bruxelles contre l'organisme anti-fraude de l'UE

logo de Belga Belga 17-02-17 Belga

Un juge d'instruction bruxellois a été saisi à la suite d'un dépôt de plainte avec constitution de partie civile au nom de la candidate de l'extrême droite française à la présidentielle, Marine Le Pen, à l'encontre de l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) pour faux en écriture. La plainte a été déposée en janvier dernier, a indiqué vendredi le parquet de Bruxelles qui, dans l'intérêt de l'enquête, n'a pas souhaité dévoiler d'autres informations.

La candidate de l'extrême droite française à la présidentielle, Marine Le Pen, a démenti vendredi avoir reconnu l'emploi fictif de son garde du corps comme assistant parlementaire européen, contredisant un rapport de l'organisme anti-fraude de l'UE dévoilé par deux médias français.

Selon le rapport de l'organisme anti-fraude de l'UE (Olaf) cité jeudi par le site d'information Mediapart et l'hebdomadaire Marianne, Mme Le Pen a reconnu avoir salarié fictivement son garde du corps Thierry Légier comme assistant parlementaire, pour "régulariser des salaires et charges".

Interrogée sur ce rapport, la candidate a expliqué qu'il y avait eu "une régularisation comptable entre le Parlement européen et le tiers payant dans cette affaire", mais "absolument rien de fictif".

Marine Le Pen dépose plainte à Bruxelles contre l'organisme anti-fraude de l'UE © Belga Marine Le Pen dépose plainte à Bruxelles contre l'organisme anti-fraude de l'UE

"J'ai d'ailleurs toutes les preuves que j'apporterai en temps nécessaire, que j'ai déjà transmises à l'OLAF", a-t-elle ajouté.

Interrogé jeudi par l'AFP, le bureau de presse de l'Olaf a indiqué que "l'enquête a révélé que la députée a produit un contrat de travail purement fictif concernant l'un de ses assistants".

Achevé en juillet 2016, ce rapport a été transmis au président du Parlement européen. L'assemblée européenne en a pris acte, et devait commencer mi-février à recouvrer effectivement les sommes versées, en amputant de moitié l'indemnité de Mme Le Pen. Après la transmission de ce rapport, le parquet de Paris a ouvert mi-décembre une information judiciaire pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé.

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