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Samsung : le patron a été arrêté dans une affaire de trafic d'influence

logo de Übergizmo Übergizmo 17-02-17 Blandine
© Blandine , GIZMODO.fr

Il semblerait qu’on ne soit qu’au début de l’affaire qui a déchu la présidente Sud Coréenne Park Geun-hye le 9 décembre dernier. En effet, le patron de Samsung vient lui-même d’être arrêté, vendredi, pour son implication supposée dans les affaires de trafic d’influence qui ont valu sa place à l’ancienne présidente.

Jay Y. Lee, le patron de 48 ans de la multinationale Samsung Electronics, a été placé en détention provisoire, au Centre de détention de Séoul, où il attendait le verdict de son jugement, rendu jeudi soir après une audience à huis-clos.

Soupçonné d’avoir promis 43 milliards de won (plus de 35 millions d’euros) à des fondations créées par le personnage controversé de Choi Soon-sil, ami et confidente de l’ex-présidente sud-coréenne, il devait en échange recevoir des subventions ponctionnées sur la caisse publique des retraites, pour un projet de fusion des filiales de Samsung.

Il reste dix jours aux procureurs pour inculper Jay Y. Lee ; s’il est mis en examen, le tribunal aura trois mois pour se prononcer sur son sort. Pour le moment, l’entreprise nie fermement tout lien de corruption avec l’ancienne présidente Park Geun-hye, et il n’est pas question pour le moment de faire appel ou de demander une libération sous caution.

« Samsung n’a absolument jamais corrompu la présidente dans le but d’obtenir quelque chose en échange ni sollicité des faveurs illicites. » a déclaré Samsung sur Twitter, mercredi.

En l’absence du patron, les activités de Samsung continue bien sûr : c’est le mentor et numéro deux du groupe, Choi Gee-sung, qui s’en charge. Mais l’épisode tombe plutôt mal, et risque de pénaliser les prises de décisions en haut lieu : en effet, Samsung était en pleine restructuration pour permettre à Jay Y. Lee de reprendre officiellement les rênes de l’entreprise de son père, retiré en 2014.

Pour le moment, cette absence, qui risque d’être longue, en plus de nuire à la respectabilité de Lee, pourrait aussi nuire à sa propre influence au sein de du groupe, si le vice-président et directeur général de Samsung Electronics, Kwon Oh-hyun, décide de s’enfiler dans la brêche…

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