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Essai Infiniti Q60 : l’alternative exotique

logo de Autonews Autonews il y a 6 jours Léo Mingot
Retrouvez l'Infiniti Q60 dans tous ses détails. Essai Infiniti Q60 : l’alternative exotique

Alors que son succès demeure croissant, grâce notamment à la petite Q30, Infiniti n’oublie pas pour autant de travailler son image de marque. Un rôle endossé par le nouveau coupé Q60, qui compte sur sa ligne aguicheuse et son puissant V6 turbo pour détourner la clientèle des références premium allemandes.

En France, Infiniti a quasiment triplé ses ventes sur l’année 2016, sortant peu à peu de l’anonymat. Cette belle performance, la branche premium de Nissan la doit essentiellement à sa descente en gamme, avec l’arrivée de la compacte Q30 et de son pendant crossover QX30. Malgré tout, la firme nippone est consciente que, sur un marché où la concurrence est de plus en plus féroce, la présence d’un porte-drapeau à l’image forte est indispensable au sein de la gamme. Ainsi, bien que les coupés  représentent de plus en plus un segment de niche, le nouveau Q60 a bénéficié de toutes les attentions, afin d’être sûr qu’il ne passe pas inaperçu dans le paysage automobile.

Un style rafraîchissant

© Fournis par Warm Up Interactive Pour commencer, son design atypique ne manque pas de faire tourner les têtes, le démarquant nettement de ses concurrents allemands plus classiques. Une chose est sûre, cette nouvelle auto devrait bien plus marquer les mémoires que l’anonyme coupé G37 qu’elle remplace, avec sa silhouette mêlant agressivité et élégance. A l’intérieur en revanche, si le dessin de la planche de bord fait preuve d’originalité, notamment avec les deux écrans tactiles superposés, l’ambiance demeure toutefois assez austère. La présentation globale et la qualité d’exécution sont malgré tout d’un bon niveau et seuls quelques plastiques durs et détails de finition feront tiquer les habitués de la rigueur germanique.      Sous le capot également, cet audacieux coupé fait table rase du passé et abandonne l’ancien V6 3.7 atmosphérique de 320 ch (toujours présent sur la Nissan 370Z) pour se doter du nouveau V6 3.0 biturbo, fort de 405 ch et 475 Nm. La gamme est complétée par une version quatre cylindres 2.0 turbo de 211 ch et 350 Nm, qui demeure une simple propulsion, quand la variante V6 est obligatoirement dotée d’une transmission intégrale sur notre marché. C’est avec ce modèle haut de gamme que nous avons débuté notre essai, sur des routes rendues particulièrement humides par la météo. 

Puissance et discrétion

© Fournis par Warm Up Interactive Très vite, on comprend que le marché américain demeure la priorité pour ce puissant coupé et que l’onctuosité a été favorisée aux sensations. Non pas que l’on ait l’impression de manquer de puissance ou que les performances soient décevantes. Avec un 0 à 100 km/h abattu en 5 s, on dispose de tout ce qu’il faut pour doubler ou même raccourcir les lignes droites. En revanche, le V6 semble du genre timide, avec un bruit étouffé, et cela même en grimpant dans les hauts régimes après avoir mis le mode sport. La chose est d’autant plus étonnante que la plupart des constructeurs ne se gênent plus pour employer divers artifices, afin de gonfler la prestance sonore de leurs moteurs, quitte à en faire des tonnes. Le plus gênant sur ce point demeure que les bruits de roulement particulièrement présents arrivent parfois à couvrir celui du moteur.  Par rapport à ses concurrentes, l’Infiniti Q60 peut se vanter d’une spécificité technique dont elle a l’exclusivité, avec sa direction électrique sans liaison mécanique (la colonne de direction demeure toutefois présente par sécurité), qu’elle hérite de la berline Q50. Bien que ce système ait évolué par rapport à la première mouture montée dans la Q50, il conserve un côté artificiel, donnant régulièrement au conducteur la sensation d’être déconnecté de la route. Malgré les nombreux réglages possibles, permettant de faire varier le niveau d’assistance et le taux de démultiplication selon sept combinaisons, ce sentiment étrange perdure. Ce phénomène était de plus amplifié lors de notre essai par le revêtement assez glissant des routes empruntées, qui obligeait la transmission intégrale (non permanente) à renvoyer du couple sur les roues avant à la moindre perte de motricité, donc généralement en virage. 

Une version 4 cylindres plus accessible

© Fournis par Warm Up Interactive Le ressenti de la direction nous a d’ailleurs paru moins déroutant sur la version 2.0 turbo, que nous avons pu essayer par la suite. Celle-ci étant une simple propulsion, le train avant n’était alors pas parasité par les arrivées de couple parfois brusques, dues aux corrections de la transmission intégrale. Malgré sa puissance modeste et sa sonorité plus roturière, le quatre cylindres de 211 ch fait largement son office et, dans les faits, ne semble pas deux fois moins puissant que le V6. Quel que soit le moteur, la boîte automatique à sept rapports, bien que manquant parfois de réactivité, se fait rapidement oublier par sa douceur et sa souplesse. Souplesse qu’il sera plus difficile d’attribuer au confort de suspensions, globalement ferme voire percutant à basse vitesse.Au final, si l’Infiniti Q60 peut surprendre, voire se montrer légèrement déroutante par certains aspects, elle demeure une auto assez attachante, par son style singulier et son côté différenciant. Avec des tarifs débutant à 44 390 € et un malus bien moins élevé (2153 € contre 10 000 €), la version 2.0 turbo apparaît nettement plus accessible que celle dotée du V6, qui démarre à 56 950 € dans une finition Sport certes mieux équipée. A finition égale, l’écart de prix entre les deux versions atteint quand même 17 900 € malus inclus, ce qui risque de refroidir de nombreux clients sur notre marché. De plus, malgré son statut d’outsider, la Q60 a tendance à se révéler aussi arrogante que ses concurrentes en termes de prix, si ce n’est plus. Par exemple, une BMW 430i dotée de la boîte automatique s’affiche à partir de 47 810 €, mais comble en partie son écart de tarif par rapport à la Q60 2.0 turbo, grâce à un malus quasi nul (60 € contre 2153 €). Sans compter qu’avec ses 252 ch et son poids inférieur, la bavaroise se montre plus performante.       

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