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Voilà pourquoi nous voyons des choses différentes dans les taches d'encre

logo de Slate Slate 15-02-17 Slate.fr
Fifth card. Via Wikimedia Commons © Voilà pourquoi nous voyons des choses différentes dans les taches d'encre Fifth card. Via Wikimedia Commons

Inventé en 1921 par un psychiatre suisse, le test de Rorschach consiste à placer un patient face à des taches d’encre et à dresser son portrait psychologique en fonction de ce qu’il voit. Très vite, les médecins se sont rendu compte que les réponses divergeaient énormément en fonction des interrogés, et se sont demandés pourquoi certains voyaient des papillons là où d’autres observaient une femme nue, ou un masque de loup.

Mené par le mathématicien Richard Taylor, qui s’était fait connaître grâce à ses recherches sur Jackson Pollock, un groupe de scientifiques de l’université de l’Oregon a finalement élucidé une partie du mystère. L’étude, d’abord publiée dans le journal Plos One, a ensuite été relayée par le Guardian. Elle stipule que cette diversité de visions est due aux fractales. Les objets fractals sont des motifs qui se répètent sur des échelles de tailles différentes –comme pour les flocons de neige. Plus la tache d’encre contient de détails et de fractales, plus le nombre d’images possiblement perçues sera limité.

Une déduction que Taylor et son équipe ont fait après avoir collecté les impressions de nombreux étudiants (leur nombre varie en fonction des sessions). Les scientifiques les ont placés devant les dix planches de Rorschach, et ont ainsi constaté que moins les taches d’encre contenaient de fractales, plus le nombre de réponses et de perceptions augmentait. Chez les participants, la première et la moins complexe des planches a ainsi évoqué presque 300 images, tandis que la plus complexe n’en a fait ressortir que 170. Les chercheurs ont conduit la même expérience avec de nouvelles taches générées sur ordinateur. Et sont arrivés au mêmes conclusions.

Cette découverte, selon Taylor, fait non seulement avancer la psychologie, mais aussi les recherches sur la vision humaine et les yeux bioniques. Une affirmation que ne contredit pas Mark Georgeson, spécialiste du système de vision à l’université d’Aston, à Birmingham. D’après lui, cette étude soulève effectivement des questions inédites. Il se demande particulièrement pourquoi moins une forme a de contours, plus elle évoque d’images. Cela «demeure un mystère», exprime Richard Taylor.

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