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10 habitudes dont tout le monde a honte

logo de PhotosPhotos 11-05-15

Quand on est seul…
© What habits do you have that are really bad? (© PhotoAlto/Michele Constantini/Getty Images)
Nous savons tous ce qu’on est censé faire : manger correctement, ne pas chercher les ennuis, faire du sport, avoir une hygiène irréprochable, etc. Ce sont les piliers d’une vie saine. Mais nous avons tous des habitudes embarrassantes, un côté irresponsable, des choses qu’on fait quand on est seul et que personne ne peut nous voir. Parfois, ce n’est pas grand-chose ! Qu’est-ce que ça fait si je mange ce dernier morceau de viande qui est tombé par terre ? Ou si j’emprunte la brosse à dents de ma femme ? Vous l’ignorez peut-être, mais certaines de ces habitudes peuvent être plus dangereuses qu’on ne le pense. Que risque-t-on vraiment en sortant des toilettes sans s’être lavé les mains ?

1. Manger les aliments tombés par terre
© The 5 second rule doesn't apply -© Ben Richardson-Getty Images-
Pendant longtemps, on a pensé qu’en ramassant les aliments en moins de cinq secondes, les microbes n’avaient pas le temps de les contaminer. Les microbiologistes de la Clemson University ont testé cette hypothèse en faisant tomber de la mortadelle sur différentes surfaces recouverte de salmonelle. « Nous avons remarqué que les bactéries sur les tables et les sols passent dans la nourriture en moins de cinq secondes, » explique le Dr Paul Dawson. « La règle des cinq secondes n’est donc pas fiable ». L’étude menée par Dawson a également révélé que la salmonelle peut infecter une surface jusqu’à quatre semaines. Le mieux est sans doute de faire preuve de bon sens. « À moins que vous n’ayez des sols très sales ou des animaux qui risquent de laisser des traces d’urines ou de matières fécales par terre, les dangers pour la santé ne devraient pas être trop grands, » ajoute le Dr Mary Wierusz, médecin de famille au Group Health à Seattle. « Cependant, si vous êtes dans un lieu public ou un lieu inconnu, mieux vaut ne pas manger la nourriture tombée par terre. »

2. Se mettre les doigts dans le nez
© A large majority of people pick their nose at one time or another -© Carol Yepes-Getty Images-
Apparemment, Toutankhamon avait une servante qui lui décrottait le nez ! Le pharaon trouvait ça tellement bien qu’il la logeait et la nourrissait en échange. Beaucoup de monde met ses doigts dans son nez, mais peut-être avec un peu plus de discrétion. Une étude régulièrement citée révèle que 91 % des adultes admettent faire ça souvent. Une autre étude, ayant remporté le prix Nobel en 2001, a révélé qu’à l’adolescence, un garçon met ses doigts dans son nez entre 4 et 20 fois par jour ! Les chercheurs ont un nom pour cette habitude lorsqu’elle devient compulsive : la rhinotillexomanie, même si elle a plus l’air d’un trouble psychiatrique semblable au rongement des ongles. 
Le plus embêtant, c’est que cette habitude risque de causer des saignements de nez, surtout si vous êtes trop agressif ou que vos sinus sont déjà secs à cause d’une allergie ou de médicaments, explique Wierusz. Il y a aussi un risque que vous contaminiez autre chose avec ce que vous trouvez dans votre nez ! Par exemple, certains nez sont colonisés par le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM), une bactérie qui peut conduire à des infections dangereuses. 

3. Ne pas se laver les mains après avoir été aux toilettes
You should always wash your hands: Photo © Not washing your hands is unsanitary (© Doublecrossed Photography/Getty Images) Photo
Se laver les mains les l’une des seules solutions efficaces pour éviter la propagation de maladies communes telles que le rhume. Les experts conseillent de se laver les mains avec du savon pendant 20 secondes. De nombreuses maladies, comme l’hépatite A par exemple, se propagent par transmission oro-fécale, ce qui signifie que le virus se trouve dans les selles chez les personnes infectées. « L’hépatite A est le plus souvent transmise par une personne infectée qui ne s’est pas lavé les mains après avoir été aux toilettes et qui touche de la nourriture ou une surface qui risque d’entrer en contact avec la bouche d’une autre personne », explique Wierusz.
En 2010, la Société américaine de microbiologie a remarqué que si 96 % des adultes assurent se laver les mains après les toilettes, seulement 85 % le font vraiment. Seuls 77 % d’hommes se lavent les mains, contre 93 % de femmes. 

4. Utiliser les toilettes publiques
© Public toilet seats contain germs (Oote Boe/Getty Images)
Les films protecteurs en plastique dans les toilettes publiques n’ont pas l’air d’être de bonnes barrières aux microbes, et de nombreux scientifiques pensent la même chose. Ces films protecteurs ne serviraient qu’à nous rassurer. Sachez que si les bactéries fécales vivent sur les cuvettes de toilettes, votre peau est une barrière efficace. Les maladies sexuellement transmissibles comme le VIH ou l’herpès ne survivent pas longtemps hors du corps humain.
« Personne n’a jamais attrapé de MST en s’asseyant sur les toilettes, pour autant que je sache – à moins que deux personnes aient un rapport sexuel dans les toilettes », dit le Dr Abiagil Salyers, ancienne présidente de la Société américaine de microbiologie.
Finalement, dans les toilettes, les zones les plus sales sont les poignées de robinet et les poignées de porte, ou toute autre surface à laquelle tout le monde touche. C’est ainsi qu’on risque de transmettre des microbes au nez, aux yeux ou dans la bouche. 

5. Rots et flatulences 
© Women are grossed out by farting (© RubberBall Productions/Getty Images)
Comme les adolescents vous le diront, péter, c’est drôle ! Mais est-ce que c’est mauvais pour la santé ? L’American College de gastroentérologie explique qu’une personne normale pète 10 à 20 fois par jour. Environ 50 % des gaz qui s’évacuent par le rectum sont causés par de l’air avalé.
Quand des patients viennent voir Wierusz, le médecin de famille, pour s’inquiéter d’une augmentation du nombre de gaz et de rots, celle-ci commence par les questionner sur leur régime alimentaire. La caféine, les produits laitiers, l’alcool et les plats épicés peuvent causer des flatulences, tout comme les changements environnementaux et comportementaux (ex : plus de stress au travail).
Si les gaz s’accompagnent d’autres symptômes mineurs tels que de la diarrhée ou des aigreurs, cela pourrait signaler des problèmes de reflux gastriques ou une intolérance au lactose ou au gluten. Si les symptômes sont plus graves, comme des douleurs intenses au ventre ou à l’œsophage, des vomissements ou du sang dans les selles, Wierusz conseille de voir un spécialiste. 

6. Prêter sa brosse à dents
© Sharing a toothbrush can spread oral diseases (© Coloroftime/Getty Images)
La CDC et l’American Dental Association sont d’accord sur ce point : il ne faut jamais utiliser la brosse à dents de quelqu’un d’autre. Si c’est l’une de vos habitudes, sachez que vous augmentez le risque d’infections, surtout chez les personnes dont le système immunitaire est défaillant ou les personnes malades. Le plus inquiétant sur les brosses à dents est ce qui peut y vivre – et on ne vous parle pas de restes de nourriture.
En 2012, une étude du Journal of Hospital Infection s’est penchée sur ce qu’il se passe lorsqu’on tire la chasse à l’hôpital sans abaisser la lunette des toilettes. Des traces de clostridium difficile, une bactérie qui vit dans les selles et cause des diarrhées graves, ont été retrouvées flottant au-dessus des toilettes. Ces microbes peuvent rester en suspension dans l’air ou se déposer sur les surfaces proches, dont votre lavabo ou votre brosse à dents !

7. Cracher
© Saliva contains pathogens (Sydney James/Getty Images)
On a déjà tous vu ce coureur sur la ligne de départ qui crache un peu trop près de votre chaussure, ou cet athlète à la télé qui crache pendant un match. Nécessaire ? Peut-être. Les sportifs disent que c’est en crachant qu’ils dégagent leurs voies respiratoires. Sale ? Pour la plupart des gens, oui, même si cracher est une action acceptée dans de nombreuses cultures. Impoli ? C’est souvent perçu comme un signe de mépris. D'accord, mais dangereux ? La salive contient des pathogènes qui peuvent infecter les gens. Dans les années 1940, il était courant aux États-Unis de voir des panneaux « Ne pas cracher » pour prévenir la transmission de la tuberculose. En théorie, il est encore possible, quoique « très peu probable », d’attraper la tuberculose à cause d’un crachat sur le trottoir, explique Sir Hugh Pennington, professeur émérite de bactériologie à l’université de Aberdeen, en Écosse. D’après lui, le plus dangereux reste de vomir en public, ce qui peut transmettre des virus plus infectieux. 

8. Les gros mots, la colère
© Being angry for long periods has side-effects (Moment/Getty Images)
Nous sommes nombreux à ressentir du stress ou de la colère dans la journée. Parfois, dire des gros mots peut aider à évacuer un peu de cette tension. Mais emmagasiner la colère trop longtemps peut mener à de hauts niveaux de cortisol, une hormone stéroïdienne qui peut détraquer le métabolisme et augmenter la pression artérielle.
« La réaction réflexe est de faire face ou de fuir, (et) la colère peut aider à se concentrer pendant les premières secondes ou les premières minutes, » explique Wierusz. « Mais pour retourner à l’idée d’équilibre, sachez qu’être en colère longtemps, ou se mettre en colère presque sans raison, n’est pas bon signe. » 

9. La malbouffe
© Don't overeat junk food (Dwight Eschliman/Getty Images)
Vous avez reçu des amis pour regarder un match de foot ou une soirée poker, et quand ils partent, vous avez du mal à croire à toutes les cochonneries que vous avez mangé ? Et en plus, votre ventre gargouille ? Est-ce que c’est grave ? Il semblerait que s’adonner à la malbouffe une fois de temps en temps ne soit pas une catastrophe : « Tout est une question de bon sens et de modération », dit Wierusz. « Si vous mangez des cochonneries de façon compulsive et que vous êtes diabétique ou souffrez d’autres problèmes de santé, il y a des choses à éviter. » De même, les effets du sucre et de la caféine contenus dans les sodas et boissons énergétiques peuvent être problématiques. « Certaines personnes peuvent en boire jusqu’à cinq ou six verres par jour. Elles ne se rendent pas compte des effets que cela peut avoir sur leur corps. […] Ne pas dormir la nuit, être à fleur de peau, être stressé, avoir des maux de tête, une haute pression artérielle etc., n’est pas bon du tout. »

10. Les aventures d’un soir
© STDs are the main concern with one-night stands (Robert Nicholas/Getty Images)
D’un point de vue médical, le risque majeur des aventures d’un soir est d’attraper une maladie sexuellement transmissible. Même si les préservatifs, utilisés correctement, sont une bonne protection contre la plupart de ces maladies, certaines MST comme le papillomavirus peuvent se transmettre malgré le préservatif. Les trois MST les plus communes sont la syphilis, la chlamydia et la gonorrhée. Un médecin peut diagnostiquer une MST grâce à un examen du sang ou de l’urine, un frottis vaginal ou cervical.
« En général, après une aventure d’un soir, les gens n’ont pas de symptômes. Ils viennent en consultation parce qu’ils sont inquiets et veulent un examen complet, au cas où. »
D’après le CDC, le nombre de chlamydia aux États-Unis est plus élevé qu’il n’a jamais été. Le nombre de cas de gonorrhée, après un fort déclin entre 1975 et 2009, commence à augmenter. Évidemment, le risque de grossesse est aussi très réel. 

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