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Open Arms : l'impasse

L'ONG Proactiva Open Arms a refusé dimanche l'offre de l'Espagne d'accueillir son bateau transportant une centaine de migrants en Méditerranée, jugeant "absolument irréalisable" de rallier le port proposé à cause de l'"urgence humanitaire". De désespoir, après deux semaines en mer, certains tentent de rejoindre à la nage Lampedusa . L’île italienne est à portée de brasse mais pour les 107 migrants confinés à bord de l' Open Arms , elle est toujours aussi loin et la situation semble dans l'impasse. Matteo Salvini , continue à mettre un point d'honneur à ce que les migrants ne soient pas débarqués sur le territoire italien, quitte à laisse pourrir la situation. Depuis plusieurs heures, l'ambiance sur le navire s'est considérablement tendue . Ce dimanche, Madrid a proposé à l'ONG de gagner le port d' Algesiras en Andalousie. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez , a pris cette décision "en raison de la situation d'urgence à bord, après deux semaines de navigation" . "Les ports espagnols ne sont ni les plus près ni les plus sûrs pour l'Open Arms", ont cependant reconnu les autorités espagnoles. Offre refusée par l'Open Arms. Pour eux, il est insensé de faire plus de 1800 km dans ces conditions, alors qu'un port sur se trouve à quelques encablures. Le ministère espagnol des Affaires étrangères avait lancé parallèlement, dans un communiqué, un dernier appel "aux autorités italiennes pour qu'elles autorisent le débarquement" des migrants. "Le gouvernement italien peut être assuré que, dès que les migrants auront débarqué, ils seront immédiatement répartis" entre les pays qui ont proposé de les accueillir : France, Allemagne, Luxembourg, Portugal, Roumanie et Espagne, selon le texte. La France a ainsi proposé de prendre en charge quarante personnes issues du navire, s'ils remplissent les critères d'obtention du statut de réfugié. Par ailleurs, le gouvernement espagnol a indiqué "étudier la possibilité de se pourvoir devant l'Union européenne ou devant les institutions garantes du respect des droits humains et du droit maritime international" pour contester l'attitude de l'Italie.
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