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On a visité le bunker norvégien qui pourrait sauver la Terre après l'apocalypse

logo de Mashable FR Mashable FR 2016-09-26

Encastré dans une montagne au milieu de l'île norvégienne de Svalbard, à quelques kilomètres du pôle Nord, se trouve le bunker qui abrite la plus grande collection de graines venues de tous les pays du monde.

Soigneusement enterrée dans la roche de la montagne Plataberget de l'île de Svalbard, en Norvège, la Réserve mondiale de semences du Svalbard est assez profonde pour protéger son trésor des éventuelles montées des températures extérieures, mais aussi assez en hauteur pour éviter la potentielle hausse du niveau de la mer.

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Bref, tout est prêt pour "préserver une des ressources naturelles les plus importantes" – les plantes – en cas de désastre, explique son directeur général Åslaug Haga.

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Jonas Bendiksen, Magnum

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Jonas Bendiksen, Magnum

Le bunker, qui a été inauguré à Svalbard, en Norvège, en 2008, est conçu pour durer plus de 1 000 ans et résister à différents potentiels scénarios catastrophes – du changement climatique à la chute d’astéroïdes, en passant par la guerre nucléaire mondiale.

L'ultime réserve

Le bunker de Svalbard est loin d’être la seule réserve de graines, mais elle fonctionne en back-up des autres entrepôts mondiaux.

"Si quelque chose se passe mal dans les autres réserves de semences à travers le monde, l’idée est d’avoir un endroit comme Svalbard où nous sommes sûrs de pouvoir les retrouver", explique Åslaug Haga.

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Jonas Bendiksen, Magnum

La réserve de graines post-apocalypse est un service mondial gratuit qui permet à des organisations de stocker différents types de graines qui ont déjà été enregistrées dans leurs propres collections ou dans une autre réserve.

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Des graines fraîchement arrivées sont scannées à l'aéroport de Lonyearbyen. Jonas Bendiksen, Magnum

Le temps presse

En mai 2016, plus de 8 000 variétés de plantations – de la nourriture des moutons aux cultures de piments – venues d’Allemagne, de Thaïlande ou encore de Nouvelle-Zélande, et du "World Vegetable Center" – un institut de recherche et de développement sur les végétaux – avaient été collectées à Svalbard.

Parmi elles, on trouve aussi plus de 200 000 variétés de riz et 125 000 variétés de blé.

"Idéalement, nous souhaiterions avoir une copie de chaque variété unique de plantes à travers le globe à Svalbard pour pouvoir, s’il se passe quelque chose dans les autres réserves mondiales, être certains de retrouver une variété en question et de la faire pousser naturellement", raconte Åslaug Haga.

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Une équipe de journalistes filment l'entrée du bunker. Jonas Bendiksen, Magnum

Et si l'initiative peut paraître pour certains prématurée, pour le directeur du bunker de Svalbard, le temps presse.

"C’est beaucoup plus important d’avoir accès à ce matériel maintenant que ça ne l’était par le passé car l’intervention humaine bouleverse la stabilité biologique", explique Åslaug Haga. Il ajoute que les gens ont besoin de comprendre que "nous avons altéré de façon si importante notre environnement que nous devons absolument préserver ce que nous avons".

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De nouvelles graines entrent dans le bunker. Jonas Bendiksen, Magnum

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Jonas Bendiksen, Magnum

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Dans le bunker de la banque de graines. Brian Lainoff, de l'équipe de "Global Crop Diveristy", déplace des boites de graines. Jonas Bendiksen, Magnum

Un bunker post-apocalyptique mais d'ores et déjà utilisé

Si la diversité des variétés céréalières est importante, c’est parce qu’il est difficile de prédire quand une sécheresse, une inondation ou d’autres désastres naturels potentiels vont frapper. En ayant des variétés de tous les types à leur disposition dans le bunker, les organisations pourront être capables de mélanger et de faire correspondre les graines en fonction de l’environnement.

L’apocalypse n'est pas encore arrivée et pourtant la réserve de semences de Svalbard commence déjà à être utilisée.

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Dans les entrepôts du bunker. Jonas Bendiksen, Magnum

"La diversité est en train de disparaître dans les champs et les réserves de graines mondiales sont endommagées par les guerres et les désastres naturels", ajoute le directeur de Svalbard.

Les organisations peuvent demander à recevoir des graines entreposées dans le bunker – également gratuitement – si elles sont dans le besoin.

L’année dernière, un premier retrait a été enregistré à Svalbard : des graines qui étaient auparavant préservées à Alep, en Syrie, par le Centre international de recherches agricoles en zones arides, ont été envoyées au Maroc et au Liban depuis Svalbard après que la guerre syrienne ait imposé la fermeture de la banque d’Alep.

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Des graines ont même été expédiées depuis la Corée du Nord. Jonas Bendiksen, Magnum

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Jonas Bendiksen, Magnum

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Jonas Bendiksen, Magnum

– Adapté par Chloé Rochereuil. Retrouvez la version originale sur Mashable.

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