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La couronne nord plus chère que l’île de Montréal pour les familles locataires

La couronne nord plus chère que l’île de Montréal pour les familles locataires Auparavant perçue comme une solution de rechange abordable, la Rive-Nord dans la région de Montréal est désormais plus chère que la ville pour les familles. À Laval et dans les Laurentides, les loyers mensuels des logements de trois chambres et plus dépassent d’une dizaine de dollars ceux situés sur l’île, révèle une analyse des annonces publiées sur Kijiji par Le Devoir. «La date du déménagement arrive vite, ça fait peur.» Depuis avril, Suzanne Jubinville cherche un appartement pour sa fille, son mari et elle-même. Boisbriand, Sainte-Thérèse, Saint-Eustache… et même Saint-Jérôme. La famille a agrandi son secteur de recherche, mais la distance est problématique ; Suzanne est suivie à l’hôpital de Saint-Eustache pour son cancer du sein. Leur budget de 1200$, auquel contribuera sa fille de 25 ans qui travaille au salaire minimum, ne leur permet guère de s’offrir un appartement de trois chambres. Dans la MRC de Sainte-Thérèse-de-Blainville, le prix moyen des appartements 5½ est de 1924$, selon l’analyse du Devoir. Même les appartements 4½, ce que cherche actuellement la famille, sont au-delà de leur budget, à 1375$ en moyenne dans la MRC. Devant un marché de l’immobilier hors de prix, de nombreuses familles se sont tournées vers la location ces trois dernières années, selon Louis Gaudreau, professeur à l’École de travail social à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Selon la SCHL, le taux d’inoccupation des appartements de trois chambres et plus est de 2,1% dans la grande région de Montréal, soit bien en deçà des 3% équilibrés. Dans les banlieues, c’est pire: le taux est toujours en dessous de 1%, avoisinant parfois même 0%. Louis Gaudreau avance par ailleurs qu’un logement de trois chambres et plus ne prend pas nécessairement la même forme en banlieue, où on trouve davantage de maisons unifamiliales ou en rangée, ce qui justifie un prix plus élevé. Par ailleurs, puisque le marché de l’immobilier est devenu explosif ces deux dernières années, certains nouveaux propriétaires tentent de rentabiliser leur investissement en augmentant les loyers de leurs locataires. De surcroît, «à partir du moment où les hausses de loyer se généralisent sur l’île de Montréal, les propriétaires des régions à proximité augmentent eux aussi les loyers», ajoute-t-il.
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