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À Québec comme à Oslo

logo de ici.radio-canada.caici.radio-canada.ca 2017-03-20 Radio-Canada
À Québec comme à Oslo © Jacques Boissinot À Québec comme à Oslo

Dimanche, 12:44, le soleil plombe sur les plaines d'Abraham. Le décompte est commencé et les milliers de spectateurs sont sur la pointe des pieds et agitent leurs clochettes que nous pouvons entendre jusqu'à Lévis. Alex Harvey et le reste du plateau s'élanceront dans une minute pour le 15 km poursuite, mais la course est déjà gagnée, par la ville de Québec!

Un texte de Dominick Gauthier

À ce moment précis, je regarde partout autour de moi, j’ai des frissons et j’aurais même pu laisser couler quelques larmes tellement j’étais heureux et fier. Fier, car je pensais à mes amis européens qui regardaient cette course et qui ne devaient pas en croire leurs yeux de voir une telle foule dans le décor féérique qu’offre la ville de Québec.

Fier de voir autant de gens qui prouvaient aux sceptiques que le Québec n’en a pas que pour le hockey. Lorsqu’un évènement est bien organisé, accessible et que les médias embarquent pour créer un « buzz », les Québécois répondent toujours présents!

Sans Alex Harvey, cet évènement n’aurait pas été un succès, vous dites?

Certes, sans Alex Harvey, nous n’aurions pas vécu autant d’émotions aux Finales de la Coupe du monde. Mais il y a toujours des dizaines de milliers de spectateurs entassés sur le bord de la route pour le Grand Prix cycliste à Québec et à Montréal, sans la présence d’un héros local de la trempe d’Alex Harvey.

Je crois sincèrement que ça prouve que nous n’en avons pas que pour le hockey et même que pour plusieurs d’entre nous, on n’en a pas du tout pour le hockey, à moins que le Canadien de Montréal passe au deuxième tour des séries.

J’aimerais tellement que ce genre de démonstration populaire se produise ailleurs au Canada. Il semble impossible de rassembler une foule pour un évènement sportif, à part pour des Jeux olympiques, à l’extérieur du Québec.

On le voit avec la Coupe du monde de ski alpin à Lake Louise. À peine quelques centaines de spectateurs se massent au bas de la pente. D’accord, ce n’est pas en ville... Mais si la montagne était assez haute à Mont-Tremblant pour accueillir les meilleurs descendeurs au monde l’an prochain, j’ai l’impression qu’il y aurait une file sur la 117 depuis Sainte-Agathe.

Je vois encore ces gens sur le bord de la piste, ces familles avec des enfants sur les épaules de papa et maman, ces sourires et ces étincelles dans les yeux. Que c’était beau! Tout le monde était fier, car comme pour le spectacle de Paul McCartney au même endroit, ils pourront dire que sur les Plaines en mars 2017, ils étaient présents!

***

Chers politiciens, j’en ai discuté avec certains d’entre vous durant l’évènement, s’il vous plaît prenez note de ce qui vient de se passer. Ce genre d’évènement a des répercussions bien au-delà du sport de haut niveau.

Il a un impact sur la santé, la motivation, le dépassement, la culture et, sans aucun doute, la fierté. Le sport et l’activité physique doivent prendre la place qu’ils méritent, et peut-être qu’un jour, ce seront les pays scandinaves qui tenteront de faire comme nous.

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