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Byfield talonne Alexis Lafrenière

logo de Le Droit Le Droit 2019-11-22 Jean-François Plante - Le Droit
Quinton Byfield n’a qu’un point de retard sur les meneurs du classement  des pointeurs de la Ligue de l’Ontario. À 17 ans, le géant  de 6’4’’ des Wolves de Sudbury a récolté 45 points en 24 matches. © COURTOISIE VALERI WUTTI, BLITZEN PHOTOGRAPHY Quinton Byfield n’a qu’un point de retard sur les meneurs du classement des pointeurs de la Ligue de l’Ontario. À 17 ans, le géant de 6’4’’ des Wolves de Sudbury a récolté 45 points en 24 matches.

Il a été le premier choix de la Ligue de l’Ontario en 2018. Il a 17 ans. Il mesure 6’4’’. Après 24 matches cette saison, il a amassé 17 buts et il totalise 45 points avec les Wolves de Sudbury.

De tous les joueurs admissibles au repêchage 2020 de la LNH à Montréal, Quinton Byfield est probablement le seul qui pourrait déloger Alexis Lafrenière pour être réclamé au tout premier rang.

L’attaquant de l’Océanic de Rimouski occupe la position de tête depuis un bon moment déjà, mais Byfield est plus jeune et il connaît un début de saison sur les chapeaux de roue dans la LHO. Il était de passage à la Place TD lors du match annuel des écoliers jeudi où il a pu faire la démonstration de son talent devant 7000 jeunes partisans, mais sous étroite surveillance, il a été limité à une passe dans une victoire de 6-3 des 67’s d’Ottawa.

L’attaquant des Wolves en a eu plein les bottines lorsqu’il a été confronté à Marco Rossi, un autre espoir de premier plan du repêchage 2020. Rossi, 12e sur la liste de novembre de HockeyProspect.com, a marqué le but de la victoire. Et comme Byfield n’arrivait pas à gagner ses mises en jeu contre lui, l’entraîneur-chef Cory Stillman a dû faire des ajustements et le déplacer à l’aile.

Byfield avait un autre problème de taille. Chaque fois qu’il se trouvait sur la patinoire, André Tourigny envoyait aussi Kevin Bahl sur la patinoire pour lui coller au derrière. Comme dans les dernières séries éliminatoires où les 67’s ont balayé les Wolves en quatre matches, Byfield a eu de la difficulté à se défaire de ses griffes.

« Bahl est un gros bonhomme. Il faut que je trouve une façon de composer avec ce défi. C’est vraiment un bon joueur », a-t-il concédé après le match.

De son côté, André Tourigny était fier de son pur-sang de la ligne bleue parce qu’il a gagné d’autres points auprès de ses dénigreurs.

« Les gens ne parlent pas assez de Bahler. À Hockey Canada, les gens disent souvent qu’il connaît de bons matches, sans plus. Ils ne remarquent pas que le meilleur joueur de l’équipe adverse a été absent sous son emprise. Ils attribuent ça à de la chance des fois. Je veux bien, mais quand ça fait 10 matches en ligne que le meilleur joueur adverse connaît un mauvais match, je n’attribue pas ça à de la de chance. »

Kevin Bahl a d’ailleurs compté le but égalisateur en troisième période jeudi. Les Wolves avaient pris les devants 3-1, mais les 67’s ont remonté la pente en marquant les cinq buts suivants.

Talent inné

En récoltant une passe sur le but de Shane Bulitka, Byfield a étiré sa séquence avec au moins un point à 10 matches. Dans 14 de ses 24 matches cette saison, il a récolté au moins deux points. À 16 ans, il avait terminé l’année avec 61 points en 64 matches. À son année de repêchage dans la LHO, il avait récolté 48 buts et 92 points en 34 matches au niveau midget AAA avec l’Express de York-Simcoe.

« J’ai commencé à jouer au hockey un peu plus tard, mais j’ai toujours été plus grand que les autres. Rapidement, j’ai commencé à faire beaucoup de points et mes équipes gagnaient beaucoup. »

Dominant à 17 ans, Byfield ne veut pas concéder le premier rang du repêchage 2020 à Alexis Lafrenière.

« Il me pousse à me surpasser chaque jour. La course au premier rang n’est pas terminée. J’aimerais être le premier joueur réclamé au prochain repêchage, mais je vais être content, peu importe ce qui arrive. Mon rêve, c’est de jouer dans la LNH un jour. »

Il ne l’a pas dit, mais il aimerait sans doute se retrouver dans la même équipe que Kevin Bahl !

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Jack Quinn vole la vedette à Byfield

Sept mille écoliers enthousiastes ont gracieusement libéré leurs salles de classe pour remplir les gradins de la Place TD afin d’assister à un match de hockey junior jeudi, mais une centaine de recruteurs de la LNH avaient une meilleure raison de venir observer la confrontation matinale entre les 67’s d’Ottawa et les Wolves de Sudbury.

Le duel entre Quinton Byfield et Marco Rossi se retrouvait même à l’agenda de Pierre Dorion, le directeur général des Sénateurs d’Ottawa.

Mais comme à l’époque où il était venu voir Sean Couturier avec Bryan Murray pendant les séries de la LHJMQ au centre Robert-Guertin, c’est un autre joueur bien coté qui s’est démarqué.

En 2011 à Gatineau, Jean-Gabriel Pageau avait réussi à surclasser son adversaire des Voltigeurs de Drummondville. Jeudi à Ottawa, c’est Jack Quinn qui a volé la vedette aux meilleurs espoirs du repêchage 2020 de la LNH.

L’Ottavien a brillé en marquant deux buts spectaculaires pour aider les 67’s (16-6-0) à doubler les Wolves (14-9-1) dans un duel au sommet de la conférence de l’Est.

L’entraîneur-chef des 67’s était bien content d’apprendre qu’autant de recruteurs s’étaient déplacés pour voir ce match. Jack Quinn vient de faire son entrée au 19e rang de la dernière liste des espoirs de HockeyProspect.com et il a cimenté sa position parmi les meilleurs espoirs au monde.

« Ils vont enfin pouvoir nous croire. Au début, quand nous leur disions à quel point il était bon, on nous regardait comme si nous avions deux têtes ! Ils doivent voir la même chose que nous maintenant. Quinn est un compétiteur. Il a de la vitesse et il veut faire la différence tous les soirs. Ce sont des qualités qui peuvent le démarquer des autres joueurs au talent semblables », a expliqué André Tourigny.

Doté d’un tir foudroyant, Jack Quinn a toujours eu de la facilité à marquer des buts. Il est rendu à 12 cette saison. Il commence à peine à profiter de ses nombreuses occasions. Il se fait tirer l’oreille lorsqu’on lui demande s’il a un objectif en tête pour la saison, mais avec un peu d’insistance, il a fini par cracher le morceau.

« Si vous cherchez un chiffre pour mettre dans votre article, je suppose que je pourrais avancer que j’aimerais en marquer 40. Je veux en marquer beaucoup. »

Quinn pensait bien avoir complété son tour du chapeau dans un filet désert, mais le but a finalement été donné à Mitchell Hoelscher, qui a fait dévier la rondelle à la dernière seconde.

« Je ne lui en veux pas ! Mon tir aurait été bloqué par leur défenseur s’il n’avait pas touché à la rondelle », a insisté Quinn, auteur des deux premiers buts des 67’s, qui se sont relevés d’un déficit de 3-1 pour l’emporter 6-3.

Kevin Bahl a égalé la marque pour les #NoQuit 67’s en troisième période. Marco Rossi a ajouté le but de la victoire sur une séquence complètement étourdissante, puis Yanic Crête a fait bondir ses amis de l’école secondaire catholique régionale de Hawkesbury en marquant  le but d’assurance. Le Franco-Ontarien a d’ailleurs été accueilli en héros en allant à leur rencontre après le match.

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