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Charles et François Hamelin à la croisée des chemins

logo de ici.radio-canada.caici.radio-canada.ca il y a 4 jours Radio-Canada
Charles et François Hamelin à la croisée des chemins © Jasper Juinen Charles et François Hamelin à la croisée des chemins

Les frères Charles et François Hamelin se sont récemment engagés dans la dernière ligne droite de leur préparation en vue des Jeux de Pyeongchang. Cet énième cycle olympique de part et d'autre s'annonce fort probablement pour être celui qui bouclera la boucle.

Un texte de Félix St-Aubin

La famille Hamelin est associée au patinage de vitesse sur courte piste d'un océan à l'autre depuis le début des années 2000. Charles, l'aîné de 33 ans, aspire à participer à ses quatrièmes Jeux d'hiver en 2018, tandis que François, le cadet de 30 ans, vise une troisième présence au rendez-vous olympique.

Sans vouloir trop se projeter vers l'avenir, ils avouent que le mot « retraite » leur trotte dans la tête.

Fonder une famille avec sa copine Marianne St-Gelais et pratiquer le métier d'entrepreneur sont deux des quelques désirs du quadruple médaillé aux Jeux d'hiver (trois d'or et une d'argent).

Du côté de François, la porte n'est pas fermée à double tour pour la poursuite de sa carrière olympique au-delà de Pyeongchang. Le trentenaire admet cependant que les probabilités qu'il tente de prendre part aux Jeux de Pékin, qui se dérouleront en 2022, sont très minces.

« Je vais être papa très bientôt, ma femme est à 38 semaines de grossesse, donc c'est déjà un petit truc qui commence à m'exciter à l'extérieur du patinage », a-t-il enchaîné.

« C'est dur de dire “oui, je vais prendre ma retraite” quand on a encore les deux pieds dans [notre sport], mais évidemment que ça nous passe par la tête parce qu'on est un peu rendus là. Ça m'étonnerait beaucoup qu'il y ait un autre quatre ans. »

Mûr pour un changement de garde

Le départ prochain des frangins marquera la fin d'une époque pour Patinage de vitesse Canada (PVC).

La famille Hamelin est présente sur les patinoires ovales du circuit de la Coupe du monde de courte piste depuis belle lurette. Charles a fait ses débuts avec l'équipe nationale senior lors de la saison 2003-2004, soit quatre ans avant François.

L'aîné n'a pas tardé à devenir la tête d'affiche de la formation masculine sur la scène internationale. Ses succès en Coupe du monde se dénombrent par plusieurs dizaines, tout comme ses médailles aux Championnats du monde, qui s'élèvent à 35 (10 d'or, 12 d'argent et 13 de bronze).

Ils sont plusieurs à convoiter le trône de la locomotive de Sainte-Julie. Charle Cournoyer, Pascal Dion et Samuel Girard, pour ne nommer que ceux-là, font partie de la relève. Et les frères Hamelin sont persuadés que l'avenir de PVC est entre bonnes mains avec la horde de patineurs de qualité qui frappe à la porte.

« Ça prouve que le [patinage de vitesse sur] courte piste au Canada est en santé. Les jeunes sont là pour nous pousser, nous, les vétérans. (...) C'est vraiment le fun de voir des jeunes qui sont prêts à prendre notre place sur l'équipe, a soutenu Charles.

« On veut avoir de bonnes performances personnelles, (...) mais j'aimerais aussi pouvoir aider les jeunes à suivre mes traces. Si je peux [les aider] à éviter de faire certaines erreurs que j'ai commisses durant ma carrière et réussir à leur faciliter un peu la chose pour qu'ils deviennent aussi bons ou meilleurs que moi, ça va être une double mission accomplie. »

Même son de cloche du côté de François, qui apprécie grandement le fait de porter le chapeau de mentor auprès de la nouvelle garde de patineurs canadiens.

« C'est un rôle que j'aime beaucoup jouer. S'ils ont besoin de mon aide ou de mes conseils, ils savent qu'ils sont toujours les bienvenus. On a un exemple à donner, on a un peu ce rôle-là, veux, veux pas, a-t-il indiqué.

« Tu as nommé 2 ou 3 noms, mais je pourrais t'en nommer 10 autres qui sont prêts. C'est juste difficile de se qualifier pour les Coupes du monde. Pour illustrer le tout un peu plus concrètement, c'est [présentement] mon troisième cycle olympique que je fais, et de Jeux en Jeux c'est toujours aussi difficile pour moi de me qualifier. Le bassin est incroyablement fort au Canada. »

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