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Eau potable et Premières Nations: un manque d’entretien chronique menace les infrastructures

Le gouvernement fédéral reconnaît depuis plus d’une douzaine d’années que l’entretien des infrastructures d’eau potable et d’eaux usées des Premières Nations est sous-financé. Malgré les récents investissements supplémentaires, les changements promis depuis longtemps par Ottawa tardent à se concrétiser. « Je dois supplier pour avoir de l’argent », dit Mervin Lathlin, un technicien de la nation Shoal Lake Cree, en Saskatchewan, qui peine à obtenir les fonds nécessaires auprès de son conseil de bande. Les conséquences sont concrètes : à quelques reprises, des fournisseurs ont retenu la livraison de produits chimiques pour le traitement des eaux destinés à sa communauté en raison d’un retard de paiement. « J’ai commencé à paniquer », confie-t-il. Des entretiens réalisés depuis janvier 2020 avec des centaines de personnes — des chefs de bande, des citoyens autochtones, des techniciens, des universitaires, des ingénieurs — montrent que les délais dans la réforme des programmes forcent des communautés à faire des sacrifices pour maintenir leurs services publics se rapportant à l’eau.
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