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Ford rejette la méthode Legault

Le gouvernement de l’Ontario exhorte ses citoyens à rester à la maison en tout temps à partir de jeudi, sauf pour les déplacements essentiels. Le premier ministre Ford n’interdit ni les rassemblements extérieurs de moins de cinq personnes, ni les promenades, ni la vente de quelconques biens durant le jour. Malgré une situation dans les urgences qui a « complètement dérapé », une chose était sûre pour le premier ministre ontarien : pas question d’imiter le Québec. « Après 20 h, vous voyez ce qui se passe au Québec, les routes sont vides. Je n’ai jamais été en faveur d’un couvre-feu [parce que] c’est un sévère, sévère confinement. » — Doug Ford Les consignes du gouvernement ontarien sont beaucoup moins claires que celles du couvre-feu québécois pour le public selon deux politologues ontariennes consultées par Le Devoir. « Si j’ai bien compris, ce sera au cas par cas. Un policier peut nous demander ce qu’on fait là et juger si c’est essentiel ou pas. Ça donne une énorme marge de manœuvre aux policiers, et ça risque de créer des dérives », note Stéphanie Chouinard, professeure au Collège militaire royal du Canada de Kingston. Les deux expertes soulignent que le plan de l’Ontario est entaché de contradictions, notamment en n’accordant pas de jours de congé de maladie payés aux travailleurs de la province la plus populeuse du pays. De tels congés sont demandés tant par la Santé publique ontarienne que par l’opposition officielle néodémocrate.
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