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Jusqu’où ira le Canadien quand il jouera à la hauteur de son potentiel?

logo de ici.radio-canada.caici.radio-canada.ca 2017-03-20 Radio-Canada
Jusqu’où ira le Canadien quand il jouera à la hauteur de son potentiel? © Minas Panagiotakis Jusqu’où ira le Canadien quand il jouera à la hauteur de son potentiel?

BILLET - Dans la LNH, il est plutôt rare qu'une équipe maintienne un taux de succès de ,714 en jouant en deçà de ses capacités.

Quand Claude Julien a pris les commandes du Canadien en février, l'équipe était en panne sèche offensivement. Parmi les attaquants de l'équipe, seuls Max Pacioretty, Alexander Radulov, Alex Galchenyuk et Andrew Shaw étaient parvenus à secouer les cordages durant le deuxième mois de l'année 2017.

Et voilà que depuis quelque temps, c'est le premier trio au complet qui éprouve de la difficulté à marquer. Max Pacioretty n'a pas obtenu une chance de marquer de qualité à ses six derniers matchs et n'a inscrit que deux buts (le même soir, à Edmonton) à ses neuf dernières rencontres. L'un de ces deux buts a été récolté sur un tir anodin provenant du coin de la patinoire et l'autre dans un filet désert.

Pour sa part, Radulov n'a marqué qu'une fois à ses 13 derniers matchs, et Galchenyuk n'a pas encore secoué les cordages en mars (huit rencontres).

Quant à l'unité d'avantage numérique, elle est devenue totalement inapte après s'être maintenue parmi les meilleures de la LNH durant la majeure partie de la saison. En mars, l'attaque massive du CH n'a produit qu'un but en 18 tentatives (5,5 %), et ce seul filet a été inscrit dimanche par Nathan Beaulieu, qui joue au sein de la seconde vague de cette unité.

Malgré tout, le Canadien a tout de même récolté 20 points sur une possibilité de 28 (fiche de 10-4) avec Claude Julien. Et huit de ces dix victoires ont été obtenues face à des équipes qualifiées pour les séries éliminatoires! Cherchez l'erreur.

On peut choisir de voir le verre à moitié vide et soutenir que tout repose sur les épaules de Carey Price, et que cette « bulle » de succès est absolument artificielle. Mais l'entraîneur voit le verre à moitié plein. Il estime que son club a amélioré plusieurs aspects de son jeu et que le meilleur est à venir.

« Nous n'avons pas encore atteint notre pic de performance. Ça signifie que nous serons encore meilleurs », a-t-il rappelé dimanche soir, tout en reconnaissant qu'il n'est pas entièrement satisfait de la tenue de sa formation.

Julien n'a peut-être pas tort. Malgré tous ces petits avatars, le CH est effectivement devenu difficile à vaincre. L'équipe a livré une performance quasi impeccable dimanche soir.

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Mine de rien, après avoir « balayé » cette intéressante série aller-retour face aux Sénateurs d'Ottawa au cours du week-end, le Canadien revendique 90 points au classement. Et comme il reste encore 10 matchs à disputer, on peut aisément prévoir que le CH atteindra le très respectable plateau des 100 points cette saison.

Ce n'est pas une statistique anodine.

Marc Bergevin fait l'objet de toutes sortes de critiques de la part des partisans. Mais le fait demeure: son équipe maintient un rythme de 100 points et plus pour la quatrième fois en cinq ans. C'est du jamais vu depuis la fin des années 1970 et le début des années 1980.

Depuis la nomination de Bergevin à titre de directeur général en 2012, le Canadien a amassé 408 points au classement, ce qui place l'organisation au huitième rang dans la LNH durant cette période. Le CH arrive aussi neuvième pour le nombre de matchs éliminatoires au cours des quatre derniers printemps.

Tout cela, malgré le fait que l'équipe ait connu un effondrement spectaculaire et se soit contentée d'une récolte de 82 points la saison dernière.

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Après Max Pacioretty, Paul Byron est devenu dimanche le deuxième joueur du Canadien à atteindre le plateau des 20 buts cette saison. Après le départ canon de l'équipe l'automne dernier, on projetait qu'elle allait pouvoir aligner six marqueurs de 20 buts et plus. Or, il y a de très fortes chances que cette lignée s'arrête à... deux.

Shea Weber (16 buts), Alexander Radulov (15) et Alex Galchenyuk (15) auront besoin de connaître une très forte séquence offensive d'ici la fin du calendrier pour atteindre cette marque. Quant à Brendan Gallagher, auteur de 8 buts, il terminera bien loin de l'objectif même s'il dispute de l'excellent hockey depuis quelques semaines.

À leur décharge, Galchenyuk et Gallagher ont raté près d'une vingtaine de matchs chacun en raison de sérieuses blessures.

Depuis 2006, une seule formation - les Kings de Los Angeles en 2014 - est parvenue à soulever la coupe Stanley en alignant seulement deux marqueurs de 20 buts et plus.

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Parlant de Galchenyuk, il a une fois de plus été malmené dans le cercle des mises au jeu en fin de semaine. Son taux de succès s'est limité à 30 % face aux Sénateurs.

Quand votre premier trio démarre 70 % de ses présences sur la patinoire sans être en possession de la rondelle, ça constitue un problème de taille. C'est d'ailleurs de cette façon, en battant clairement Galchenyuk sur une mise au jeu, que les Sénateurs ont inscrit leur seul but du match, dimanche.

NDLR : Le compte à rebours est commencé. Le CH est engagé dans la dernière ligne droite du calendrier. Jusqu'à la fin de la saison, après chaque match, notre chroniqueur partagera ses observations sur le rendement et le comportement de l'équipe.

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