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Les poissons fuient le pétrole, selon une étude

logo de ici.radio-canada.caici.radio-canada.ca 2017-06-16

Les poissons fuient les cours d'eau polluée selon une récente étude de l'Université de l'Alberta. C'est une bonne nouvelle pour les chercheurs qui, jusqu'à présent, connaissaient mal le comportement des poissons en cas de pollution accrue, comme dans le cas d'un déversement de pétrole.

Un texte de Camille Martel

Surprenamment, c'est grâce à leur flair que les poissons évitent la pollution. « Leur nez fonctionne comme le nôtre et c'est une très bonne chose », indique Keith Tierney, toxicologue à l'Université de l'Alberta et aussi auteur principal de cette nouvelle étude parue en mai dans la revue Environmental Science & Technology.

Le chercheur et toxicologue Keith Tierney de l'Université de l'Alberta. © Fournis par CBC Le chercheur et toxicologue Keith Tierney de l'Université de l'Alberta.

Le chercheur explique qu'on peut comparer cela à quelqu'un qui sent de la fumée : « Dès que notre cerveau reçoit ce signal, une lumière rouge s'allume et c'est pareil pour les poissons qui sentent une modification de l'environnement aquatique. »

Keith Tierney a mené son étude sur des truites arc-en-ciel, un des poissons les plus communs en Amérique du Nord.

« On peut étendre les résultats de notre étude à plusieurs espèces de poissons puisque le système olfactif est similaire pour de nombreuses espèces », explique le chercheur.

C'est une nouveauté dans le milieu scientifique, souligne Keith Tierney, puisqu'il est difficile de prévenir le comportement des poissons. Les chercheurs ignorent quel niveau exact de toxicité fait fuir les poissons, mais ils le situent entre 1 % et 10 %.

Une truite arc-en-ciel. © Fournis par CBC Une truite arc-en-ciel.

L'étude a aussi démontré que l'olfaction des poissons est affectée lorsqu'ils sont coincés dans un cours d'eau polluée. Or, dès qu'ils arrivent à s'en échapper, leur odorat revient. « C'est comme nous, les neurones olfactifs sont ceux qui se régénèrent le plus rapidement ».

Malgré tout bien des questions demeurent pour les chercheurs. L'exposition à long terme aux contaminants de la région des sables bitumineux en Alberta, et les impacts sur la vie aquatique, demeurent méconnus.

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