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Le DGEQ enquêtera sur la mystérieuse urne de Gaspé

logo de Le Devoir Le Devoir il y a 6 jours Marco Bélair-Cirino
La candidate péquiste Méganne Perry-Melançon a finalement obtenu 41 voix de plus que son adversaire libéral. © Facebook La candidate péquiste Méganne Perry-Melançon a finalement obtenu 41 voix de plus que son adversaire libéral.

Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête visant à « faire toute la lumière » sur le dépouillement du vote dans la circonscription de Gaspé.

 

 Le résultat de l’élection y a été renversé tard mercredi : la candidate péquiste Méganne Perry-Melançon a finalement obtenu 41 voix de plus que son adversaire libéral, Alexandre Boulay. Ce dernier avait auparavant été donné gagnant par une marge de 132 voix.

Un certain mystère entoure le contenu de la boîte de scrutin numéro 61, à l’intérieur de laquelle se trouvaient 194 bulletins de vote qui ont d’abord été unanimement accordés au Parti libéral.

 

 « Je compte bien obtenir les réponses à ces questions et, à la lumière des faits établis, entreprendre les actions nécessaires », a promis le DGEQ, Pierre Reid.

Les libéraux n’ont quant à eux aucune intention de s’en mêler, a attesté leur chef intérimaire. « Ce sera au Directeur général des élections d’expliquer exactement ce qui s’est passé, a déclaré Pierre Arcand. Est-ce une erreur de bonne foi ou autre chose ? »

Un statut pour le PQ et QS ?

 

 Le nouveau résultat dans Gaspé pourrait avoir un impact sur les négociations en cours pour la reconnaissance du Parti québécois et de Québec solidaire en tant que groupes parlementaires. Aucun des deux partis n’a obtenu le pourcentage de voix (20 %) ou fait élire le nombre de candidats (12) nécessaires à ce statut.

Pour l’obtenir, les élus péquistes et solidaires doivent convaincre leurs collègues caquistes et libéraux d’accepter de transgresser le règlement de l’Assemblée nationale sur la reconnaissance des groupes parlementaires. Et « pour déroger à une disposition du règlement, le consentement unanime des députés est nécessaire », a confirmé Julie Champagne, du bureau des communications de l’Assemblée nationale.

 

 En coulisses, donc, des « discussions » ont lieu, confirment les élus, qui refusent de s’avancer davantage. « Nous sommes l’opposition officielle. Viennent avec ça des droits et des privilèges », a néanmoins tenu à souligner le nouveau leader parlementaire libéral, Sébastien Proulx.

Le statut de groupe parlementaire permet d’obtenir un meilleur temps de parole au Salon bleu et dans les commissions parlementaires. L’Assemblée nationale prévoit actuellement des indemnités additionnelles pour les chefs, leaders parlementaires, leaders parlementaires adjoints, whips et présidents de caucus de l’opposition officielle et de la deuxième opposition.

 Les députés du Parti libéral formeront l’opposition officielle une fois qu’ils seront assermentés, lundi prochain. Les élus solidaires et péquistes sont pour le moment considérés comme étant indépendants.

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