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Steven Guilbeault quitte Équiterre pour poursuivre autrement son combat

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2018-10-12 CBC/Radio-Canada
Steven Guilbeault quitte Équiterre © Fournis par Radio Canada Steven Guilbeault quitte Équiterre

L'écologiste le plus médiatisé du Québec, Steven Guilbeault, quitte la direction de l'organisme Équiterre pour se consacrer à la cause environnementale d'une autre manière. Il n'écarte pas la possibilité de se lancer en politique un jour, mais assure que ce n'est pas son « plan de match » à court terme.

L'homme de 48 ans a annoncé vendredi en conférence de presse qu'il collaborera plus étroitement à Cycle capital management, une firme de gestion de capitaux de risque spécialisée dans les technologies propres. M. Guilbeault y était déjà un conseiller stratégique.

Steven Guilbault devient également conseiller chez Copticom, une firme de relations publiques spécialisée en économie verte et sociale. Il entend par ailleurs publier un livre sur les aspects environnemental et social de l'intelligence artificielle.

Je ne quitte pas le mouvement, je n’abandonne pas la lutte aux changements climatiques.

Steven Guilbeault

À 48 ans, Steven Guilbeault a une longue feuille de route dans la lutte contre les changements climatiques et la défense de l'environnement.

Son militantisme commence dès la tendre enfance. À l’âge 5 ans, dans sa ville natale de La Tuque, en Mauricie, il grimpe à un arbre pour le protéger des promoteurs immobiliers qui s’apprêtent à le raser.

À 31 ans, en 2001, il grimpe encore, cette fois en escaladant la Tour CN de Toronto afin de dénoncer les politiques environnementales du Canada et des États-Unis. Il est arrêté par la police. Steven Guilbeault est alors responsable des campagnes de Greenpeace au Québec, un poste qu'il occupe de 1997 à 2007.

En 2007, il devient directeur d'Équiterre, un organisme qu'il avait cofondé 13 ans plus tôt avec Sidney Ribaux.

« Je me vois difficilement faire autre chose; ce n'est pas un travail, c'est une façon d'être, de vivre », disait-il lors d'une entrevue donnée à Radio-Canada, l'an dernier.

Régulièrement courtisé par des partis politiques, il n'a jamais fermé la porte à se présenter un jour aux élections, que ce soit au municipal, au provincial ou au fédéral.

Depuis 2014, il est coprésident du Comité-conseil sur les changements climatiques du gouvernement du Québec.

Père de quatre enfants, il a toujours refusé de céder au défaitisme dans la lutte contre les changements climatiques.

Après la démission du ministre français de l'Environnement Nicolas Hulot, en août, il a déclaré : « Je suis convaincu qu’on va arriver à s’en sortir. La question est plutôt : "Est-ce qu’on va le faire assez rapidement pour éviter les [effets] les plus négatifs et permanents?" »

Avec la collaboration de Thomas Gerbet

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