Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Nissan LEAF 2018: la voiture électrique du peuple

logo de Le Guide de L’AutoLe Guide de L’Auto il y a 5 jours William Clavey
William Clavey: Nissan LEAF 2018: la voiture électrique du peuple Nissan LEAF 2018 : la voiture électrique du peuple

OTTAWA (Ontario) – Deux cent quarante-deux kilomètres. Voilà l’autonomie maximale de la Nissan LEAF 2018 avec sa nouvelle batterie de 40 kWh. Ce chiffre fait jaser, car partout où nous en avons parlé, que ce soit sur les réseaux sociaux ou en personne à nos lecteurs lors du Salon de l’auto de Montréal, les gens sont déçus.

« On ne peut même pas faire Montréal-Québec avec cette bagnole! » - semble être le commentaire le plus fréquemment entendu lorsque l’on parle de la LEAF 2018.

Selon Didier Marsaud, directeur des communications chez Nissan Canada, seuls les individus qui ne sont pas propriétaires d’une voiture électrique ont peur du range anxiety, car l’utilisateur d’une telle bagnole n’a pas peur de manquer d’autonomie. Audacieux comme réflexion. Pourtant, il existe des autos électriques qui en offrent plus. On pense à la Tesla Model 3, à la Chevrolet Bolt EV ou même au nouveau Hyundai Kona électrique, qui arrivera sur nos routes bientôt. Est-ce vraiment si inutile que ça d’avoir une grande autonomie?

Pas chère

La LEAF, elle est abordable, c’est là qu’elle gagne des points. À l’heure actuelle, une voiture électrique viable, capable d’offrir une liberté presque ex æquo avec l’automobile à pétrole, c’est très dispendieux, même après les crédits gouvernementaux. Une Tesla Model S, c’est bien cool, mais bonne chance pour en trouver une neuve sous la barre des 100 000 $, et même si Elon Musk nous fait croire que la Model 3 est une électrique abordable, les premiers exemplaires canadiens se vendront tout de même 64 100 $. Dans un monde où la masse achète des Honda Civic et Toyota Corolla à 25 000 $, ce n’est pas ce que l’on appelle accessible...

Certes, il existe la Chevrolet Bolt EV, 383 km d’autonomie pour la modique somme de 44 095 $, mais pour une sous-compacte, c’est encore dispendieux.

La Nissan LEAF 2018, quant à elle, part à un prix de détail de 35 998 $ (transport et préparation en sus) et bénéficie d’un crédit gouvernemental de 8 000 $. Bien entendu, la LEAF n’est pas la seule bagnole électrique à se situer dans cette gamme de prix. On peut s’acheter une Volkswagen e-Golf ou même une Hyundai Ioniq électrique pour plus au moins la même somme, mais elles ne rouleront pas plus de 200 km avec une pleine charge.

Parmi les voitures électriques raisonnables, à l’heure actuelle, la LEAF l’emporte côté qualité-prix.

On a écouté les clients

Revenons sur cette histoire d’autonomie. Si monsieur Marsaud est si confiant dans ses propos, c’est que Nissan a écouté les quelque 310 000 propriétaires mondiaux de LEAF de première génération avant de concevoir celle-ci, et personne ne semblait se plaindre de l’autonomie. Selon les consommateurs de LEAF, qui est, rappelons-le, avant tout une citadine urbaine, il était possible d’aller partout où on le désirait avec l’ancienne, car le réseau de bornes de recharges grandit à un rythme presque exponentiel.

Or, 242 km, selon Nissan, c’est amplement suffisant pour la moyenne des automobilistes, permettant ainsi au constructeur de vendre la voiture à un prix abordable. « La plus grande inquiétude des utilisateurs de voiture électrique n’est pas de manquer de batterie, mais plutôt de savoir si la borne au bout de leur trajet fonctionnera », déclare Nissan.

Nissan a donc amélioré la LEAF où ça compte. Côté design, personnellement, j’ai encore de la difficulté avec son allure futuriste et sa forme verticale, mais j’avoue que l’apparence globale est beaucoup plus cohérente que l’ancienne, permettant à cette LEAF de ressembler à une voiture conventionnelle et non à une espèce de vaisseau spatial sur roues, mais ça, c’est subjectif. À vous de voir.

La Nissan LEAF 2018 roule sur la plate-forme largement modifiée de sa devancière, ce qui a permis aux ingénieurs de positionner les batteries dans le plancher, assurant ainsi une meilleure répartition de poids, octroyant à la LEAF un comportement routier stable et bien ancré au sol. En fait, le niveau de raffinement en général a été grandement amélioré, et l’habitacle spacieux, surtout pour une voiture de cette taille, arbore une finition d’assemblage adéquate et des matériaux de bonne qualité. Sur ce plan, la LEAF est une auto de bien meilleure qualité qu’une Chevrolet Bolt EV, mais c’est la Volkswagen e-Golf qui demeure la plus raffinée du lot pour le moment.

Le nouveau moteur de la LEAF augmente la puissance à 147 chevaux (au lieu de 107) et le couple à 236 lb-pi (au lieu de 207), chose qui permet à la voiture de franchir le 0 à 100 km/h en environ 7,5 secondes.

Conduire à un pied

Sur la route, le couple instantané du moteur électrique fait en sorte que la LEAF est une petite voiture hyper amusante à conduire, surtout lorsque vient temps de converger sur l’autoroute et de rattraper le trafic. La LEAF n’a aucune lacune au niveau de la puissance et elle est superbement agile, nous permettant d’attaquer les virages avec vigueur sans trop de tracas.

Toutes les voitures électriques disposent d’un système de freinage régénératif, et certains modèles, comme l’e-Golf, permettent de moduler le niveau de freinage. Pour la LEAF, on a ajouté un petit gadget que l’on surnomme e-Pedal. Lorsqu’il est activé, on n’a qu’à relâcher l’accélérateur pour faire ralentir l’auto tout en rechargeant les batteries. C’est simple, mais ingénieux, permettant non seulement d’augmenter notre autonomie totale, mais aussi de rationner les freins, car il est même possible d’immobiliser la voiture avec ce bidule!

Alors voilà, la Nissan LEAF 2018 ne révolutionne peut-être pas le segment des voitures électriques, mais elle a considérablement évolué. À l’heure actuelle, elle est la voiture électrique disposant de la meilleure autonomie, vendue à moins de 40 000 $. Ce n’est pas pour rien qu’elle est la VÉ la plus vendue au monde!

Pour ce qui est du trajet Montréal-Québec, il suffit d’arrêter au Saint-Hubert de Drummondville pour dîner, l’auto sera rechargée après votre repas et vous pourrez vous rendre à la capitale sans souci… où une autre borne vous attendra!

Et si vous êtes reçu chez des amis, vous n’avez qu’à sortir votre cordon de recharge niveau 2 (240 V) du coffre de votre LEAF et de vous brancher sur une de leurs prises murales. Enfin, une voiture électrique viable et abordable!

Publicité
Publicité

Plus sur Le Guide de L’Auto

image beaconimage beaconimage beacon