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Campagnes 2017 Les pires routes - Et les grandes gagnantes sont…

logo de Le Guide de L’AutoLe Guide de L’Auto 2017-05-16 CNW, distribué par La Presse Canadienne

Pour une troisième année consécutive, les usagers du réseau routier ont voté massivement pour établir le palmarès des 10 pires routes du Québec, qui couronne cette fois un chemin rural des Laurentides. Encore une fois, automobilistes, motocyclistes, cyclistes et piétons ont fait l'éloquente démonstration qu'ils tiennent à circuler sur des routes en bon état et sécuritaires.

Position

Route

Municipalité

Région administrative

1.

Chemin Kilmar*

Grenville-sur-la-Rouge

Laurentides

2.

Chemin Newton

Mascouche

Lanaudière

3.

Boulevard Gouin Est*

Montréal

Montréal

4.

Rue Principale

Sainte-Julie

Montérégie

5.

Montée du Bois-Franc*

Saint-Adolphe-d'Howard

Laurentides

6.

Avenue D'Estimauville

Québec

Capitale-Nationale

7.

Chemin Saint-Thomas*

Sainte-Thècle

Mauricie

8.

Chemin Brunelle

Carignan

Montérégie

9.

Traverse de Laval*

Lac-Beauport

Capitale-Nationale

10.

Route du Portage

La Martre

Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Près de 10 000 signalements

Des milliers de signalements ont été enregistrés pendant la campagne, du début avril au début mai, par des automobilistes, des motocyclistes, des cyclistes et des piétons qui voulaient envoyer un message clair aux autorités. « La campagne Les pires routes, c'est beaucoup plus qu'un exutoire, c'est une occasion unique de changer les choses », souligne la vice-présidente, communications et affaires publiques de CAA-Québec, Sophie Gagnon. L'an dernier, par exemple, neuf des dix routes du palmarès ont fait l'objet de réparations ou ont été incluses dans un plan de réfection à moyen et à long termes.

Des routes « récidivistes »

Mais de toute évidence, pour plusieurs personnes qui ont participé à la campagne, ça ne suffit pas. En effet, quelques-unes des routes du top 10 de 2017 - celles marquées d'un astérisque - ont déjà figuré dans les palmarès en 2015 ou en 2016. Leur message? Il faut accélérer la cadence! Et on est même en droit de se demander pourquoi ces routes figurent toujours au palmarès?

C'est le cas du chemin Kilmar de Grenville-sur-la-Rouge, le grand gagnant cette année, et avec plus de mille voix! Cette route est demeurée indétrônable tout au long de la campagne, en raison de la mobilisation de ses usagers.

Tim Wright [unsplash] Campagnes 2017 Les pires routes - Et les grandes gagnantes sont…

Montréal et Québec

Pas moins de quatre routes sur dix sont dans la région élargie de Montréal, dont le boulevard Gouin Est, où s'est illustrée une citoyenne fort motivée qui a organisé une véritable campagne électorale en faveur de sa route délabrée préférée.

Dans la région de Québec, l'avenue D'Estimauville et la Traverse de Laval, à Lac-Beauport, retiennent l'attention pour leurs colonies de nids-de-poule. Dans le cas de la Traverse de Laval, qui relie la municipalité de Lac-Beauport à Sainte-Brigitte-de-Laval, certaines démarches ont été entreprises de ce côté.

Une voix pour les régions

Les Laurentides, la Gaspésie et la Mauricie ont réussi à se tailler une place. On peut consulter les palmarès régionaux pour toutes les régions où un nombre significatif de votes a été enregistré.

Vous aurez de nos nouvelles

Toutes les villes touchées par une route du top 10 en ont été avisées par écrit. Elles auront droit à quelques suivis au cours des prochains mois. CAA-Québec tient à s'assurer que les messages envoyés par les citoyens sont entendus et mesure les intentions des autorités d'apporter des améliorations aux routes signalées.

Dans six mois, CAA-Québec publiera un bilan des travaux effectués ou des investissements prévus par les autorités concernées. C'est à ce moment que nous saurons si elles ont écouté la volonté populaire. Pour savoir où en sont les pires routes des années précédentes, c'est ici.

CAA-Québec mène cette campagne annuellement pour donner une voix aux usagers de la route, afin qu'ils expriment leurs priorités. « Avec 3 milliards $ en taxes diverses, payées chaque année par les automobilistes, nous avons le droit de rouler sur un réseau en bon état. C'est une question de gros sous, mais aussi, une question de sécurité », insiste Mme Gagnon.

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