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ALENA : les négociations se poursuivent sans la ministre Freeland

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2018-09-11 avec Agence France-Presse
ALENA : les négociations se poursuivent sans la ministre Freeland © Carolyn Kaster ALENA : les négociations se poursuivent sans la ministre Freeland

À l'issue d'une autre journée de discussions sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) à Washington, la ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, a indiqué qu'elle rentrait au pays pour informer le premier ministre Trudeau de l'état des discussions.

À la sortie d’une nouvelle rencontre de deux heures et demie avec le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, la ministre Freeland a précisé que le négociateur en chef du Canada, Steve Verheul, ainsi que l'ambassadeur du Canada aux États-Unis, David MacNaughton, quittaient eux aussi la capitale fédérale américaine pour s'entretenir avec le premier ministre, à Saskatoon, où se réunit le caucus libéral.

Une réunion en personne est « absolument essentielle », a-t-elle affirmé. Les Canadiens comprennent qu'il est important que le premier ministre soit directement impliqué dans ce processus, a soutenu la ministre Freeland.

Elle a indiqué que les fonctionnaires continuaient à travailler. Entrées dans une « phase très intensive », les négociations se font à cette étape de façon continue, selon elle.

« Il y a beaucoup de bonne volonté des deux côtés de la table », a-t-elle affirmé, évoquant des échanges « constructifs » s'étant déroulés dans une « atmosphère cordiale ».

Une entente est fortement possible si les deux parties font preuve de bonne foi et de flexibilité, a-t-elle ajouté.

Interrogée sur d’éventuelles concessions canadiennes, elle a répété que les parties avaient convenu de ne pas négocier en public.

Elle a refusé de commenter l'échéance de la fin septembre, renvoyant les journalistes aux négociateurs américains.

Si le Canada et les États-Unis parvenaient à un accord, le Congrès disposerait alors des deux mois réglementaires pour l'étudier et l'adopter avant le départ, le 1er décembre, du président mexicain sortant, Enrique Peña Nieto, qui a signé une entente bilatérale avec la Maison-Blanche le mois dernier.

Plus tôt dans la journée, la ministre Freeland a invoqué, en cet anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, le devoir de mémoire pour les milliers de victimes des attentats et leurs proches. Cet événement a montré à quel point le Canada et les États-Unis sont des alliés, des voisins, et « des amis très, très proches », a-t-elle dit.

En dépit de l’optimisme affiché par la ministre Freeland, les progrès en coulisses ont été décrits par de multiples sources comme étant « lents ».

Jusqu'à présent, les deux parties n'ont pas été en mesure de résoudre leurs principaux désaccords, notamment sur l'accès des États-Unis au marché laitier canadien, sur le mécanisme de règlement des différends ainsi que sur une exemption pour les industries culturelles canadiennes.

La ministre Freeland n'a pas précisé quand elle retournerait aux États-Unis pour poursuivre les négociations.

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