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Votre employé est un grand stressé ? Comment exploiter son potentiel

logo de Capital Capital il y a 6 jours
Votre employé est un grand stressé ? Comment exploiter son potentielt © PeskyMonkey/Getty Images Votre employé est un grand stressé ? Comment exploiter son potentielt

Si un minimum de tension nerveuse est bienvenu pour boucler une tâche urgente, cette tension devient vite pénible quand on se retrouve face à un stressé chronique. Voici comment réagir si cela vous arrive au travail.

“Le stress est un signal d'alarme envoyé au cerveau qui pousse le corps à réagir devant un péril imminent, indique Marie-Laurence Davy psychologue du travail. En réaction, les individus adoptent trois types de comportement : la fuite, la lutte ou l'inhibition.” Ce réflexe archaïque de protection, toujours présent dans la vie moderne, notamment au bureau, explique le comportement de nombre de vos collègues de travail. Un regard de travers, une remarque désobligeante, une surcharge de boulot... et toutes les hormones du stress affluent en même temps !

Heureusement, il est possible de repérer la façon dont elles agissent et de mettre en place les stratégies adéquates pour empêcher les stressés de tout poil de semer le bazar dans votre équipe.

Canalisez le débordé

Face au danger, certains courent plus vite que d'autres. Le débordé fait partie de ceux-là. “Il s'affole au moindre imprévu et se disperse dans tous les sens”, souligne Rébecca Prévost, consultante en ressources humaines et coach. “Il n'aime pas qu'on le force”, ajoute Elise Drouet, coach et facilitatrice. Le débordé est avant tout un anxieux. “Il se précipite dans l'action parce que ça le rassure, sans prendre le temps de s'organiser”, poursuit Rébecca Prévost. Il est inutile de lui mettre la pression. “Vous ne feriez que l'angoisser davantage”, prévient Marie Laurence Davy Mais si vous savez reconnaître ses capacités, le débordé abattra une masse de travail en un rien de temps !

Pour canaliser un manager débordé, proposez-lui du concret : montez un plan d'action, prévoyez un compte rendu régulier et des dates précises de remise. Vous lui montrerez ainsi que vous, au moins, maîtrisez la gestion du temps ! Si, au contraire, vous devez remettre en selle un collaborateur éparpillé, commencez peut-être par alléger ses missions. “Dosez son volume de travail et soulignez les priorités”, conseille Elise Drouet. Votre débordé a besoin d'objectifs clairs et de savoir que vous avez confiance en ses capacités. N'hésitez pas à le féliciter lorsqu'il franchit une étape. Autre cas de figure : le client qui souffre du syndrome de l'agenda surchargé. Une fois que vous aurez réussi à lui mettre la main dessus, concentrez-vous sur les délais que vous lui proposez : il a juste besoin de savoir où il va.

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Lâchez la bride à l'imprévisible

Il change d'idée sans rien décider, remet tout en cause au dernier moment, s'emporte... Il s'agit d'un lutteur, mais qui ne sait pas toujours vers quoi diriger son agressivité. “Il prend une direction avant de se raviser. C'est un créatif qui a peur de se figer dans un engagement”, explique Rébecca Prévost. Passionnant... mais épuisant ! Il a un grand besoin d'autonomie et fuit la routine comme la peste. La meilleure solution est de lui laisser une marge de manœuvre. Déroutant jusque dans ses idées, ce collaborateur insufflera une nouvelle dynamique à votre équipe si vous savez le diriger. Vous serez surpris du résultat !

C'est votre boss ? Un manager imprévisible tend à se perdre en explications. Faites-lui reformuler les objectifs qu'il vous fixe afin de bien comprendre ses attentes. Enquérez-vous de sa vision et de sa stratégie pour y adapter vos actions. Puis récapitulez la teneur des échanges par e-mail de façon à garder une trace.

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C'est votre collaborateur ? Donnez-lui les grandes lignes de ce que vous attendez et fixez des rendez-vous pour des points d'étape. “Cadrez-le subtilement, sans imposer de carcan”, suggère Elise Drouet. “En formulant les consignes, sollicitez ses objections et montrez-lui en quoi vous pouvez être un soutien”, préconise pour sa part Marie-Laurence Davy. Face à un client imprévisible, gardez une trace écrite de vos échanges. “Et préparez des clauses en cas de modification en cours de projet, histoire d'éviter des allers-retours”, conseille Rébecca Prévost.

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Décidez pour l'indécis

Face au danger, certains sont tétanisés. L'indécis est de ceux-là : il a peur de faire des choix. On le repère à ses hésitations, à son manque d'assurance et de fermeté. “Il a besoin de connaître les conséquences précises de ses actions”, note Rébecca Prévost. L'avantage d'un tel collaborateur, c'est qu'il mettra toutes les options sur la table et en évaluera tous les risques. Mais ne lui demandez pas de trancher !

Votre N+1 a ce trait de caractère ? N'espérez pas de directives de sa part. Il compte sur vous pour prendre les initiatives. Préparez une argumentation claire et étayée, avec un résumé des points clés, par exemple les avantages et les risques. A chaque réussite, faites-en-lui part. C'est un collaborateur ? Evitez de le noyer sous les options. “Une ou deux suffisent, en précisant ce que vous attendez de lui”, insiste Marie-Laurence Davy. Rappelez-lui discrètement qu'il a le droit de se tromper ! Et si c'est à un client indécis que vous êtes confronté, mâchez-lui le travail en réduisant les choix proposés, dites-lui que cette solution est “faite pour lui” et offrez-lui un essai sans engagement. Il finira bien par se décider !

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Et si le stressé, c'était vous ?

Vous pouvez vous aussi vous laisser gagner par le stress ! Les signes ? De l'inquiétude, de l'irritabilité... ou un syndrome de victimisation. Voici trois phrases qui doivent vous alerter.

1. “Je n'y arriverai pas.” Ne seriez-vous pas un peu trop perfectionniste ? N'oubliez pas que “fait” vaut toujours mieux que “parfait” !

2. “Je ne sais plus comment faire.” Vous cherchez une épaule secourable. Attention à ce que ce ne soit pas une façon de faire faire le travail par d'autres.

3. “Personne ne m'aide.” Sous-entendu, c'est la faute de tout le monde sauf la vôtre. N'auriez-vous pas besoin de vacances ?

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Profil du salarié “Impossible, je n'ai pas le temps !”

Grâce à cette formule magique, votre collaborateur stressé évite de prendre sa part du travail de l'équipe. Comment le gérer ? A l'origine, un stressé souffre d'un manque de confiance en lui et d'un défaut d'organisation. Enlevez-lui certaines tâches, donnez lui un planning précis et... rassurez-le par un suivi discret mais vigilant. Le plus : Un collègue débordé fait office de calendrier de vos urgences. Avec lui, vous êtes sûr de ne rien oublier... à condition d'anticiper toutes les échéances ! Le moins : Il s'épuise pour un rien, perd de vue la finalité de son travail et fatigue tout le monde en étant sous pression. En prime, vous risquez de passer pour un harceleur si vous lui demandez quelque chose.

Par Marina Al Rubaee

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