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10 idées pour une cour mieux pensée

logo de Protégez-Vous Protégez-Vous il y a 3 jours Protégez-Vous
© Fournis par les Éditions Protégez-Vous

Voici 10 façons de la mettre davantage en accord avec la nature. Au menu: utiliser les cadeaux qui tombent du ciel, couper sur le vert chimique, jouer avec sa nourriture, rogner sur le gazon, etc.

1. Utiliser ce cadeau du ciel... l'eau

Pourquoi arroser les plantes avec l’eau traitée par la ville, toujours à grands frais et parfois à grandes quantités de chlore, quand l’eau de pluie leur convient parfaitement? La méthode la plus simple consiste à vous procurer un gros contenant à placer sous la gouttière pour la recueillir. Les modèles vendus en quincaillerie coûtent de 100 à 200 $ et peuvent emmagasiner de 200 à 400 litres. Ils sont assortis d’un robinet auquel vous pouvez brancher un tuyau d’arrosage. Ainsi, vous aurez un avantage horticole sur votre voisin les jours où votre municipalité interdit l’utilisation de l’eau potable en période de sécheresse! L’eau de pluie ne peut pas toute être récupérée, mais vous pouvez éviter d’engorger le réseau de traitement en la gardant sur votre terrain. Un bon truc: laissez un espace entre les pavés (photo) pour éviter qu’elle s’écoule jusque dans l’égout.

>> À lire aussi sur notre site: Comment économiser l'eau potable à la maison

2. Créer son propre 2 pour 1

Si le Web a ses outils collaboratifs, pourquoi votre cour ne les aurait-elle pas? Si vous êtes copain-copain avec votre voisin, achetez en commun certains outils, surtout ceux qui servent peu souvent et qui coûtent cher. Partager une échelle de six mètres, une tondeuse ou un coupe-bordure avec un voisin vous permet d’économiser environ 250 $ sans diminuer votre qualité de vie d’un iota. Même qu’avec moins d’outils à entreposer, c’est autant d’espace en plus dans votre cabanon, probablement pas l’endroit le plus épuré chez vous!

>> À lire aussi sur notre site: Plus de 180 façons d’échanger des biens ou des services

3. Couper sur le vert chimique

Pour bâtir votre terrasse, le bois naturel est un meilleur choix que le bois traité. L’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) rappelait en juin 2010 qu’«avec la problématique entourant le bois traité et ses effets néfastes sur la santé, il est de loin préférable de modifier le revêtement de façon à ce que vos enfants ne soient pas en contact direct avec les matériaux contenant des agents de traitement et qu’ils puissent jouer en toute sécurité». Et ce même si le bois vendu aujourd’hui, souvent traité à l’azole de cuivre (AC), est nettement moins toxique que celui qui est traité à l’arséniate de cuivre chromaté, retiré du marché en 2004. Malheureusement, les solutions de rechange au bois traité sont de deux à quatre fois plus chères. Pour une installation en bois naturel, songez au cèdre et au bois torréfié, deux matériaux imputrescibles et sans entretien. Mêmes propriétés dans le cas du bois composite, fait de fibres de bois et de résines de plastique majoritairement recyclées.

>> À lire aussi sur notre site: Guide d'entretien de la pelouse

4. Jouer avec sa nourriture

Saviez-vous que l’utilisation de compost dans le jardin aide à prévenir les maladies des plantes? En épandant cet or brun dans la cour, vous économisez en entretien et en remplacement de plantes mortes. Les matières compostables, dont les restes de table, représentent plus du tiers du poids d’un sac vert. En compostant, une famille de quatre personnes réduit de 700 kg ce qu’elle envoie chaque année au dépotoir. Or, dans les sites d’enfouissement, ces déchets d’origine végétale sont les plus dangereux, car ils produisent du méthane, un des gaz à effet de serre les plus puissants. Le grand frein au composteur n’est pas son prix, de 50 à 125 $, mais la peur des odeurs. Des livres, sites Web et guides vous aideront à bien équilibrer les matières sèches, comme les feuilles, et les matières vertes, comme les restes de table. Vous ne voulez pas composter? Pour faire votre part, laissez l’herbe coupée au sol; elle s’y dégradera d’elle-même en peu de temps. Des villes comme Gatineau et Sherbrooke offrent maintenant d’ajouter à votre bac de recyclage un bac brun pour la collecte hebdomadaire des matières compostables. La méthode industrielle est plus efficace que la méthode maison et plus simple pour les citoyens. Mais la terre flambant neuve n’est plus à portée de main!

Dans son livre Tout sur le compost, Lili Michaud souligne qu’un composteur peut être aussi simple qu’une vieille poubelle en plastique dont vous enlevez le fond et que vous percez de trous pour l’aération de la matière. Si vous avez l’âme bricoleuse, tapez «plan fabrication composteur» sur le moteur de recherche de votre navigateur Web pour vous inspirer. Plusieurs produits prétendent accélérer le processus de transformation. Ça fonctionne, dit Lili Michaud, mais à 1 $ les 100 g, c’est cher. Pour faire un travail similaire, l’agronome suggère des ingrédients gratuits, comme les rognures de gazon ou une pelletée de terre. Il existe aussi des produits plus économiques, par exemple un engrais naturel riche en azote, comme la poudre de crevettes. 

>> À lire sur note site: Compostage: bactéries contre vers de terre

5. Rogner sur le gazon

Le roi de la monoculture demeure la pelouse. D’autant plus que le combat ultime de plusieurs consiste à la «libérer» de toutes ses mauvaises herbes. Or, une variété ne peut lutter seule contre le froid sibérien, la sécheresse estivale, le ver blanc, l’urine de Fido et les 100 mètres haies du petit William. Pour donner un coup de pouce à la pelouse ou lui enlever des parts de marché:

• Offrez-lui un compagnon de vie, comme le trèfle blanc, qui demeure vert pendant les sécheresses et s’accommode d’un sol moins riche ;

• Tolérez le pissenlit et la marguerite;

• Réglez la tondeuse pour une coupe à au moins 6 cm de hauteur. Le gazon ayant tendance à produire des racines de la même longueur que le brin d’herbe, vous lui donnerez plus de force;

• Laissez l’herbe coupée au sol. En se dégradant, c’est un excellent fertilisant;

• Dans les coins ombragés, optez pour un couvre-sol mieux adapté, comme la pervenche, ou pour le hosta;

• Élargissez les plates-bandes. Vous plantez des vivaces qui exigent peu d’entretien, vous recouvrez le sol de paillis afin de retenir l’humidité et de limiter la prolifération des mauvaises herbes, et le tour est joué;

• Préférez le paillis de bois, souvent de cèdre. Sa durée de vie est plus longue que celle d’autres matériaux, comme la paille.

>> À lire aussi sur notre site: Doit-on laisser les feuilles mortes sur la pelouse?

6. Planter malin

Choisissez des plantes multifonctionnelles: La coriandre est comestible et peut aussi régler vos problèmes de pucerons en attirant les coccinelles, qui les adorent. La spirée japonaise est un arbuste invitant pour les papillons. Une plante grimpante comme la gloire du matin donne de magnifiques fleurs et rafraîchit la maison si vous lui permettez de couvrir une façade en brique. Et un arbre fruitier comme le pommier fleurit abondamment au printemps et donne des fruits à l’automne.

Choisissez des plantes adaptées au climat: Une plante «rustique» signifie qu’elle est robuste et n’a pas besoin d’être protégée l’hiver. La plupart des vivaces ont un numéro (de 0 à 8) affiché sur le pot qui précise leur zone de rusticité. Par exemple, une plante de la zone 5 peut être plantée à Montréal, et une autre de zone 3, à Chicoutimi. Cela dit, tenez aussi compte de l’ensoleillement du coin où vous songez à les planter. Choisissez des plantes adaptées au sol: Après avoir fait analyser un échantillon de votre sol à la pépinière ou à l’aide d’une trousse achetée à la quincaillerie, vous pouvez modifier sa composition grâce à des engrais. Vous pouvez aussi choisir des plantes qui y poussent bien. Informez-vous et parlez-en aux spécialistes.

>> À lire aussi sur notre site: Don de plantes... des vivaces à volonté!

7. Diminuer la température

Si vous vivez en ville, vous pouvez opter pour un toit de couleur blanche lorsque viendra le temps de le remplacer. En réfléchissant les rayons du soleil au lieu de les absorber, un toit blanc diminue la chaleur dans la maison en été. Et en hiver, la mesure n’aura aucun impact, puisque la surface sera enneigée. Dans des endroits très densément peuplés, remplacer tous les toits noirs par des toits plus pâles pourrait même abaisser la température d’un quartier d’un degré ou deux. Quand vous prendrez une bière tranquillement sur votre terrasse urbaine en pleine canicule, vous sentirez la différence! L’an dernier, l’arrondissement montréalais Rosemont-La-Petite-­Patrie a même interdit tout nouveau toit noir afin d’atténuer les effets des grandes chaleurs estivales. Votre entrée d’asphalte doit être refaite? Pourquoi ne pas songer à ce type de concept plus vert (photo), qui diminue les îlots de chaleur et retient l’eau? Et passer la tondeuse dans son entrée peut avoir son charme!

>> À lire aussi sur note site: Combattez les îlots de chaleur, végétalisez!

8. Viser haut!

Le jardinage sur toit plat est très tendance en ville. En outre, les tomates apprécient la lumière directe et la chaleur intense qu’elles y reçoivent. Et si vous en utilisez une bonne surface en guise de jardin, vous risquez de voir la différence à l’intérieur de la maison; l’ajout de plantes permet en effet de rafraîchir la toiture en la protégeant des rayons du soleil.

Pour quelques pots, inutile de commander des calculs de charge à un ingénieur: le toit n’a pas à être renforcé. Les bons vieux modèles en plastique font l’affaire, mais pour vous faciliter la vie, il existe des contenants plus évolués, comme le Biotop. Il est muni d’un réservoir d’eau et on peut le brancher directement au robinet extérieur, ce qui diminue les corvées d’arrosage. Mais à 65 $ l’unité, le Biotop risque d’en refroidir plusieurs. Il existe aussi des toits verts vendus en modules. Là aussi, vous pouvez le faire vous-même sans devoir renforcer le toit.

>> À lire aussi sur notre site: Des fruits et légumes qui poussent sur les toits

9. Manger local

Visez l’autarcie! Pourquoi pas une serre, des arbres fruitiers, un bassin de truites et quelques poules? Vous riez, mais un projet de maison écologique à Hudson, à l’ouest de Montréal, veut intégrer tout ça. « En tout cas, c’est pas mal mieux qu’un immense carré de gazon vide, et ce n’est pas beaucoup plus d’entretien!» assure Sevag Pogharian, initiateur du projet de cette maison qui ne coûte à peu près rien en électricité.

Pour le jardin, semer dès le printemps dans de petits contenants de yogourt au lieu d’acheter des plants déjà avancés permet d’importantes économies. Vous éviterez de décourageants échecs en choisissant d’abord des légumes simples à faire pousser, comme la tomate. Une fois en terre, pas besoin de pesticides. Par exemple, on étend de la cendre de bois pour chasser escargots et limaces, on plante des capucines et de l’ail pour combattre l’armée de pucerons et du basilic pour éloigner les mouches.

Vous voulez donner un fortifiant à votre jardin? Les engrais chimiques sont utiles, mais seulement à court terme, car ils ont tendance à appauvrir le sol. Comme met en garde le quincaillier Rona sur son site Web, «attention aux engrais dits “ à base naturelle ” ou “ à base organique ”: ils peuvent contenir aussi peu que 15 % de produits naturels ». Assurez-vous que l’engrais recherché affiche «100 % naturel».

>> À lire aussi sur notre site: 5 trucs pour manger local en hiver

10. Vivre heureux auprès de son arbre

Un aménagement extérieur bien pensé génère des économies d’énergie et un confort accru dans la maison. Il permet aux rayons du soleil de réchauffer l’habitation en hiver et à l’ombre des arbres de la rafraîchir en été. C’est ce qu’on appelle l’utilisation passive du soleil.

De façon générale, il est suggéré de planter des conifères du côté nord et des feuillus au sud. En hiver, les conifères protègent la façade nord du froid et des grands vents et l’absence de feuilles au sud permet aux rayons de pénétrer par les fenêtres. Et l’été, les feuillus feront un écran qui devrait hausser le confort à l’intérieur, ou du moins diminuer la facture de climatisation.

Quelle essence choisir? En tout cas pas le peuplier, si on se fie à la réglementation de plusieurs municipalités qui en restreignent la plantation. Son réseau racinaire appauvrit davantage le sol que la plupart des autres essences, ce qui complique la gestion de tout le reste du jardin. En plus, il risque d’endommager les tuyaux et les fondations de la maison. Et pensez à long terme pour vous assurer que la densité du feuillage et la taille de l’arbre adulte conviendront à l’endroit où vous l’avez planté.

>> À lire aussi sur notre site: Agrile du frêne: vos arbres sont-ils infestés?

Article initialement publié sur le site de Protégez-Vous en 2011 (journaliste: Stéphan Dussault).

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