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17 éléments à considérer lorsqu'on planifie un aménagement paysager

logo de Protégez-Vous Protégez-Vous 2017-04-20 Protégez-Vous
© Montage: Natacha Vincent

Avant tout, dressez une liste de ce que vous souhaitez avoir : piscine, spa, clôture, cabanon, terrasse, remise, espace de jeu pour les enfants, etc. Aussi, déterminez les éléments que vous désirez intégrer à l’ensemble : tonnelle, pergola, fontaine, etc.

1. L’entretien. Êtes-vous passionné de jardinage ? Si oui, vous pouvez prévoir plusieurs plates-bandes, un potager, des rocailles. Sinon, mieux vaut penser à un aménagement ne nécessitant que peu d’entretien (il faut près de trois heures pour tondre environ 560 m2 ou 6 000 pi2 de gazon !).

2. Le code de construction du Québec. Il régit le choix des matériaux et les techniques de construction afin d’assurer la sécurité. Il contient aussi les règles de zonage et les obligations concernant l’emplacement, les dimensions et le style des structures à construire. Mieux vaut donc le consulter, il est accessible en ligne sur le site de la Régie du bâtiment du Québec. Vous pouvez aussi consulter le Code national du bâtiment. Sachez que les municipalités peuvent adopter leurs propres règlements. Toutefois, les normes qui y figurent ne doivent jamais être en deçà de ce qui a été fixé par les gouvernements canadien et québécois.

3. Les permis. Une fois votre projet élaboré, il vous faudra obtenir les permis nécessaires auprès de votre municipalité, ce qui prend parfois quelques semaines. Chaque municipalité a ses propres normes. Certaines refusent par exemple désormais l’installation de cordes à linge. Avant d’entreprendre quoi que ce soit, assurez-vous donc de bien connaître les règlements municipaux en vigueur.

4. Le voisinage. Il serait bon de discuter de votre projet avec vos voisins, notamment si vous désirez installer une clôture ou une haie entre vos propriétés. La communication évite parfois des situations inconfortables…

5. Le certificat de localisation. Il indique les limites de votre propriété et l’emplacement des servitudes, dont celles relatives aux conduits souterrains d’électricité, d’eau, d’égout et de téléphone qui traversent votre propriété et au-dessus desquels on ne peut construire un cabanon.

6. Les caractéristiques du terrain. Vous devez tenir compte de l’ensemble des caractéristiques de votre terrain : la zone de rusticité, l’ensoleillement, les vents dominants, le type de sol, etc. Notez que les jardineries (communément appelées « centres-jardins ») peuvent faire une analyse de votre sol. Il suffit de leur en apporter un échantillon. Ces connaissances sont essentielles pour la survie de vos plantations et pour la stabilité de certaines structures.

7. Les végétaux présents. Parmi les plantes et les arbres que vous avez déjà, y en a-t-il que vous souhaitez arracher ou couper ? Dans ce dernier cas, il vous faudra peut-être aussi un permis de votre municipalité.

8. La rusticité. Agriculture Canada a établi une carte des zones de rusticité du Québec en fonction du climat et de la résistance des végétaux au froid. Consultez-la!

9. Les vents. Le vent est aussi un facteur à considérer car il accélère l’assèchement des sols et diminue la couverture de neige, ce qui peut endommager, voire détruire certaines plantes fragiles. Il importe donc de repérer les zones très exposées aux vents du nord et de l’ouest pour choisir les bonnes espèces de végétaux à y planter et pour envisager la possibilité d’y ériger un brise-vent. Attention: les clôtures non ajourées peuvent aussi subir l’assaut des vents violents et s’abîmer. 

10. L’ensoleillement. La quantité de lumière que reçoivent les différentes parties de votre terrain au cours d’une journée influencera votre choix de végétaux selon qu’ils croissent à l’ombre, à l’ombre partielle ou au soleil. Connaître les endroits ensoleillés ou ombragés de votre terrain vous aidera aussi à déterminer l’emplacement idéal d’une piscine, d’une terrasse, d’un cabanon, etc.

11. Les sols. Il existe trois types de sol : sablonneux, limoneux et argileux. Le sol sablonneux est léger et pauvre. Le sol argileux est lourd, compact et difficile à manipuler ; l’eau y stagne bien souvent. Le sol limoneux se situe entre les deux. Il devient compact sous la pluie et forme une croûte en surface. Connaître la nature du sol est essentiel non seulement pour y faire pousser des végétaux, mais aussi pour y assurer l’installation de structures solides, qui ne risquent pas de s’affaisser faute de fondations adéquates. Une analyse de sol dans une jardinerie vous permettra de connaître sa composition exacte à peu de frais. Comptez environ 20 $ pour une analyse. Plusieurs jardineries offrent ce service gratuitement lors de cliniques spéciales durant l’été.

12. Le drainage. Si la pente de votre terrain n’est pas adéquate, les eaux de pluie et de fonte des neiges pourraient ruisseler vers les fondations de votre maison et s’infiltrer dans votre sous-sol. Une pente inadéquate peut également provoquer des accumulations d’eau sur certaines parties du terrain et entraîner la formation de bourbiers. Pour éviter cela, vous devez créer une pente minimale dans la direction opposée à votre maison de 5 % soit environ ¾ de po par pied (19 mm sur 300 mm) à partir des fondations, sur une distance d’au moins 1,5 m (5 pi).

13. Calendrier des travaux. À l’automne, élaborez votre projet et évaluez-en le coût. Si vous faites appel à un paysagiste, réservez aussi ses services en automne. Il pourra ainsi prendre les mesures et préparer le plan et la soumission en prévision de travaux au printemps. Selon la nature des travaux, il peut aussi faire ces tâches l’hiver. Quelques photos récentes lui faciliteront le travail. S’il vous faut un entrepreneur pour réaliser certains travaux, contactez-le en janvier pour vous assurer d’avoir une place dans son carnet de commandes. Au printemps et à l’été, effectuez les gros travaux. S’il y a lieu, profitez-en pour récupérer les pierres déterrées lors de l’excavation de manière à les intégrer à vos plates-bandes. Et à la fin de l’été, procédez aux plantations pour profiter des soldes de fin de saison.

14.Choisir un professionnel

  • Le concepteur paysagiste: il connaît les végétaux et les principes de la conception d’un aménagement paysager. Il n’a pas forcément une formation officielle et travaille souvent dans une pépinière offrant un service de conception. On peut en trouver un en consultant les répertoires des membres de l’Association des concepteurs de jardins du Québec.
  • L’architecte paysagiste: ses services peuvent coûter plus cher que ceux du concepteur paysagiste en raison d’études plus longues comprenant des cours de génie, d’horticulture et de conception architecturale. L’architecte paysagiste s’occupe généralement de projets de grande envergure. Pour en trouver un, consultez le répertoire des membres de l’Association des architectes paysagistes du Québec.
  • L'entrepreneur paysagiste: sa formation lui permet entre autres d’installer terrasses, allées et systèmes d’irrigation ou de planter les végétaux tels que présentés sur le plan de l’architecte paysagiste. Pour en trouver un, vous pouvez consulter le répertoire des membres de l’Association des paysagistes professionnels du Québec.

Si vous faites réaliser le projet par un professionnel, votre contrat doit clairement spécifier : les responsabilités des parties, la nature des travaux, l’échéancier, la durée des garanties et les conditions de paiement. Les garanties couvrent les végétaux (généralement pendant un an à compter de la fin des plantations), les matériaux inertes (pendant deux ou trois ans) et la main-d’œuvre. Par contre, sont souvent exclus :

  • les matériaux inertes non fournis par l’entrepreneur ;
  • le fendillement normal du bois et de la pierre ;
  • la décoloration du béton ;
  • les dommages causés par un cas de force majeure ;
  • l’affaissement du sous-sol non modifié par l’entrepreneur ;
  • les dommages causés par la négligence du client (mauvais entretien).

Avant de faire votre choix, demandez aux professionnels qui vous intéressent de vous montrer quelques-unes de leurs réalisations et de vous fournir des références d’anciens clients. Assurez-vous notamment que les budgets et les délais d’exécution indiqués dans les contrats sont généralement respectés.

15. Les matériaux. Les matériaux doivent être choisis en fonction du style de votre maison, mais aussi de l’entretien qu’ils nécessitent et de votre budget. Il est préférable de commencer par les travaux qui nécessitent de la machinerie, comme l’excavation. Ensuite, allez-y en fonction de votre budget. Pour travailler en toute sécurité et éviter un accident malheureux, mieux vaut porter l’équipement de protection approprié : lunettes protectrices, masque antipoussière, gants et bottes de travail.

16. Dessiner son plan VS l’acheter. Vous pouvez demander à un architecte paysagiste de vous dessiner un plan d’aménagement puis le réaliser vous-même. Le coût d’un plan varie selon la complexité du projet (à partir de 400 $). Si vous décidez de dessiner votre plan vous-même, dessinez d’abord votre terrain à l’échelle sur une feuille de papier quadrillé puis indiquez-y les servitudes et les zones à aménager : coin repas, aire de jeux, cabanon, plates-bandes, etc.

17. Louer des outils. Si vous effectuez les travaux vous-même, il vous faudra prévoir la location ou l’achat de certains outils et appareils. Attention. Certaines entreprises de location d’outils ont un tarif plus élevé la fin de semaine.

Prix de location

 Par jour

Par semaine

Chargeur utilitaire compact avec tarière

215 $

630 $

Creuse-tranchée

95 $

540 $

Détourbeuse

78 $

280 $

Perceuse

12 $

36 $

Perceuse à percussion

12 $

41 $

Rouleau à gazon

7 $

30 $

Scie alternative

19 $

67 $

Scie à onglet

26 $

88 $

Scie circulaire

12 $

41 $

Scie sauteuse

12 $

41 $

Sécateur manuel

8 $

26 $

Taille-haie à essence 

26 $

99 $

Taille-haie articulé

32 $

114 $

Tarière manuelle

10 $

 25 $

Tarière motorisée

70 $

225 $

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