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Le gouverneur du New Hampshire fervent défenseur du projet Northern Pass d'Hydro-Québec

logo de ici.radio-canada.caici.radio-canada.ca 2017-03-20 Radio-Canada
Le gouverneur du New Hampshire fervent défenseur du projet Northern Pass d'Hydro-Québec © Ryan Remiorz Le gouverneur du New Hampshire fervent défenseur du projet Northern Pass d'Hydro-Québec

Le gouverneur du New Hampshire, Chris Sununu, qui était à Montréal lundi pour rencontrer le premier ministre du Québec, souhaiterait voir se concrétiser le plus rapidement possible le projet d'interconnexion qui doit relier les réseaux électriques du Québec et du New Hampshire.

Le projet hydroélectrique Northern Pass suscite de l’opposition des deux côtés de la frontière, notamment parce qu’il défigurera le paysage de régions touristiques.

Northern Pass, un partenariat entre Hydro-Québec et la compagnie américaine Eversource, doit permettre l’exportation de plus de 1000 mégawatts d'électricité vers la Nouvelle-Angleterre.

Pour le gouverneur du New Hampshire, « il n’y a pas de doute que Northern Pass représente une grande occasion pour le New Hampshire et pour le Québec. On a besoin de prix de l'énergie peu élevés pour la croissance de nos entreprises et pour en attirer d’autres ».

Il affirme qu’aller de l’avant avec ce partenariat gagnant-gagnant est très important. M. Sununu assure qu’il sera le plus grand promoteur du projet, mais qu’il faut suivre les étapes du processus.

Il se dit satisfait qu’Hydro-Québec et son partenaire américain Eversource aient écouté la population et modifié leurs plans, car « ce projet va avoir un impact sur de nombreuses communautés locales ».

Les deux partenaires ont en effet décidé d’enfouir plus de lignes électriques que ne le prévoyait le projet au départ, soit une centaine de kilomètres du côté américain, dans les montagnes Blanches.

« Je ne crois pas que toutes les lignes du parcours reliant le Canada au New Hampshire seront enfouies, car les coûts seront trop élevés pour que le projet soit viable économiquement », note-t-il cependant.

Hydro-Québec a jusqu'à maintenant refusé d’enfouir les lignes du côté québécois, pour des raisons de coûts.

Interrogé sur le paiement de la facture d’enfouissement des lignes chez le voisin, le premier ministre Philippe Couillard a nié que ces coûts seraient en partie payés par Hydro-Québec par l’entremise des frais de transport de l’électricité.

« Le débat au Québec sur l’enfouissement d’une partie de la portion québécoise est essentiellement un débat sur l’économie du projet. On sait que les prix de l’électricité aux États-Unis baissent continuellement pour plusieurs raisons. Donc, il ne faut pas ajouter des coûts qui feraient que le projet ne soit plus valable ».

Il a rappelé que le Québec avait besoin du revenu qu’apporte la vente d’électricité à l’étranger pour soutenir ses services publics – éducation, santé, solidarité.

Les revenus générés en 2015 par les exportations nettes d’Hydro-Québec s’élevaient à 1,645 milliard de dollars. La Nouvelle-Angleterre représente environ la moitié des exportations d’électricité d’Hydro-Québec.

Tracé

La ligne de transmission doit passer par le New Hampshire sur une distance de 307 kilomètres. Au Québec, la ligne de haute tension de près de 80 km doit suivre une ligne déjà existante sur 80 % de son tracé, puis elle doit bifurquer au nord de Saint-Herménégilde pour se rendre au New Hampshire. Un nouveau tracé de 15 km contournant le mont Hereford, mais traversant une partie de la forêt, devra être aménagé pour rejoindre la portion américaine.

Le mois dernier, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a recommandé à Hydro-Québec de revoir son projet pour en limiter les impacts environnementaux, notamment parce que la ligne traverserait la Forêt communautaire Hereford, un territoire protégé, et valider sa rentabilité financière.

Déposé en 2010, le projet Northern Pass aurait dû voir le jour en 2015, mais il a été retardé par la grogne qu’il a suscitée. La mise en service de la ligne est désormais prévue, si tout se passe bien, pour 2019.

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