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Produits de soins personnels: une Montréalaise s’attaque à la taxe rose

logo de Protégez-Vous Protégez-Vous 2017-02-16 Catherine Crépeau
© shutterstock.com

Une demande de recours collectif a été déposée contre Unilever (qui possède notamment les marques Dove et Axe), ainsi que Pharmaprix, Jean Coutu, Uniprix, Metro, Loblaws, Walmart et Familiprix.

Contrariée de payer plus cher que les hommes pour son déodorant, sa crème pour le visage et ses rasoirs, une Montréalaise a déposé, le 14 février, une demande d’autorisation afin d’intenter un recours collectif contre ces grandes entreprises.

La représentante du groupe, Aviva Maxwell, demande à la Cour supérieure d’autoriser une action collective en raison de la «taxe rose», un terme utilisé pour dire que les femmes paient plus cher que les hommes pour des produits équivalents. La mère de trois enfants dit avoir payé 3,44 $ pour un déodorant pour femme de 48 g de marque Degree Motion Sense dans un Pharmaprix, alors que le déodorant pour hommes de la même marque – Men Degree Motion Sense –, avec les mêmes ingrédients, était vendu au même prix, mais pour un format de 76 g.

Madame Maxwell estime avoir été victime de «discrimination basée sur le sexe». Elle réclame un remboursement de l’écart de prix, pour une quantité égale, soit 1,27 $, ainsi que 50 $ pour des dommages moraux et 50 $ en tant que dommages punitifs pour «atteinte illicite et intentionnelle au droit de l’égalité fondée sur le sexe».

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Selon l’avocat Hugo Vaillancourt, qui pilote le dossier pour le cabinet Legal Logik, trois millions de consommateurs et consommatrices seraient concernés.

Le recours collectif s’adresse en effet à «toute personne physique ayant acheté, dans la province de Québec, un ou des produits pour femmes, soit en succursale, en ligne et/ou à tout autre point de vente opéré par une ou des Défenderesses depuis le 1er mars 2014 et dont le prix du ou des produits pour femmes est supérieur à ceux du ou des produits pour hommes ayant une qualité sensiblement identique pour une quantité équivalente».

La Cour supérieure doit maintenant décider si elle autorise ou non la demande de recours collectif, ce qui pourrait prendre jusqu’à un an.

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