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Un robot pour transformer le crabe à Terre-Neuve

logo de ici.radio-canada.caici.radio-canada.ca 2017-08-12 CBC/Radio-Canada
Un robot pour transformer le crabe à Terre-Neuve © CBC Un robot pour transformer le crabe à Terre-Neuve

Des ingénieurs de Saint-Jean à Terre-Neuve ont mis au point des robots pour appuyer la transformation du crabe. Des intervenants sont inquiets et craignent une automatisation des usines.

À l'heure actuelle dans la nouvelle usine de Bay de Verde, par exemple, la transformation est manuelle, mais pour combien de temps encore?

L'automatisation est aux portes des usines de la province. Des robots conçus par des ingénieurs du Centre canadien de l'innovation des pêches sont capables déjà de couper les pattes et la coquille du crabe.

Bob Verge, le directeur du Centre, souhaite régler les problèmes entourant l'industrie de la pêche commerciale.

« Le but est d'extraire la chair du crabe dans nos usines pour vendre le produit à un meilleur coût par la suite », lance-t-il.

Présentement, ce travail délicat est fait à partir de pays, comme la Chine, et ce, à moindre coût.

La prochaine étape des ingénieurs est de fabriquer une machine pour extraire la chair des pattes, mais plusieurs intervenants ne voient pas d'avenir pour cette technologie.

Des emplois menacés?

À Baie de Verde, l'usine est le poumon économique de la région employant près de 700 personnes.

« On doit tout au Quinlans Brothers, les propriétaires de l'usine », explique Jessie Broaders, retraitée de l'usine de transformation de crabe.

Les Quinlan ont refusé une entrevue sur l'automatisation, tout comme neuf autres transformateurs de la province. Le sujet est délicat.

Jessie Broaders ajoute qu'elle ne voit pas comment des machines pourraient transformer de façon impeccable la totalité du crabe.

Bob Verge ajoute que le temps presse pour l'industrie parce que la moyenne d'âge des travailleurs d'usine de transformation de fruits de mer à Terre-Neuve-et-Labrador est de 55 ans.

« On ne pourra pas remplacer tous les baby-boomers », souligne M. Verge.

Il croit que la technologie peut attirer les jeunes vers des emplois dans l'industrie de la pêche.

Selon un reportage de Philippe Grenier.

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