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6 mythes et réalités sur l’autisme

logo de Magazine VÉRO Magazine VÉRO 2019-07-12 Annie St-Amour
GettyImages-autisme-mythe-realités © Fournis par KO-Media, Inc. GettyImages-autisme-mythe-realités

On commence seulement à mieux comprendre le trouble du spectre de l’autisme (TSA), de telle sorte qu’il y a encore beaucoup d’idées préconçues à ce sujet. Geneviève St-Pierre, psychologue, nous aide à départager le vrai du faux. 

L’autisme est une forme de déficience intellectuelle.

FAUX En fait, le cerveau d’une personne autiste est structuré différemment. Il traite et analyse l’information autrement, et cette particularité neurologique a une incidence sur leur quotidien. Par exemple, dans le film Rain Man, le personnage incarné par Dustin Hoffman s’inspirait d’un Américain, Kim Peek, vivant avec un TSA nommé «syndrome du savant». Non fonctionnel mais exceptionnellement doué, Kim a été le premier à faire réaliser aux chercheurs qu’on ne peut être à la fois brillant et présenter une déficience intellectuelle.

Les personnes autistes n’ont pas toutes des compétences extraordinaires.

VRAI Le mythe selon lequel tous les autistes ont un don est répandu mais erroné. On peut être autiste et très intelligent, mais sans forcément avoir des compétences exceptionnelles. Rain Man, un des premiers films à traiter de l’autisme, a entre autres contribué à alimenter cette croyance.

Plus l’autisme est détecté tôt, plus grandes sont les chances d’en guérir. 

(DOUBLEMENT) FAUX L’autisme ne se guérit pas parce qu’il ne s’agit pas d’une maladie, mais d’un trouble neurodéveloppemental qui fait qu’on nait avec un cerveau connecté différemment. Les spécialistes croyaient jusqu’à tout récemment pouvoir bénéficier d’une fenêtre thérapeutique pour intervenir. Certains programmes peuvent avoir un effet à moyen terme, mais à l’heure actuelle, aucune intervention – même celles menées avant l’âge de quatre ans ou de la rentrée scolaire – n’a prouvé qu’elle était efficace à long terme.

Les rencontres sociales sont anxiogènes pour la plupart des personnes vivant avec un TSA.

VRAI Les autistes sont tous un peu maladroits dans leurs interactions avec les autres. Ils ont de la difficulté à décoder les informations qui relèvent de l’abstrait dans des contextes sociaux. Certains aiment converser, malgré leur maladresse, mais pour d’autres, cela peut s’avérer un supplice. Pourquoi? Parce qu’une conversation est soumise à de multiples variables. On pourrait comparer l’expérience à une entrevue au cours de laquelle le candidat est constamment en mode analyse, aux aguets et pas du tout détendu.

Les autistes ont besoin de routines.

VRAI La plupart aiment la routine et s’ils y tiennent, c’est parce qu’elle les rassure et les sécurise. Ce besoin découle souvent d’une compréhension partielle de ce qui se passe autour d’eux. Si la personne comprend que tout fonctionne pour le mieux et qu’elle se sent bien lorsque les choses sont exécutées dans un ordre donné, il est certain qu’elle voudra appliquer la même méthode le lendemain. Une fois la situation et l’environnement bien assimilés, les routines deviennent moins nécessaires et peuvent s’assouplir.

Les personnes vivant avec un TSA n’ont pas d’émotions.

FAUX Par contre, si le cerveau est surchargé par des informations sensorielles extérieures difficiles à gérer, il ne traitera pas en priorité ce qui se passe en dedans. Les autistes ont parfois du mal à interpréter en temps réel ce qu’ils éprouvent à l’intérieur, même s’ils le vivent bel et bien.

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