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Le hockey des séries est-il bien commencé?

logo de Radio-Canada.ca Radio-Canada.ca 2018-04-16 CBC/Radio-Canada
Le hockey des séries est-il bien commencé? © Gene J. Puskar Le hockey des séries est-il bien commencé?

BILLET - C'est le début des séries et déjà plusieurs éléments semblent être différents cette année.

Je recherche définitivement ce qui d’habitude me fait vibrer à ce temps-ci de l’année, soit des matchs chaudement disputés aux allures d’une bataille sans merci entre deux équipes luttant pour leur survie.

Je pousse un peu, j’en conviens, mais rien de ce que j’ai vu ne m’a gardé sur le bout de mon siège, mis à part le premier match des Golden Nights de Vegas, agressivement disputé contre les Kings, qui s’est terminé par la marque de 1-0. Pour être transparent, je connaissais l’issue du match puisque je l’ai vu en reprise, mais je suis assez objectif pour dire qu’il y a eu définitivement une guerre de tranchées.

Un élément qui me saute aux yeux est le pointage démesuré dans plusieurs duels jusqu’à présent est le succès en jeu de puissance. Plusieurs formations en ont fait leurs choux gras et en ont profité pour humilier l’adversaire comme les Bruins de Boston avec leurs cinq buts en avantage numérique en seulement deux rencontres face aux Leafs.

À titre comparatif avec l’an passé, depuis le début des séries de 2018, 89 buts ont été marqués en 15 matchs (jusqu’à samedi soir) ce qui représente 5,93 buts par rencontre.

En 2017, après le même laps de temps soit, 4 jours d’activité en séries et 16 matchs joués, un de plus que cette année, 64 buts avaient été marqués. Ce qui représente une moyenne de quatre buts par match. Quasiment deux de moins que la présente saison.

Il ne faut pas trop chercher pour comprendre le phénomène offensif soudain. Les joueurs n’ont pas tous pris des allures de Wayne Gretzky ou de Mario Lemieux.

L’an passé, à la même date, 134 pénalités mineures et 2 pénalités majeures avaient été décernées. Sur ces avantages numériques, 16 buts avaient été marqués pour une efficacité de 12,8 %.

Cette année, tenez- vous bien!

Les joueurs ont écopé de 125 pénalités mineures et 2 offenses majeures avec un total de 27 buts marqués pour un pourcentage d’efficacité collectif de 27,4. Incroyable ou absurde, c’est selon!

Ce pourcentage est à faire rêver n’importe quel entraîneur qui souhaite graver son nom sur la coupe Stanley. Présentement, 11 formations ont un taux d’efficacité de 20 % et plus. Le Lightning de Tampa Bay tire pour 75 % avec l’avantage d’un homme, les Bruins et les Blue Jackets suivent de près avec 50 %.

Il n’y a pas que les désavantages numériques qui font défaut, le laxisme en territoire défensif est flagrant, ce qui laisse place à une plus grande liberté chez l’adversaire pour fabriquer et décocher des tirs en zone dangereuse.

Alors que nous sommes à l’heure du jeu supposément serré ou chaque centimètre doit être payé chèrement, on se retrouve plus souvent qu’à son tour dans une soirée de dégustation de thé ou on s’échange politesses et observations sur ledit « thé ».

L’an passé n’était pas nécessairement parfait, il y avait eu un total de 1303 mises en échec contrairement à 1076 cette année.

Est-ce que les joueurs ont peur? Ont-ils été mis en garde par le grand patron Georges Parros?

Lors de sa nomination en septembre dernier, au poste de grand patron de la sécurité des joueurs , Georges Parros avait juré d’être plus sévère envers les coups qui n’ont aucun lien avec la compétition du hockey, comme les coups à la tête et le cinglage sur les mains.

Durant toutes les séries 2017, un match de suspension seulement a été décerné à Matt Calvert des Blue Jackets de Columbus pour avoir assené un double échec à Tom Kuhnhackl.

Jusqu’à présent déjà, quatre matchs de suspension ont été donnés, soit un à Drew Doughty sur une mise en échec illégale à la tête de William Carrier des Golden Knights et trois à Nazem Kadri pour avoir donné de la bande à Tommy Wingels des Bruins de Boston.

Les partisans de hockey, et surtout du Canadien de Montréal, méritent tellement mieux. Ils ont souffert, ils ont eu mal, ils ont encore mal.

Soyez gentil et mettez un baume sur leurs plaies jusqu’en septembre prochain et laissez les bisous de côté.

De grâce messieurs, il est temps que les vraies séries commencent.

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