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« Tout va très vite » pour Denis Shapovalov, tombeur de Rafael Nadal

logo de ici.radio-canada.caici.radio-canada.ca 2017-08-11 avec La Presse canadienne
Denis Shapovalov : portrait d'un espoir © Minas Panagiotakis Denis Shapovalov : portrait d'un espoir

Grâce à sa victoire jeudi contre Rafael Nadal, Denis Shapovalov est vite passé de joueur d'avenir à vedette du jour.

Le jeune Canadien est devenu le plus jeune joueur à atteindre les quarts de finale à la Coupe Rogers depuis Bjorn Borg en 1974.

Son arrivée sur la scène professionnelle n'est pas tout à fait une surprise. En 2016, il a remporté le titre junior à Wimbledon. Un seul autre Canadien a réussi à faire de même : Filip Peliwo, sur le gazon londonien, en 2012, la même année qu'Eugenie Bouchard.

Mais de là à faire tomber Rafael Nadal, il y avait un pas.

« Tout va très vite. Le tournoi en soi va très vite, a reconnu Martin Laurendeau, l'entraîneur de Shapovalov et capitaine de l'équipe nationale à la Coupe Davis. C'est une semaine de rêve que vit Denis.

« Il était déjà très reconnaissant d'obtenir un laissez-passer dans le tableau principal, mais là... C'est difficile de se concentrer sur le match de ce soir. »

Laurendeau a vanté l'endurance et la ténacité du Torontois. « C'est incroyable qu'un jeune comme lui puisse tenir aussi longtemps dans un match. Je me demandais, et je pense que je n'étais pas le seul, quand il craquerait.

« Il a réussi à s'en sortir. »

Jusqu'à jeudi, le jeune homme était surtout connu pour un incident malheureux. Il avait atteint l’arbitre au visage avec une balle frappée par frustration dans le cinquième et décisif match d'une rencontre de la Coupe Davis. Le Torontois avait été expulsé et le Canada avait dû déclarer forfait.

L’épisode est désormais éclipsé par sa victoire contre Nadal.

« Il possède un grand potentiel et je lui souhaite ce qu’il y a de mieux, a reconnu la première tête de série de la Coupe Rogers. Il a tout pour devenir un grand joueur. Il affiche la bonne détermination aux bons moments. Mais on ne peut comparer. Laissons-le avoir sa carrière, et ne le comparons pas aux autres. »

C’est un thème récurrent dans le cas du jeune homme.

Avant son match de la Coupe Davis, l’objectif de Shapovalov était de se retrouver parmi les 150 premiers. « Ce serait idéal, mais je ne m’en fais pas trop avec ça. Pour l’instant, l’important pour moi est de jouer à un bon niveau contre les gars du top 100 ou du top 50. Si je suis 120e et que je ne peux pas les suivre, il n’y a pas d’avance. »

Shapovalov est 143e. Il pourrait être 100e la semaine prochaine, selon le déroulement du reste du tournoi.

Laurendeau avait mis en garde le jeune gaucher que la transition sur le circuit professionnel n’est pas automatique.

De Tel-Aviv à Toronto

Comme Milos Raonic, Shapovalov n’est pas né au Canada, mais il y a grandi.

Sa mère Tessa Shapovalova, elle aussi une joueuse de tennis, avait quitté l’Union soviétique avec son mari Viktor vers Israël au moment où le régime s’écroulait. Denis et son frère Evgeniy, de trois ans son aîné, sont nés là-bas.

« Nous aimions Tel-Aviv, mais c’était dangereux pour les garçons, alors nous avons déménagé au Canada après la naissance de Denis », a dit Mme Shapovalova dans une entrevue au Globe and Mail.

Un amateur de Federer

Le prochain adversaire du jeune Canadien sera le Français Adrian Mannarino, tombeur de Raonic. Il est classé 42e. La victoire est loin d’être acquise, mais il est difficile de ne pas imaginer une finale entre Shapovalov et l’idole de son enfance.

« Roger, j’ai toujours grandi en le regardant jouer, a dit Shapovalov en entrevue avec Tennis TV. C’est un modèle pour moi et pour beaucoup d’autres jeunes, et pas que des joueurs. J’essaie toujours d’être dynamique. Je sais qu’il dit que les juniors ne montent pas beaucoup au filet, mais je pense que je le fais quand même pas mal!

« C’est très bizarre pour moi de le voir de près. Rafa et lui, quand je les vois en personne, je suis sous le choc. Encore maintenant. C’est le meilleur joueur vivant… peut-être de tous les temps. C’est bizarre, mais c’est drôle parce qu’il voit ma réaction aussi. Je me souviens d’une fois où je le fixais des yeux pendant qu’il mangeait. Il m'a vu le défigurer et il s'est mis à rire!

« C’est vraiment un chic type et j’espère qu’un jour, les gens vont me voir de la même façon que je vois Roger. »

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