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Elle diffuse les hurlements glaçants de sa voisine

logo de 20 minutes 20 minutes il y a 4 jours

Une Toulousaine accuse la police de n'avoir rien fait pour venir en aide à une jeune femme victime de la violence de son mari. Sa vidéo fait froid dans le dos.

© Fournis par Tamedia AG

Tôt samedi matin, Sofia a été réveillée par des hurlements de femme qui venaient de l'appartement du dessous. La Française, qui vit dans un immeuble de Toulouse, est descendue en compagnie de sa soeur et d'une autre voisine pour essayer de calmer le jeu. Un jeune homme leur a ouvert la porte avant de copieusement les insulter: «Vous n'avez qu'à appeler la police, je n'en ai rien à foutre», a-t-il lancé aux trois femmes sur le palier. Sofia raconte à Franceinfo avoir appelé la police à 6h35. Une demi-heure plus tard, les forces de l'ordre sont arrivées et, selon l'habitante, n'ont procédé qu'à un «simple contrôle d'identité».

«Les policiers ont demandé à la femme si tout allait bien, puis sont remontés chez moi me dire qu'il n'y avait pas de problème», témoigne la Toulousaine. Comme elle le redoutait, les cris ont repris de plus belle une fois que les policiers ont tourné les talons. Sofia l'assure: la police, appelée une seconde fois, a refusé de revenir. «Ils m'ont dit qu'ils avaient des choses plus urgentes à faire, qu'ils n'avaient pas de voiture disponible. Mais le commissariat se trouve à 50 mètres de notre immeuble!», s'indigne la jeune femme.

Pour marquer les esprits et faire réagir les forces de l'ordre, Sofia a décidé d'enregistrer les cris de sa voisine et de les diffuser sur Twitter. La vidéo, longue de 40 secondes, fait froid dans le dos: on entend les hurlements insoutenables de la victime, entrecoupés de bruits sourds et d'insultes lancées par une voix masculine. «Mon voisin bat sa femme en toute impunité. (...) J'attends qu'il y ait un autre féminicide?», tempête Sofia sur le réseau social, en alpaguant les autorités et Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes.

Sur Twitter, la police a répondu à la publication de Sofia en assurant que «l'affaire est en cours de traitement».

Interrogée par Franceinfo, une source policière explique qu'une équipe est à nouveau intervenue samedi après-midi. «À chaque fois, les policiers n'ont pas constaté de traces d'éventuelles violences conjugales. On est plus dans la dispute, face à des gens qui parlent fort», a précisé cette source. La jeune femme n'aurait pas souhaité porter plainte. La mairie de Toulouse a pour sa part assuré qu'elle était en mesure de mettre cette personne «à l'abri» si elle en faisait la demande. Sofia, qui avait déjà alerté les autorités le 2 janvier, envisage de porter plainte contre la police pour non-assistance à personne en danger. 

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