Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Actualité à la Une

Températures estivales en mai: faut-il s'attendre à un été caniculaire?

logo de BFMTV BFMTV il y a 4 jours Hugo Septier

Selon les prévisions météorologiques, l'été à venir devrait être plus chaud que les précédents. Une tendance qui est appelée à se reproduire dans les années à venir.

Le soleil, image d'illustration © Flickr/Spry Le soleil, image d'illustration

Pour ce long week-end de l'Ascension, les températures sont estivales. Les moyennes recensées dépassent en effet de 10 degrés les normales de saison, et des pointes à 30 degrés sont attendues à Paris. 

Interrogé à l'antenne de BFMTV, Frédéric Decker, météorologue à Météo News, explique les raisons d'une telle situation, soulignant que les températures actuelles ont quatre semaines d'avance sur les normales saisonnières.

"On a un anticyclone qui se décale à l'Est et qui génère un flux de Sud à Sud-Est sur la France, et les températures s'envolent. Demain, cela va baisser un peu, mais on sera au-dessus des normales de saison. Ça repartira à la hausse la semaine prochaine, un peu moins chaud, mais très estival", détaille-t-il. 

Un été chaud et sec en prévision

De fait, la situation actuelle pose la question des semaines à venir et de l'été qui approche. En début de semaine, le ministère de la Transition écologique a mis en ligne une carte sur laquelle figurent les départements qui pourraient souffrir de sécheresse dans un futur proche. De nombreuses régions du Sud-Est du pays sont ainsi concernées. 

"Ils annoncent un été chaud, les températures seront très élevées en juin et août, un peu moins en juillet. En dehors de quelques orages, les précipitations seront déficitaires", explique encore Frédéric Decker. 

Ainsi, l'été 2020 s'annonce plus chaud que les années précédentes, mais aussi plus sec, et les normales de saisons devraient de nouveau être dépassées, "ce qui est inquiétant", souligne Marc Hay, consultant météo de BFMTV.

En réalité, la sécheresse frappe déjà certains départements. Invité de notre antenne, Jérôme Volle, vice-président FNSEA et viticulteur en Ardèche, fait état de premiers mois de l'année très secs dans sa région, ce qui a empêché "la pousse de l'herbe, qui représente à 70% l'alimentation des animaux" et ce, pour la septième année sur les dix dernières.

Des dangers pour l'être humain? 

Si à court et moyen terme la multiplication des vagues de chaleur a déjà des répercussions visibles, à long terme, ces changements climatiques pourraient s'avérer bien plus dramatiques. 

"C'est une exceptionnalité qui devient la règle et depuis 2017. On a des étés anormaux, on dépasse les températures de plus en plus importantes. Cela pose des questions au-delà de la sécheresse et de ses dommages, cela pose la question de l'existence sur le plan humain et de son adaptation", souligne de son côté Emma Haziza, hydrologue et consultante de BFMTV.

Cette dernière en veut pour preuve une récente étude qui soulignait que dans certaines régions du globe, les conditions limites pour l'être humain avaient été atteintes. 

"Pendant une à deux heures on a dépassé ce niveau entre température et humidité, où le corps ne peut plus réguler. Il a été atteint  au Pakistan et aux Emirats, et les prochains (concernés) seront l'Amérique du Nord et l'Asie du sud, en Europe on suit la même logique. Il va falloir s'adapter et adapter nos corps", conclut-elle. 

-

Téléchargez l'application Microsoft News pour Android ou iPhone, et soyez ainsi toujours au courant de l'actualité.

Publicité
Publicité

Plus d'info: BFMTV

image beaconimage beaconimage beacon