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«Quand j'ai émergé, j'étais nue sous la douche»

logo de 20 minutes 20 minutes 15.06.2017

Un homme de 36 ans comparaît pour avoir drogué et violé une femme de 33 ans en décembre 2012. Le prévenu dit ne pas avoir réussi à avoir une érection.

© Fournis par 20 minutes

Viol ou coup d'un soir raté? Deux versions radicalement différentes des événements de la nuit du 8 au 9 décembre 2012 s'affrontent depuis mercredi devant le Tribunal pénal de Bâle-Campagne.

La plaignante, une Iranienne de 33 ans, dit que sa vie a changé pour toujours. «Plus rien n'est comme avant», a-t-elle déclaré à la Cour, les larmes aux yeux. Selon ses déclarations, elle a été droguée et abusée par un Turc de 36 ans dans un hôtel.

Rencontre à la discothèque

Les deux protagonistes se sont rencontrés via des amis communs dans une boîte de nuit en ville de Bâle. Elle fêtait un anniversaire avec des amies, lui était sorti avec un pote. Alors que le prévenu assure que la plaignante l'a abordé, elle affirme qu'elle avait «peur de lui.» Ce serait la raison pour laquelle elle a accepté qu'il l'invite au bar pour boire quelques verres. Entre temps, ses amies ont quitté le club et sont allées poursuivre la fête ailleurs.

Puis, elle s'est sentie mal. Elle a commandé un verre d'eau, mais n'arrivait plus à tenir sur ses pieds. C'est alors que l'accusé a proposé de la ramener chez elle.

A l'hôtel au lieu de la maison

«On avait clairement convenu qu'il me ramènerait en voiture. Il était environ 2h30», a raconté l'Iranienne. «J'étais ivre, mais je voulais l'aider», a pour sa part déclaré le prévenu. Mais sur le chemin, la trentenaire s'est sentie de plus en plus mal, allant jusqu'à vomir sur le siège arrière. «Elle m'a alors dit qu'elle ne pouvait pas rentrer chez elle, chez ses parents», a-t-il poursuivi. C'est pourquoi il l'a emmenée à l'hôtel.

Une douche et au lit

La femme a alors eu un black-out. «Quand je suis revenue à moi, j'étais sous la douche», dit-elle. Viol? Non, dit le Turc. «Nous avons essayé d'avoir des relations sexuelles, mais je n'ai pas eu d'érection», jure-t-il. Mais la plaignante parle de relations orales et vaginales, alors qu'elle ne parvenait plus à se défendre.

«Quand je me suis réveillée, je ne portais qu'un slip. Je ne savais pas pourquoi j'étais là, ce qui m'était arrivé. Puis nous avons quitté l'hôtel ensemble», a-t-elle conclu. Arrivée chez elle, elle a appelé une amie pour lui raconter son histoire. Sur ses conseils, elle est allée à l'hôpital où elle a reçu la pilule du lendemain et un traitement préventif contre le VIH. Les analyses sanguines n'ont pas relevé de traces de drogue du violeur.

L'avocat de la victime a demandé une condamnation ferme alors que celui du prévenu a plaidé l'acquittement. Le verdict est attendu pour ce jeudi.

(aj/dmz)

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