En utilisant ce service et le contenu associé, vous acceptez l’utilisation des cookies à des fins d’analyse, de publicités et de contenus personnalisés.
Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

.Actualité à la Une

Il frappe et ébouillante un bébé de 10 mois

logo de Le Matin Le Matin il y a 4 jours
Il frappe et ébouillante un bébé de 10 mois © (ats) Il frappe et ébouillante un bébé de 10 mois

L'homme et sa compagne comparaissent devant le Tribunal correctionnel de l'Est vaudois pour lésions corporelles graves contre une fillette brûlée par une douche.

Un couple comparaît depuis lundi devant le Tribunal correctionnel de l'Est vaudois pour lésions corporelles graves et violation du devoir d'assistance. L'homme est accusé d'avoir frappé et ébouillanté sous la douche la fille de sa compagne âgée de 10 mois.

Alors que la mère de la fillette n'était pas là, l'homme a baigné la petite avant de la rincer sous la douche sans avoir vérifié la température de l'eau. «Après environ 30 secondes, j'ai subitement senti que l'eau était bouillante», a déclaré l'homme, en revenant sur ces faits qui se sont produits en 2015 à La Tour-de-Peilz.

«Et vous avez fait quoi après?», a demandé la présidente, en faisant remarquer qu'il n'avait pas appelé l'ambulance, alors que la peau de la petite fille était rouge et pelait par endroit. «Je lui ai mis de la crème. Oui, je savais qu'elle n'allait pas bien, mais je ne me rendais pas compte de la gravité des blessures», a-t-il dit.

Au retour de la mère, son compagnon lui avoue avoir tapé la fillette lorsqu'il «pétait les plombs» à cause des pleurs, et il lui apprend qu'elle est brûlée: «J'ai vu des taches rouges, j'avais l'impression de tenir une poupée de chiffon», raconte la mère.

Peau en lambeaux

Craignant qu'on lui retire sa fille si elle appelle une ambulance, la mère s'est contentée d'appliquer de la crème et des linges humides pour essayer d'hydrater la peau blessée. Ce n'est que le lendemain, peu avant midi, que le couple a appelé une ambulance, alors que la peau de la petite était «en lambeaux».

«Le temps que vous vous mettiez d'accord sur la version des faits à raconter», a demandé la présidente. «Vous avez laissé votre fille dans d'atroces souffrances durant plusieurs heures», a-t-elle lancé à la mère en sanglots.

Graves maltraitances

La jeune femme affirme que ce n'est que lorsqu'elle s'est trouvée devant la police, qu'elle a appris les maltraitances dont son enfant avait été victime: la fillette souffrait du syndrome du bébé secoué. Elle avait subi des torsions de ses membres, avait reçu des coups sur la tête et sur son visage au cours des derniers mois.

«Je n'étais pas une maman parfaite, mais je n'ai jamais levé la main sur ma fille. Et je ne savais pas qu'elle avait subi des maltraitances», a-t-elle expliqué, en admettant qu'elle avait menti lors de ses précédentes déclarations pour protéger son ancien compagnon.

Fractures guéries

Aujourd'hui la petite, placée dans un foyer, se porte bien. Ses fractures sont guéries. Sa peau est encore marquée par les brûlures, mais les traces devraient disparaître. Il est en revanche encore trop tôt pour déterminer si les atteintes liées au syndrome du bébé secoué auront des conséquences.

«C'est une petite fille souriante», a indiqué la représentante de la fillette. Celle-ci a précisé que cette affaire de maltraitance est considérée comme l'un des dix pires cas rencontrés par le CAN TEAM, une structure du CHUV ayant pour mission de détecter et de prendre en charge les mauvais traitements envers les enfants.

Publicité
Publicité

Plus de Le Matin

image beaconimage beaconimage beacon