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La Terre trop chaude: l'Europe risque de geler

logo de 20 minutes 20 minutes 09.02.2019

L'Organisation météorologique mondiale a confirmé ses craintes passées. Les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, a indiqué mercredi l'ONU.

La période 2015-2018 est la plus chaude depuis le début des relevés météo. L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé que la température moyenne à la surface du globe en 2018 avait dépassé d'environ 1,0° C celle qui prévalait à l'époque préindustrielle (1850-1900). L'agence y voit la confirmation du réchauffement climatique causé par les concentrations record de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

«Cette année (2018) se classe au quatrième rang des plus chaudes qui aient été constatées», poursuit l'agence spécialisée de l'ONU. «Avec 1,2°C de plus qu'à l'époque préindustrielle, l'année 2016, marquée par l'influence d'un puissant Niño, conserve le statut d'année la plus chaude», explique l'agence en référence à ce courant équatorial chaud du Pacifique. «En 2015 et 2017, l'écart de la température moyenne par rapport aux valeurs préindustrielles était de 1,1°C.» L'ONU prend pour référence l'année 1850, date à laquelle ont débuté les relevés systématiques de température.

2019 pas sous de meilleurs auspices

Selon l'ONU, 2019 ne s'annonce pas sous de meilleurs auspices que les quatre dernières années. L'Australie a connu le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré, alors qu'une vague de froid intense s'est abattue sur une partie de l'Amérique du Nord. La Nasa et l'Agence atmosphérique américaine (NOAA) ont publié simultanément une estimation identique pour l'année 2018, déclarée quatrième année la plus chaude, sur des relevés remontant cette fois à 1880.

La couverture glaciaire de l'Arctique et de l'Antarctique a été au deuxième plus bas niveau jamais observé. «La vague de froid dans l'est des Etats-Unis ne vient certainement pas contredire la réalité du changement climatique, a souligné la NOAA. L'Arctique se réchauffe à un rythme deux fois plus rapide que la moyenne mondiale (...). Ce qui se passe aux pôles ne reste pas cantonné aux pôles, mais influence les conditions météorologiques et climatiques dans d'autres régions, où vivent des centaines de millions de personnes».

Températures plus basses en Europe

Par ailleurs, la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique, en plus d'augmenter le niveau des océans, pourrait aussi multiplier les événements météo extrêmes. Et déstabiliser le climat de certaines régions dans les prochaines décennies, selon une étude publiée dans la revue Nature. De nombreuses études sur les calottes glaciaires sous l'effet du réchauffement, et sur leur «point de basculement» (à partir de quelle hausse de température leur disparition sera-t-elle inévitable, même si la fonte totale pourrait prendre des siècles). Mais moins sur la façon dont ces eaux de fonte pourraient affecter le climat lui-même.

Des milliards de tonnes d'eau issues de la fonte des glaces risquent ainsi d'affaiblir les courants océaniques qui aujourd'hui transportent l'eau froide vers le sud en plongeant vers le fond de l'Atlantique tout en repoussant les eaux tropicales vers le nord plus près de la surface. Connu sous l'acronyme AMOC (circulation méridienne de retournement de l'Atlantique), ce grand «tapis roulant» océanique joue un rôle crucial dans le système climatique et aide à maintenir une certaine chaleur sur l'hémisphère nord.

Parmi les conséquences probables de l'affaiblissement de ce courant atlantique, la température de l'air sera plus élevée dans le haut Arctique, l'est du Canada et l'Amérique centrale, et au contraire plus basse sur l'Europe de l'Ouest.

(20 minutes/ats)

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