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Leur fille ne va pas au camp de ski: parents jugés

logo de 20 minutes 20 minutes 11.10.2018
Schneesportler lassen sich bei strahlend schoenem Fruehlingswetter mit einem Buegellift im Skigebiet Tschappina-Heinzenberg zu einer Sulzschneeabfahrt auf die Bergstation schleppen, am Montag, 1. April 2013, in Tschappina, GR. (KEYSTONE/Arno Balzarini) © Arno Balzarini Schneesportler lassen sich bei strahlend schoenem Fruehlingswetter mit einem Buegellift im Skigebiet Tschappina-Heinzenberg zu einer Sulzschneeabfahrt auf die Bergstation schleppen, am Montag, 1. April 2013, in Tschappina, GR. (KEYSTONE/Arno Balzarini)

Un couple s'est retrouvé devant la justice thurgovienne pour avoir désinscrit leur enfant de 11 ans d'un camp d'hiver parce qu'elle avait eu une crise de panique. Condamné en 1re instance, il a été blanchi.

L'histoire paraît absurde. La justice thurgovienne a dû se pencher sur une affaire opposant un couple marié à l'école de leur fille. Selon la «Thurgauer Zeitung», tout a commencé en janvier 2016. Les époux avaient alors désinscrit à la dernière minute leur fille âgée de 11 ans d'un camp de ski. En cause: la petite avait fait une crise de panique, la veille du séjour.

L'école avait par la suite porté plainte contre eux, les accusant de violation de la loi sur l'école obligatoire. Leur avis avait visiblement été partagé par le Ministère public de Bischofszell (TG), puisque celui-ci avait condamné le couple via ordonnance pénale à une amende de 450 francs auxquels s'ajoutaient encore les 300 francs de frais de procédure. Persuadés de n'avoir rien fait de mal, les parents avaient fait recours contre ce jugement.

«J'aurais dû la forcer physiquement»

Voilà pourquoi ils ont dû comparaître en ce début de semaine devant le Tribunal de district d'Arbon (TG). Ils ont expliqué que leur fille avait été prise de panique un soir avant le camp. Elle se serait mise à pleurer et à trembler. Son état ne se serait par ailleurs pas amélioré le jour J: «J'aurais dû la forcer physiquement à monter à bord du bus», a assuré la mère, qui a ajouté avoir immédiatement prévenu le titulaire de classe et la direction scolaire.

Comme elle n'avait par la suite plus eu de nouvelles et que sa fille avait suivi les cours avec une classe d'une année inférieure en attendant le retour de ses camarades, la mère pensait que tout avait été réglé.


Ministère public et école critiqués


Pour finir, le tribunal a donné raison aux parents en les blanchissant. Les juges ont estimé leur version des faits crédible et ont souligné qu'ils avaient agi dans l'intérêt de l'enfant, vue la situation exceptionnelle. La Cour a par ailleurs vivement critiqué le comportement de l'école, qui n'a pas proposé son aide quand il le fallait et qui a fait des reproches aux parents par la suite. Le Ministère public a lui aussi essuyé des critiques. Les juges n'ont pas compris pourquoi il n'avait interrogé ni les responsables de l'école ni les parents avant de rendre son verdict.

(20 Minuten/ofu)

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