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Pas de huis clos pour le fils d'Ueli Maurer

logo de Tribune de Genève Tribune de Genève 12.01.2018
Pas de huis clos pour le fils d'Ueli Maurer © (ats) Pas de huis clos pour le fils d'Ueli Maurer

Le public ne pourra toutefois pas assister au procès et les faits retenus contre le fils du conseiller fédéral UDC ne sont pas connus.

Les médias pourront suivre le procès du fils du conseiller fédéral Ueli Maurer. Le Tribunal cantonal zurichois a rejeté une demande de huis clos pour la presse déposée par le prévenu.

Le Tribunal cantonal a ainsi confirmé une décision du Tribunal de district de Hinwil (ZH) du mois de décembre. Le tribunal de première instance a eu raison d'avoir autorisé l'accès aux médias, selon le jugement du Tribunal cantonal dont l'ats a obtenu une copie.

Le jugement du Tribunal cantonal n'est pas encore entré en force. L'avocat du fils d'Ueli Maurer peut encore porter l'affaire devant le Tribunal fédéral.

Faits encore inconnus

On ne sait pas encore quand aura lieu le procès, auquel le public ne pourra pas assister. Les faits retenus contre le fils du conseiller fédéral UDC ne sont pas connus: l'acte d'accusation ne sera remis aux journalistes qu'à l'ouverture du procès.

La seule chose que l'on sait, c'est que le fils d'Ueli Maurer a foncé contre le mur d'une maison avec sa voiture il y a deux ans à Hinwil. Une prise de sang avait alors été ordonnée, mais le résultat n'a jamais été divulgué.

L'avocat du fils du conseiller fédéral UDC voulait empêcher la presse d'assister à l'audience et à la lecture du jugement. Il souhaitait que la date du procès ne soit pas révélée aux médias.

Il craint une atteinte à la personnalité de son client. Il proposait que la presse soit informée par communiqué à l'issue de la procédure, sans toutefois révéler les faits reprochés et le jugement rendu.

Sensationnalisme

L'avocat explique qu'il veut éviter de nourrir les envies de sensationnalisme du public. Devant le tribunal de première instance, il avait souligné que son client n'est «pas une personnalité de l'histoire contemporaine», mais qu'il suscite un intérêt médiatique uniquement parce que son père est connu.

Le Tribunal cantonal estime pour sa part qu'il n'est pas justifié de tenir la presse à l'écart. C'est justement lorsque l'enfant d'un haut magistrat est accusé et que le public n'est pas autorisé à assister au procès qu'il est important que la presse soit présente.

Le contrôle du bon fonctionnement de la justice est ainsi assuré et ça permet d'éviter de penser que le tribunal rend une «justice de cabinet», souligne le Tribunal cantonal. Le fait d'être membre de la famille d'une personnalité ne donne pas droit à un traitement de faveur.

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