En utilisant ce service et le contenu associé, vous acceptez l’utilisation des cookies à des fins d’analyse, de publicités et de contenus personnalisés.
Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Réactions racistes après une vidéo humiliante

logo de 20 minutes 20 minutes 11.10.2017
© Fournis par 20 minutes

La police cantonale jurassienne s'alarme du large partage d'une séquence montrant une agression à la gare, mardi soir.

Menaces de représailles, appels à la haine raciale, injures... c'est le genre de commentaires qui a fleuri sur Facebook, mardi soir, après la diffusion et le partage d'une vidéo qui montre une agression à la gare de Delémont (JU).

Sur les images, on voit un jeune homme malmené par un autre homme, sous les rires d'un groupe de personnes qui filment la scène. Partagée sur les réseaux sociaux, les images ont déclenché une avalanche de messages racistes et violents, se focalisant sur les origines des protagonistes de l'agression. Depuis, la vidéo a été supprimée de Facebook mais continue de circuler sur des pages de groupes d'extrême-droite.

Mercredi, la police rappelle que ce genre de réactions sur Facebook tombe sous le coup de la loi et qu'ils représentent des infractions pénales. «Les autorités vont analyser les suites à donner à ces commentaires, à savoir s'ils entrent dans le champ d'application du Code pénal suisse», communique la police jurassienne.

Quant aux posts qui, mercredi, relatent encore cet événement, les autorités mettent en gardent. «Si de nouveaux commentaires appelant à la haine, aux représailles ou encore menaçant ou injuriant des personnes devaient apparaître, le Ministère public, conjointement avec la police, entamera les poursuites pénales nécessaires à faire cesser ces agissements.»

Attention aussi aux «like»

Les commentaires ne sont pas seuls à pouvoir coûter cher. En mai, le Tribunal du district de Zurich reconnaissait un homme coupable de diffamation pour avoir cliqué sur le bouton «J'aime» de Facebook à des commentaires qui qualifiaient une personnalité de raciste et d'antisémite. La juge avait estimé que le prévenu «propageait un jugement de valeur en l'approuvant». Le condamné avait écopé de 40 jours-amende à 100 fr. avec sursis.

Publicité
Publicité

Plus de 20 minutes

image beaconimage beaconimage beacon