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La menace qui fait trembler les vacanciers

logo de Le Matin Le Matin 10.07.2018 Maria Pineiro

La grève, si elle a lieu, pourrait provoquer des perturbations dans les aéroports helvétiques et dans le ciel européen.

Coup de tonnerre dans le ciel des vacances! Mardi, le syndicat Skycontrol, qui rassemble une partie des contrôleurs aériens de Skyguide, a déposé un préavis de grève dès le 23 juillet. Les employés s’arrêteront entre 6 h et 10 h ce jour-là. Rebelote le lendemain, mais avec quatre heures de plus entre 20 h 30 et 0 h 30. Enfin, si leurs revendications ne sont pas entendues, ils entameront une grève totale dès le 25 juillet. Des perturbations sont à prévoir, notamment à Genève, à Sion, à Berne et à Lugano. L’aéroport de Zurich n’est pas concerné. Le ciel européen sera aussi affecté par le mouvement.

Convention collective en cause

Les aiguilleurs du ciel demandent 125 jours annuels de repos, contre 122 au maximum à l’heure actuelle, ainsi que 1,8% d’augmentation annuelle depuis 2017, pendant trois ans. «Entre 2016 et 2017, le nombre de vols a crû de 7% à Genève, nos conditions de travail se sont détériorées, car les effectifs n’ont pas suivi», explique Max Turrettini, président de Skycontrol. Le syndicat indique négocier avec l’entreprise sans succès depuis l’échéance de la dernière convention collective de travail (CCT), fin 2016.

Skyguide a relevé que Skycontrol est minoritaire, les autres syndicats ayant accepté la nouvelle CCT. Le directeur, Alex Bristol, a estimé qu’une grève serait «injustifiée et irresponsable». Pourtant, selon la direction de Skyguide, les aiguilleurs du ciel bénéficient de très bonnes conditions d’emploi, qui ont été garanties pour trois années supplémentaires et même encore renforcées grâce à la nouvelle CCT. De son côté, Genève Aéroport a qualifié la mesure de «disproportionnée».

L’assistance des compagnies

Si la grève devait avoir lieu, comment réagir lorsqu’on est directement touché? Valérie Muster, de la Fédération romande des consommateurs, rappelle que, dans ces cas-là, les passagers doivent être assistés par la compagnie. Ils ont droit à des boissons, à des repas, voire à l’hébergement si nécessaire.

Les prestataires doivent également rembourser les vols annulés ou acheminer leurs clients à destination. Ces derniers, par contre, ne peuvent prétendre à des indemnisations, car les transporteurs ne sont pas responsables des mouvements sociaux. Pour les voyages organisés, c’est l’agence qui doit s’occuper des formalités.

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