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Quelle voiture sans permis choisir ?

logo de Challenges Challenges 07.08.2018 Nicolas Meunier
Aixam Coupé © Challenges - N. Meunier Aixam Coupé

Les voitures sans permis peuvent être conduites dès 14 ans. Leurs quatre roues en font une alternative sécurisante aux scooters, à même de rassurer les parents. Et elles sont de plus en plus séduisantes, avec leurs look sportifs ou rétro et leur motorisation électrique. Voici notre sélection.

Souvent dédaignées, les voitures sans permis sont en pleine forme ! Si la clientèle traditionnelle des personnes âgées n'ayant jamais passé leur permis demeure importante, ces petites autos attirent maintenant une nouvelle clientèle, celle des jeunes. Depuis novembre 2014 en effet, ces modèles appartenant à la catégorie administrative dite des "quadricycles légers" peuvent être conduites dès l'âge de 14 ans, à condition d'être titulaire du permis AM. A noter que les personnes nées avant le 1er janvier 1988 sont dispensées de ce permis AM. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, ce sésame n'est pas soumis à examen mais à une simple formation de sept heures dispensée sur un quadricycle ou un cyclomoteur, au sein d'une auto-école. Voilà qui fait de ces "sans-permis" une alternative plus sécurisante (plus chère aussi) aux scooters. La présence d'une carrosserie et de quatre roues est en effet à même de rassurer les parents.

Cette nouvelle clientèle des jeunes a eu pour effet de diversifier l'offre. Il existe dorénavant toutes sortes de voitures sans permis, dans tous les styles et à tous les prix. Mais ces modèles conservent des points communs imposés par la réglementation : une vitesse maximale de 45 km/h, une puissance de 6 kW et une masse de 425 kg. Et depuis 2018, les dimensions sont limitées à 3 mètres en longueur et 1,50 mètre en largeur. Voici les modèles les plus en vue.

Aixam Minauto, elle casse les prix

Le Ligier Group a été le premier à attaquer le marché de la voiture sans permis dès 2010, avec la Dué First. Mais depuis, son concurrent Aixam a répliqué avec un gamme complète dénommée Minauto, rapatriée depuis fin 2017 sous le blason Aixam. A égalité avec la Microcar Dué Initial, l'Aixam Minauto Access est donc la voiture sans permis traditionnelle la moins chère du marché. Elle débute en effet à 8.999 €. Mieux, cette nouvelle génération n'a plus rien d'une ancienne Aixam dégriffée, puisqu'elle adopte un look désormais bien spécifique.

© Fournis par CROQUE FUTUR

La Minauto, également disponible en une finition GT mieux équipée, profite du sérieux de conception des autres Aixam. Normal, puisqu'elle partage avec elles leur châssis et le récent moteur bicylindre Diesel Kubota, répondant à la norme de dépollution Euro 4. Celui-ci apparaît correctement insonorisé, vu le tarif. S'il n'est pas un foudre de guerre, le bloc japonais semble assez à l'aise dans ce modèle d'entrée de gamme, plus léger du fait d'un équipement basique. En contrepartie, il faut se contenter d'un intérieur austère, avec une planche de bord datant de 2010, dépourvue de boîte à gants, un ciel de toit en polystyrène et des sièges dont le support est à nu. Seul luxe : les vitres électriques.

A partir de 8.999 €.A noter : il existe également une Minauto plus spacieuse, la Cross, d'un gabarit équivalent à la Crossline. Mais son rapport prix/équipement n'est pas aussi avantageux que celui de la Microcar M.Go.

Aixam Crossline, la valeur sûre

Le constructeur savoyard, situé à Aix-les-Bains, est aussi le numéro 1 du marché. Sa Crossline, renouvelée en 2016 se place au sommet de la catégorie en termes de dimensions (3 mètres de long) et adopte un look baroudeur assez en vogue. Les phares additionnels à diodes, donnent une gueule certaine à l'engin, protégé par des boucliers en plastique noir. La finition est correcte pour le segment, l'habitabilité généreuse, tout comme le coffre capable d'engloutir 1.100 litres de bagages. On reprochera toutefois ses sièges trop étroits pour mériter le qualificatif de confortables.

© Fournis par CROQUE FUTUR

Sous le capot, seul un bicylindre Diesel Kubota, réputé pour sa fiabilité, est proposé. Assez bien insonorisé pour la catégorie de ces petites autos bruyantes, il laisse toujours échapper des grondements et vibrations et ne se distingue pas par sa vivacité. Le comportement routier n'appelle pas la critique et ce modèle est un des rares du marché à proposer l'antiblocage ABS en option. Pour autant, le rapport prix/équipement n'est pas des plus généreux. Les efforts de présentation et la réputation de la marque ont un coût.

Aixam propose sur la même base technique une version compacte, la City, et le Coupé, de dimensions équivalentes à la Crossline mais au look plus sportif. Tous profitent d'un réseau de points de vente et d'entretien parmi les plus étendus.

A partir de 12.899 €.A noter : Aixam est un des rares constructeurs à également proposer des modèles électriques. Seuls les City et Coupés peuvent en profiter.

Bellier B8, la mini Fiat 500

Parmi les constructeurs français, Bellier fait figure de petit poucet. Cette firme vendéenne est en effet loin d'atteindre les volumes de ventes de ses concurrents Aixam, Ligier ou Microcar. Pour autant, la B8 est intrinsèquement le meilleur modèle du marché : vivacité remarquable, comportement routier impeccable, confort de suspension de bon aloi, finition soignée… Dommage, Bellier a été contraint en 2018 d'augmenter les tarifs. Yanmar, son fournisseur attiré de moteurs a choisi de se retirer du fait de l'arrivée de la norme de dépollution Euro 4. Et le moteur Lombardini DCI, le seul qui reste, et plus cher.

© Fournis par CROQUE FUTUR

Sous le capot, le bicylindre Diesel Lombardini à rampe commune d'injection facilite les manœuvres, grâce à une fonction rampage de la boîte de vitesses, qui fait avancer l'auto à faible vitesse au lâcher de frein. Appréciable en ville. Et les claquements en charge de la version Euro 4 de ce moteur apparaissent ici mieux contenues que chez Ligier ou Microcar. Ceux qui veulent le silence absolu pourront se tourner vers la très agréable version électrique, tout juste arrivée. L'homogénéité est de mise mais les clients doivent composer avec un réseau de points de vente clairsemé. Contrairement à une majorité de constructeurs qui font le choix de panneaux de carrosserie en ABS teinté dans la masse, Bellier reste fidèle à une coque en polyester peinte, adaptée à ses faibles cadences de production. Voilà qui laisse un large choix de couleurs et offre une résistance accrue. Mais la réparation en cas de choc est plus complexe.

A partir de 13.690 €.A noter : depuis peu, la B8 se décline également en un très séduisant cabriolet, et Bellier produit également un petit utilitaire, le Docker.

Casalini M20, le luxe à l'italienne

Dernier survivant parmi les constructeurs italiens de voitures sans permis, Casalini vise clairement le créneau du haut-de-gamme. Cela est flagrant lorsqu'on voit la liste d'équipements et d'options : ABS, système de navigation capable d'éviter les voies rapides interdites aux quadricycles, sellerie en cuir véritable, rétroviseurs rabattables électriquement… Autant d'accessoires le plus souvent indisponibles chez les concurrents. La finition est à l'unisson, excepté en ce qui concerne le plastique qui habille l'intérieur des portières.

© Fournis par CROQUE FUTUR

Pour les mêmes raisons que la Bellier B8, la M20 a dû changer de moteur. Contrairement à sa devancière la M14 animée par un moteur Mitsubishi, la M20 se rabat comme tout le monde ou presque sur le Lombardini DCI, ici dénommé Kohler 550 SOHC. Avec cette auto aux lignes futuristes, le plaisir est de mise : le comportement routier, très dynamique, rappelle un peu celui d'une Mini Cooper. Et le restylage qui a fait changer le nom de M14 en M20 a permis de baisser le volant. La position de conduite est désormais impeccable et les suspensions raisonnablement confortables. Comme chez Bellier, la coque est en polyester et la palette de couleurs très large, avec même des versions bicolores. Tout cela a un prix, assez élevé.

A partir de 13.950 €.A noter : la Casalini M20 doit son style à un japonais, ancien de chez Bertone. Ses phares sont repris de la Volkswagen Polo, ses feux de la Citroën C1 et les boucliers s'inspirent de la Toyota Aygo.

Chatenet CH40, difficile relève

Il est bien difficile de remplacer un modèle à succès. Fiat en sait quelque chose avec son inoxydable 500. De même, Chatenet aurait sans doute bien aimé prolonger la carrière de sa très charmante CH26, aux faux airs de Mini Cooper. Mais les normes de dimensions en ont voulu autrement : elle était trop imposante. Ces mêmes normes ont par ailleurs compliqué le projet CH40, lancé avant l'arrivée de ces nouvelles contraintes. Il a fallu réduire la largeur, au prix d'un style moins équilibré. Bref, si les modelés sont habiles et les lignes osées, le charme n'opère plus tout à fait comme avant.

© Fournis par CROQUE FUTUR

Dans la tradition Chatenet, la CH40 se défend plus qu'honorablement sur route, avec un châssis sain et vif. La suspension se révèle assez ferme mais pas inconfortable. Retrait de Yanmar oblige, la CH40 se contente d'un seul moteur, le Lombardini DCI. Vivacité et niveau sonore sont dans la bonne moyenne. A l'intérieur, le style apparaît soigné, avec une façade de planche de bord qui rappelle la forme de la calandre. Mais certains détails comme le support de levier de vitesses ou les commandes de réglages des rétroviseurs mériteraient un peu plus de soin pour un modèle qui se veut haut-de-gamme. Un léger regret : la palette de coloris se limite à quatre teintes, c'est peu pour un modèle qui cherche à séduire par son allure.

A partir de 13.591 €. A noter : Chatenet développe la gamme de sa CH40. La première variante est un modèle au look de SUV, à la garde au sol rehaussée de 40 mm et dénommé Barooder.

Estrima Birò : on peut la recharger dans son salon !

Venue d'Italie, l'Estrima Birò concurrence directement le Renault Twizy. Mais n'allez pas croire qu'elle copie ce dernier, puisqu'elle a été commercialisée un an avant ! Encore plus compact que le quadricycle au Losange, cet engin accueille deux passagers de front, à condition qu'ils soient suffisamment minces. Basique, l'Estrima se passe en entrée de gamme de porte et de chauffage. Comme le Twizy, là encore.

© Fournis par CROQUE FUTUR

Le principal intérêt de ce modèle concerne son gabarit très compact (1,74 m de long pour 1,03 m de large) et sa batterie amovible. Conçue comme une valise à roulette, celle-ci peut être emmenée n'importe où pour être rechargée. Voilà qui en fait une petite auto idéale pour la ville. Mais guère plus ! Le comportement routier se révèle assez approximatif et la direction floue. Depuis 2018, une version avec un plus grand coffre, la Birò Big, est également proposée.

A partir de 10.776 €. A noter : Il existe également une version à la batterie fixe, plus classique, proposant une autonomie supérieure (100 km contre 55 km). Le tarif est le même que pour la batterie amovible.

Ligier JS50, l'esprit sportif

Ligier est sans doute la marque la plus connue parmi les constructeurs de voitures sans permis, du fait de son passé sportif parmi les "grands". Si la compétition est aujourd'hui très accessoire, l'Auvergnat exploite encore son image. Ainsi, la JS50 reprend un matricule (hommage au pilote Jo Schlesser, ami de Guy Ligier) rappelant les belles heures sur circuit. Et la version Sport au look agressif (bouclier avant spécifique, intérieur façon carbone, jantes noires…) donne du piment au style de celle qui se présentait à son lancement comme une DS 3 en réduction. Il existe également une très chic Elégance, dont les sièges façon bracelet de montre rappellent également la DS 3.

© Fournis par CROQUE FUTUR

Lancée en 2012, la JS50 a inauguré la plateforme aujourd'hui utilisée par la quasi-totalité des modèles Ligier et Microcar. Dommage, le comportement routier de la version courte se révèle très instable au freinage, du fait d'une mauvaise répartition. Car le châssis est rigide et l'équilibre correct. Deux moteurs Diesel sont proposés, provenant tous de chez Lombardini, le fournisseur attiré de Ligier. En option, le DCI est un peu plus vif et un peu plus facile en manœuvres, du fait de la fonction de rampage de sa boîte de vitesses. Mais la version Euro 4 de ce moteur impose des claquements désagréables à l'accélération. Comme chez Aixam, le réseau, couplé à celui de Microcar, est assez luxuriant. Malheureusement, la conception de la carrosserie, avec de ombreux panneaux collés les uns sur les autres, impose parfois des démontages coûteux pour des réparations mineures.

A partir de 12.099 €.A noter : deux versions sont proposées : la JS50 courte et la JS50L longue, plus spacieuse et au style plus équilibré.

Microcar M.Go, la plus vendue

Rattaché à Ligier en 2008, le constructeur vendéen Microcar était auparavant son concurrent. Depuis 2014, Ligier Group a donc choisi de répartir les rôles entre ses deux marques. Charge à Microcar d'investir le créneau du low-cost, et ça marche ! Grâce à son rapport prix/équipement imbattable, la M.Go s'est hissé au rang enviable de voiture sans permis la plus vendue du marché. Son tarif plancher ne réclame que de menues contreparties : pas d'aérateurs latéraux, de jantes alliage en entrée de gamme ou de tissus sur les contreportes… Mais c'est à peu près tout ! Et rien n'empêche de choisir la version haut-de-gamme Highland X, au look de SUV et à l'équipement complet, pour le prix d'un modèle d'entrée de gamme concurrent.

© Fournis par CROQUE FUTUR

Sur la route, la M.Go convainc par ses prestations : le comportement est équilibré et la suspension distillent un confort correct, même s'il subsiste des trépidations sur les petites irrégularités. La position de conduite plus haute que dans les Ligier trouve ses adeptes et les sièges déhoussables se révèlent confortables. On ne saurait trop conseiller de choisir le moteur d'entrée de gamme Lombardini Progress, déjà vif et suffisamment discret. Il est surtout 1.000 € moins cher que le DCI optionnel, obligatoire pour profiter de la climatisation. Bref, la M.Go sait aller à l'essentiel et en offre beaucoup pour peu. Même son look, certes classique, est harmonieux. Seul grief : comme chez Ligier, la conception de la carrosserie impose parfois de démonter plusieurs panneaux pour une réparation mineure.

A partir de 9.999 €.A noter : Microcar propose également la Dué, modèle qui débute à 8.999 €. Cette version courte présente un look sympathique, mais son comportement est instable au freinage et son habitacle exigu.

Mini Hummer HX, un look cher payé

Hummer n'est plus, mais son nom lui survit. Lorsque General Motors a négocié les termes de sa faillite en 2008, la marque de gros 4x4 faisait partie des lots à liquider. Mais comme les acheteurs ne se bousculaient pas au portillon, General Motors a dû se résoudre à revendre la licence Hummer à un fabricant de voiturettes de golf chinois. Ubuesque. Ainsi est né le Mini Hummer HX, un véhicule sans permis électrique, fabriqué en Chine, importé en Europe par les britanniques de My Electric Vehicle et distribué en France par US Cars Technologie, un spécialiste de l'import de voitures américaines. Du Hummer originel, le HX conserve un look spectaculaire pour un modèle sans permis. De quoi craquer au premier regard.

© Fournis par CROQUE FUTUR

Malheureusement l'enthousiasme est de courte durée. La finition est tout ce qu'il y a de plus approximatif et le comportement ne rassure guère, par la faute d'une direction floue mais très directe. De même, la gestion de l'accélérateur déçoit : inerte à l'attaque de la pédale, la pédale manque ensuite cruellement de progressivité. En manœuvres, l'auto progresse par bonds. Tout n'est pas à jeter puisque le confort s'avère excellent, bien servi par de gros pneus. Les accélérations sont plutôt réjouissantes pour la catégorie. Reste que le tarif exorbitant et les batteries au plomb à l'entretien contraignant en feront reculer plus d'un. Le manuel préconise ainsi de vérifier le niveau d'eau distillée plusieurs fois par semaine.

A partir de 18.900 €.A noter : le Mini Hummer peut recevoir des batteries au lithium-ion contre la somme de 10.900 €. Une paille. Toutes les options sont aussi dispendieuses.

Renault Twizy, l'électrique branchée

Renault (actionnaire de Challenges) est le seul constructeur de "grandes" automobiles à proposer un modèle qui se conduit sans permis B. Mû exclusivement par un moteur électrique, le très original Twizy se situe à mi-chemin entre le scooter à trois roues et la voiturette traditionnelle. Pas de vitres latérales ni de portes ni de chauffage en série, mais un look d'enfer, personnalisable grâce à de nombreux éléments colorés.

© Fournis par CROQUE FUTUR

Mis au point par Renault Sport, le châssis du Twizy amuse par son comportement de petit kart. En contrepartie, il faut supporter une suspension extrêmement sèche. On reprochera également un freinage (sans ABS) assez prompt au blocage du fait des pneus à faible résistance au roulement. Autre motif d'agacement : un bip retentissant si on lâche le pied du frein au feu rouge. A l'aise en ville, le Twizy se faufile comme personne et présente une belle vivacité. Reste que le volume du coffre est ridicule, à moins de choisir la version Cargo qui sacrifie la place arrière au profit d'une zone de chargement. A noter que les batteries se louent (à partir de 30 € par mois).

A partir de 7.540 €.A noter : le Twizy existe également en version quadricycle lourd, qui nécessite un permis. Sa vitesse de pointe est alors de 80 km/h.

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