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Orelsan risque de se faire retirer ses Victoires de la musique

logo de Le Matin Le Matin 14.02.2018 Ludovic Jaccard
Orelsan risque de se faire retirer ses Victoires de la musique © (Le Matin) Orelsan risque de se faire retirer ses Victoires de la musique

Récompensé à trois reprises à la cérémonie, le rappeur a provoqué la colère de nombreuses personnes. Une pétition a été lancée pour annuler ses prix .

Depuis son retour, en octobre 2017, Orelsan cartonne avec son album «La fête est finie», auprès du public, mais aussi de ses pairs. Récompensé à trois reprises aux dernières Victoires de la musique, le rappeur a notamment remporté le trophée de l'artiste masculin de l'année. Cependant, ses prix sont loin de plaire à tout le monde. La raison? D'anciens titres jugés sexistes d'Orelsan sont toujours considérés comme inacceptables par de nombreuses personnes, dont une certaine Céline Steinlaender qui a lancé une pétition pour demander l'annulation des récompenses décernées à l'artiste. «Nous appelons tous les mouvements défendant les droits des femmes, et toutes les associations des droits de l'homme, à s'insurger contre le résultat de cette soirée, et demandons l'annulation pure et simple des prix reçus par cet individu qui devrait être tout simplement censuré», a-t-elle fait savoir sur le site change.org.

Des extraits de la chanson «Saint Valentin», datant de 2009, y sont publiés pour inciter les gens à signer la pétition. «Ferme ta gueule ou tu vas t'faire Marie-Trintignier», peut-on lire, ou encore: «J'te tèje la veille et j'te r'baise le lendemain. Suce ma bite pour la Saint-Valentin». La pétition a déjà récolté 20'000 signatures. Sur le site, Céline Steinlaender s'insurge contre les paroles de ce morceau. «Mais quel exemple est-ce pour les jeunes?», écrit-elle. «Non à la déchéance! Non au mépris!» ajoute-t-elle.

Déjà jugé et relaxé

En 2013, le rappeur avait été condamné à 1000 euros d'amende avec sursis pour injure publique et incitation à la violence envers les femmes après que cinq associations féministes avaient déposé plainte contre lui à cause de huit chansons jugées violentes et sexistes. Il avait fait appel. La Cour d'appel de Paris, saisie en 2014, avait décidé de relaxer Orelsan en 2016. Le juge avait alors considéré que ses propos relevaient de la liberté d'expression et que le rap permettait des formes d'expression plus ou moins excessives.

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