En utilisant ce service et le contenu associé, vous acceptez l’utilisation des cookies à des fins d’analyse, de publicités et de contenus personnalisés.
Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

L'actualité des célébrités

Qui est Anne Brochet, la maman de Noé Elmaleh ?

logo de Gala Gala il y a 5 jours Prisma Media
Anne-brochet: 00215487_000007 © Prisma Media 00215487_000007

Le mannequin est le fils de Gad Elmaleh et d'une actrice

Révé­lée par Cyrano de Berge­rac, l’ac­trice et mère du fils aîné de Gad Elma­leh tente de gagner ses galons litté­raires avec un roman en partie biogra­phique. Rencontre.

Elle nous reçoit chez elle dans un certain désordre. On sent qu’elle n’est pas attachée aux objets, ni à l’apparence d’ailleurs. Une maquilleuse pour notre séance photo, elle n’y pensait guère. Anne Brochet porte son regard ailleurs que sur elle-même. Elle préfère observer le monde qui l’entoure plutôt que d’en être le centre. Pour une actrice, c’est incongru, voire contre nature. La raison sans doute pour laquelle elle est devenue écrivain, a disparu des écrans. Toute la première partie de son cinquième livre, Le grain amer (Seuil), est autobiographique.

C’est ainsi qu’on apprend ce qu’on ne savait pas et que la seule ligne la concernant dans Wikipédia ne pouvait résumer. Après avoir joué dans Cyrano de Bergerac devant la caméra de Jean-Paul Rappeneau, ou encore dans Tous les matins du monde sous la houlette d’Alain Corneau, toujours aux côtés de Gérard Depardieu, plutôt que de courir les castings, elle a préféré s’exiler à New York pendant cinq ans.Un départ coup de cœur résultant de sa rencontre avec John, un sapeur pompier américain, père de sa fille Josépha, aujourd’hui âgée de dix-huit ans et étudiante aux beaux-arts. "Il faut dire que dans le chemin de réussite qu’on me proposait à l’époque, il y avait quelque chose de l’ordre de l’installation qui me faisait peur, confie-t-elle. Je ne me reconnaissais pas dans l’attente que les autres avaient de moi. Aujourd’hui qu’on ne m’attend plus, je me sens plus en cohérence avec moi même."

D’apparence éthérée, Anne Brochet ne l’est pas. Au contraire. Cette féministe convaincue qui décèle "souvent beaucoup de misogynie chez les femmes elles-mêmes" est assez forte pour avoir élevé deux enfants seule, Josépha, donc, et Noé, quatorze ans, né de ses amours avec Gad Emaleh. C’est de retour des États-Unis qu’elle a croisé la route de l’humoriste avec lequel elle formera un couple mystérieux, mais finalement éphémère. Anne avoue souffrir d’une phobie de l’engagement. Elle explique qu’elle "déteste courir après la notoriété ou le luxe, deux choses mortifères" pour elle. Depuis un an, elle s’offre quand même le privilège de vivre dans une villa située en bas d’un canyon, à Los Angeles. Trois fois par semaine, elle fait des longueurs dans sa piscine. On n’osera pas lui demander d’où lui vient cette bonne fortune pécuniaire à elle, la pudique qui en révèle plus à l’écrit qu’à l’oral. Ne refuse-t-elle pas de commenter sa description du père de sa fille dans son livre, pourtant caractérisé de "bipolaire", "avec des phases tantôt enjouées, tantôt hostiles" ?

Et si l’on croit deviner sa rencontre avec l’humoriste Gad Elmaleh dans ces lignes : "J’ai pensé qu’avec lui, je pourrais vivre la vie désinvolte et feutrée. Il semblait pragmatique, constant, amoureux, joyeux, insolent et il me voulait, moi", on n’en saura rien. Sinon qu’elle a mis longtemps – trop ? – à chercher son identité. Au point d’avoir tenté de se convertir au judaïsme. "J’avais l’impression d’être une juive refoulée, j’ai d’abord essayé d’intégrer cette religion via la relation amoureuse, puis en étudiant des textes. Mais quand j’ai eu l’occasion de sauter le pas, j’ai reculé. Je me suis aperçue que je ne voulais pas être juive, mais juif. Dans la société en général, tout est plus confortable pour les hommes" . Noé, le fils de l’actrice, a fait sa barmitzva, mais pour l’instant, il ne franchit pas particulièrement le seuil des synagogues. "A ce jour, ce que j’ai réussi de mieux, c’est d’être mère, je crois que j’inspire mes enfants", note Anne Brochet.

Elle ne s’imagine pas forcément revivre avec quelqu’un. "C’est dur de s’occuper d’un homme, c’est un investissement", dit-elle. Même s’il y a huit ans, parce qu’elle en avait ras le bol de la solitude, elle a demandé les pères de ses enfants en mariage, la même semaine, l’un après l’autre. "J’avais subitement envie de contraintes, mais je savais que cela ne se ferait pas". Elle reste un cœur à prendre. Pour le corps, elle se débrouille. Dans un de ses livres, La fortune de l’homme, Anne évoquait assez directement l’érotisme.  "Je suis très organique, avoue-t-elle, j’avais une mère prof de sciences naturelles qui disséquait des souris. J’ai toujours été obsédée par la sensation. Je sais tout de suite quand quelqu’un me plait."

 Aujourd’hui, elle dit remplir sa vie en "notant ses amis sur son carnet de bal", en flânant au hasard des rues, et, en écrivant. Elle a trois ambitions : "visiter le parc national Sequoia aux Etats-Unis, que mon livre soit lu et que mes enfants soient aimés." A quarante-huit ans, l’ex-jeune première a fuit le star-system, mais, à sa façon, elle a atteint la sérénité.

anne brochet ouv

anne brochet ouv
© Prisma Media

Publicité
Publicité

Plus d'info : Gala.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon