Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

L'actualité économique

50 balles pour aller aux urgences? Les Etats disent «non»

logo de Le Matin Le Matin 18.04.2019 Eric Felley

Alors que le National s'y montrait favorable, le Conseil des Etats ne croit pas que l'idée d'une taxe pour ceux qui vont aux urgences pour des broutilles soit réaliste.

* Payer une taxe supplémentaire lorsque l'on se rend chez le médecin en urgences ou pour de simples consultations, les membres de la CSSS des Etats ne croient pas que cela contribuera à réduire les coûts de la santé. © istock Payer une taxe supplémentaire lorsque l'on se rend chez le médecin en urgences ou pour de simples consultations, les membres de la CSSS des Etats ne croient pas que cela contribuera à réduire les coûts de la santé.

L'année dernière, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national avait donné son agrément à deux initiatives parlementaires visant à responsabiliser les patients qui se rendent soit aux urgences, soit à des consultations ordinaires. Dans les deux cas, il s'agit de faire passer à la caisse les assurés en espérant qu'ils viennent moins souvent et pas pour rien...

Contre les cas bénins aux urgences

La première a été déposée par Thomas Weibel /VL/GL). Son idée est de faire payer une taxe, hors la franchise, appelée «Taxe pour les cas bénins», qui demande le paiement «d’environ 50 francs pour toute admission aux urgences hospitalières. Les enfants et les adolescents, les patients envoyés aux urgences par un médecin et les personnes dont le traitement requiert par la suite une hospitalisation pourraient être exemptés de cette taxe».

Payer «cash» avant la consultation

La seconde proposition vient de Thomas Burgherr (UDC/AG). Elle veut que les patients sortent du «liquide» chez le médecin. Il demande «un paiement en liquide pour chaque nouvelle situation nécessitant un traitement. Il pourrait être fixé entre 15 et 20 francs pour les médecins pratiquant en cabinet privé et entre 30 et 40 francs pour les secteurs ambulatoires des hôpitaux». Mais les consultations suivantes pour le même problème de santé sont exemptées.

En souvenir des 50 francs de franchise

Si une majorité d'élus au National a sauté sur l'occasion pour serrer la vis aux patients, les conseillers aux Etats de la CSSS ont recalé les deux initiatives ce mardi. La première sèchement par 11 voix à 1 et un peu moins la deuxième par 7 voix à 5. «Comme l’a démontré l’exemple de l’Allemagne, les charges qui découlent de la mise en place de ces taxes sont disproportionnées par rapport à l’effet réellement obtenu», note la commission. Mais elle a surtout souligné que le Conseil national a rejeté un relèvement des franchises de 50 francs par an lors de la session de printemps, «une mesure qui aurait été bien plus simple à appliquer en vue de la réduction des coûts et du renforcement de la responsabilité individuelle dans le système de santé».

Téléchargez l'application Microsoft News pour Android ou iPhone, et soyez ainsi toujours au courant de l'actualité.

Publicité
Publicité

Plus de Le Matin

image beaconimage beaconimage beacon