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L'actualité économique

Chez Renault, Carlos Ghosn choisit Bolloré comme numéro deux

logo de Le FigaroLe Figaro 13.02.2018 Bertille Bayart, Emmanuel Egloff

L'État précise que la reconduction de Carlos Ghosn à la tête de Renault s'entend dans le cadre d'un «processus progressif» de succession.

figarofr: Carlos Ghosn, le 17 janvier. © ERIC PIERMONT/AFP Carlos Ghosn, le 17 janvier.

Il y a de moins en moins de suspense autour de la succession de Carlos Ghosn, qui, jeudi prochain, se succédera à lui-même en tant que PDG du groupe Renault. Le conseil d'administration du constructeur devrait en revanche valider le principe de la nomination d'un numéro deux. Selon toute probabilité, il s'agira de Thierry Bolloré, 54 ans, et actuel directeur délégué à la compétitivité. Un candidat à la fois adoubé par Carlos Ghosn, et par l'État actionnaire (à 15 % du capital et 22 % des droits de vote).

Bercy, dont le locataire Bruno Le Maire s'est entretenu avec Carlos Ghosn vendredi, rappelle cependant ses préoccupations. L'État précise que la reconduction de Carlos Ghosn à la tête de Renault s'entend dans le cadre d'un «processus progressif» de succession.

Surtout, l'exécutif attend de ce nouveau mandat qu'il permette la consolidation de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. L'objectif est de rendre cet attelage, devenu numéro un mondial des ventes de véhicules légers en 2017, impossible à détricoter. «Il serait utile d'avoir de premières pistes pour l'assemblée générale du mois de juin», confie une source proche du dossier.

Le chantier d'un rapprochement plus approfondi entre Renault et Nissan, unis par des participations croisées au bénéfice du français (qui détient 43 % de Nissan, quand le japonais possède 15 % de Renault), a été maintes fois exploré. Mais il est complexe, dans un contexte où il ne faut pas braquer les susceptibilités nationales, ni tuer les spécificités des marques. L'État français a ses exigences, en termes de maintien des centres de décision, de recherche, et de capacités de production dans l'Hexagone. Il faudra imaginer les structures pour faire vivre l'Alliance, au-delà des mandats de Carlos Ghosn.

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