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Constantin: «Je n'ai pas peur de perdre Toma»

logo de Le Matin Le Matin 11.10.2018 Jérémy Santallo

Le «boss» du FC Sion parle de l'inspiration géniale de Bastien Toma contre Xamax. Et évoque deux noms: Pirlo et Platini.

Christian Constantin, photographié lors du match contre Lucerne le 30 septembre. © Keystone Christian Constantin, photographié lors du match contre Lucerne le 30 septembre.

Sur une passe - il faut bien l'avouer lumineuse -, Bastien Toma s'est retrouvé propulsé aux yeux du monde. Visionnée des millions de fois sur Twitter, l'ouverture à l'aveugle décisive du milieu valaisan sur le premier but du derby romand entre Neuchâtel Xamax et le FC Sion a embelli encore un peu plus le début de saison convaincant du joueur de 19 ans. On avait eu la réaction du principal concerné et de son conseiller mardi, on a du coup cherché à savoir ce que le «boss» de Tourbillon, Christian Constantin, pensait de sa pépite, dont la valeur marchande - qui a doublé entre le printemps dernier et cet été pour s'établir à 1,25 million d'euros - pourrait prendre l’ascenseur dans les mois à venir.

Bastien Toma fait un superbe début de saison. Peut-on dire qu'il est en train de s'imposer comme l'un des leaders du FC Sion?

Non, je pense que cela va prendre encore quelques années. Mais on essaie de faire de lui un leader. Techniquement, en tous cas, il en a les caractéristiques. On lui demande de verticaliser ses passes et Bastien régularise vraiment bien notre jeu en ce moment. A son âge, Andrea Pirlo (légendaire dépositaire du jeu de l'Italie de 2002 et 2014) n'était pas à un niveau très différent du sien, donc c'est plutôt prometteur.

Sa passe décisive de 40 mètres peut-elle faire grimper rapidement sa valeur marchande?

Sa valeur marchande ne m'intéresse pas. D'avoir cette vision afin de savoir où et quand donner un ballon, c'est tout un art. Cela me rappelle une passe de Michel Platini pour Yannick Stopyra lors du match entre la France et le Brésil lors du Mondial en 1986. Moi, je veux juste voir des passes de ce type plus souvent chez Bastien.

Après avoir fait le tour de la planète, Bastien Toma pourrait recevoir des propositions étrangères tout bientôt. Craignez-vous de le perdre?

Non, je n'ai pas peur de le voir partir. Si jamais il devait nous quitter, je lui trouverai un club à la hauteur de ses ambitions. Je le connais depuis qu'il est tout gamin. On est dans le football aussi par passion, pour voir des jeunes joueurs grandir et s'épanouir. Si il s'en va, un autre joueur arrivera et on essaiera de faire la même chose avec lui.

Son conseiller, Michel Urscheler, vous a-t-il demandé une augmentation après la prouesse de son client?

Son agent est un ami et nous ne parlons que très rarement d'argent.

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