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«L'ambiance n'est pas aussi festive qu'on peut le croire»

logo de Le Matin Le Matin 13.02.2018 Stéphane Combe
«L'ambiance n'est pas aussi festive qu'on peut le croire» © (Le Matin) «L'ambiance n'est pas aussi festive qu'on peut le croire»

Neuvième des qualifications de half pipe, Pat Burgener avoue qu'il était tendu le matin de la demi-finale. Il va pouvoir lâcher les chevaux la nuit prochaine (2h30) en finale.

- Pat Burgener, vous réalisez 82 points au premier run, puis chutez au deuxième. Quelles étaient vos impressions lors de ces qualifications?

J'ai été étonné en bien par mon premier run, car j’étais tendu jusqu’au départ. Et puis je plaque mes premiers sauts. Ça m’a relâché. Le run était propre. Je passe pourtant après Shaun White (ndlr: vainqueur des qualifications avec...98.50 points), donc c’était assez violent. Pour le deuxième run, malgré la chute finale, je suis content de mon début que j'ai bien passé, celui que je dois passer trois fois demain sur les trois manches.

- Avez-vous pu retirer tous les enseignements que vous cherchiez?

Oui, j’ai vu que j'aurai la place pour tenter six sauts. C’était le point d’interrogation pour moi jusque-là. C’est important d’en avoir autant pour faire un run cool. A moins que les conditions changent, on ne sait jamais, j’ai des lignes assez serrées et j’arrive à sauter six fois pour faire la différence.

- Quand vous voyez les trois premiers à plus de 95 points, ça inspire quoi?

Ils sont méga prêts, demain ça va être la bataille! Pour moi, l’objectif est de montrer le run que je n’ai pas encore réussi à sortir jusque-là. J’ai un peu moins d’expérience que Shaun White ou Ayumu Hirano en half-pipe, on voit qu’ils se relâchent plus facilement. Maintenant je me dis que je n’ai pas à me plaindre, juste à profiter de la finale olympique. Je me sens représentatif d’un pays pour le jour J. Il n’y a rien à craindre et aller de l’avant.

- Comment seront les dernières heures avant la compétition?

Je vais voir ma famille, tout le monde est là. On va aller manger tranquillement, faire descendre la pression. Je suis content de ne pas avoir été dans les trois premiers des qualifs, où tu ressens une plus grande attente. Là, je vais rester humble, calme, je dois encore monter mon niveau. Je vais aller faire de la musique, prendre un bon bain et faire de la physio.

- Comment avez-vous vécu les forfaits de dernière minute de Podladtchikov et Hablützel?

Avec Iouri, c’était dur. C’était notre guide jusqu’aux qualifs. Qu’il parte était un petit choc. On jouait au ping-pong quand il m’a dit qu’il ne ferait pas le concours, la veille de son annonce. Il m’a dit que c’était positif que sa blessure guérisse, mais que c’était trop risqué. Il a été très philosophe, en comprenant que c’était la vie et qu’il n’était pas prêt.

- Quid de la fameuse ambiance des JO?

Jusqu’à maintenant, je suis étonné: ce n’est pas aussi festif qu’on peut entendre. Peut-être que vous aimeriez que je dise qu’on trouve des filles partout, mais non! (rires) Malheureusement, ce n'est pas le cas (sic), on est quand même en compétition. C’est sympa mais je reste tranquille. Après la compétition, j’aurai du temps pour le reste, des concerts, etc.

- Vous logez près du half-pipe?

Oui, on est dans des appartements. Ils ont pris tous les athlètes du freestyle, snowboard, skicross, on est tous plus ou moins au même endroit. On a un cuisinier le soir, c’est vraiment une ambiance cool. Je suis comme à la maison, près du site. Je suis aussi allé voir d’autres compétitions, comme le ski de bosses.

- Désormais, c’est la finale demain…

Et quoi qu’il arrive, j’aurai mes trois runs, comme celui qui gagnera. Donc je serai allé au bout de la compétition et ça va me permettre de tout lâcher.

- Le fait que la finale commence à 10h au lieu de 13h, c’est mieux?

Oui c’est mieux, parce que 13h, c’est trop tard. Le vent est déjà levé. Demain, ils annoncent de la neige, alors 10h sera la bonne heure. Je pense que le half-pipe sera plus lent. Et moi, ça m’arrangerait…

Pat Burgener s'est rassuré en qualifications. «J'ai vu que j'aurais la place pour tenter six sauts.» Image: Reuters.

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