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Roger Federer n’a jamais été aussi près de retrouver «son» trône

logo de Tribune de Genève Tribune de Genève 12.08.2017 Arnaud Cerutti
Roger Federer n’a jamais été aussi près de retrouver «son» trône © (Tribune de Genève) Roger Federer n’a jamais été aussi près de retrouver «son» trône

La chute de Nadal à Montréal accélère les choses: le Bâlois pourrait redevenir le grand patron du circuit dans neuf jours!

Il y a encore une poignée de jours, les oracles étaient formels: Roger Federer allait, au mieux, devoir attendre la fin de l’US Open pour espérer pouvoir remonter sur le trône, «son» trône, de No 1 mondial. D’ailleurs, tout le monde se bousculait en coulisses pour rappeler la nécessité d’un triomphe à Flushing Meadows afin d’opérer ce grand «retour vers le futur» au matin du 11 septembre. Mais il faut croire que même les plus fins experts n’avaient rien vu venir. Que tous les calculs d’épicier effectués jusque-là n’avaient pas permis d’ébaucher tous les scénarios possibles. Car la défaite de Rafael Nadal jeudi soir en 8es de finale du tournoi de Montréal est de nature à précipiter les choses. Et à accélérer le retour au sommet du Bâlois, qui pourrait redevenir le grand patron trois semaines plus tôt qu’imaginé, soit le lundi 21 août, au lendemain du tournoi de Cincinnati.

Vendredi soir, Federer s’est facilement qualifié pour les demi-finales du Masters 1000 canadien en dominant Roberto Bautista Agut 6-4 6-4. Il se frottera ce samedi à Robin Haase pour une place en finale.

Il ne voulait pas y penser

Eh oui, pour Roger Federer, maître du jeu et impérial depuis le mois de janvier (deux défaites seulement), la place de No 1 ATP – que l’Ibère ne peut subtiliser dans l’immédiat à Andy Murray – n’a jamais été aussi près depuis qu’il l’a quittée voici quatre ans. Un «truc» un peu fou quand on sait d’où il revient. Un «truc» encore plus fort sachant que, lorsque les premiers experts avaient dégainé la calculette au printemps, l’intéressé ne lorgnait pas si loin, si haut. Il balayait même l’idée qu’il puisse étendre un jour un peu plus son règne, déjà long de 302 semaines (record à battre).

Trois mois plus tard, la donne a changé. Et, parce qu’un champion le reste éternellement, l’appétit de l’octuple lauréat de Wimbledon s’est élargi à mesure qu’il a aligné les trophées et vu le haut du sommet se rapprocher. Au lendemain de son triomphe londonien, et sans doute parce qu’il ne pensait pas à la base se rendre à Montréal, l’intéressé restait encore prudent. «Le classement n’est pas si important, nous confiait-il alors. Je ne veux pas trop y penser, car, de toute manière, c’est en jouant de grands tournois et en battant les meilleurs que tu progresses. Le ranking n’est que la récompense de tout ce que tu réalises sur le court.» Mais puisque «RF» fait tout mieux que tout le monde depuis le début de la saison, ne serait-il pas que pure logique que de le voir s’emparer de la place que Murray aura occupée durant 41 semaines? Bien sûr!

Et dire qu’il y a six mois…

Et le fait est que Federer se retrouve maintenant avec son destin entre les mains, que ce soit au Québec ou à Cincinnati – un tournoi où il a souvent brillé (sept titres en quinze participations). Un titre çà ou là lui garantirait quasi à coup sûr de récupérer «son» bien. A ce rythme, il est donc fort probable que les adversaires du «Maître» se retrouvent le moral à zéro dans l’Ohio. Et qu’à force de faire de la résistance, «Papy Rodg» finisse par hériter de l’étiquette de plus vieux No 1 mondial de l’histoire. Un terme qui, mine de rien, l’enchanterait. «Franchement, je crois que si je ne récupérais cette place que durant une semaine, je serais déjà très heureux, avouait-il en quittant Church Road. Ce serait tellement inattendu pour moi…»

Ça l’est moins, aujourd’hui qu’il frappe à la porte du trône – ou est-ce le contraire? Mais ce serait, il est vrai, fabuleux alors même qu’il y a sept mois, «RF» ralliait Melbourne avec des incertitudes plein la tête et «seulement» dix-sept couronnes du Grand Chelem en poche.

Un semestre plus tard, parce qu’il ne cesse de pratiquer un tennis de rêve, il a gravé encore un peu plus dans les livres son statut de plus grand joueur de l’histoire. Il y a vingt ans, les oracles étaient formels: ce gamin-là avait tout pour être un patron. Mais pas forcément un tel géant. Une légende.

Nadal: amers déboires

Non, promis, juré, la place de No 1 ATP qui lui était promise en cas d’accession aux demi-finales à Montréal n’occupait pas son esprit. Depuis son arrivée au Canada, Rafael Nadal avait répété ne pas se soucier du classement, martelé qu’il avait la tête à tout sauf à cela. Et puis, patatras! Battu jeudi soir par le prodige canadien Denis Shapovalov (ATP 143/à découvrir!), l’actuel No 2 mondial a quitté le court la tête basse, détruit. Puis il a fini par admettre devant la presse l’avoir «très mauvaise»! «C’est ma pire défaite de l’année. Parce que c’est l’adversaire le plus mal classé qui me bat, mais aussi et surtout parce que j’avais ici l’opportunité de redevenir le patron du circuit. Au vu de la manière avec laquelle mon tableau s’était dégagé, j’avais tout pour le faire. C’est une grosse faute…»

Nadal ne dépassera donc pas Andy Murray au matin du 14 août. Ne serait-ce que partie remise sept jours plus tard? Peut-être, mais il faudra que le fier Ibère se surpasse à Cincinnati, où il avait enlevé le titre en 2013, peu après avoir battu… Roger Federer en quarts de finale. Heureux présage? A.CE.

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