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L'actualité du sport Suisse

Il n'y aura pas de révolution à Ge/Servette

logo de Tribune de Genève Tribune de Genève 11.02.2019 Grégoire Surdez

Après la défaite à Ambri, les émotions sont retombées au bout du Lac. La direction confirme que Chris McSorley terminera la saison sur le banc. Pour la suite...

L'avenir de Chris McSorley aux Vernets est un peu moins flou. © Lafargue L'avenir de Chris McSorley aux Vernets est un peu moins flou.

La nuit porte conseil. C'est ce que doit se dire Laurent Strawson. Le président de Ge/Servette, interrogé à chaud après la défaite des Aigles à Ambri, avait eu des mots assez durs envers son coach. Sur la RTS, il disait en substance que Chris McSorley terminerait «a priori la saison sur la banc», mais «qu'une analyse de la situation serait faite très rapidement». Puis, il rappelait une vérité assénée depuis le début de la saison mais qui change tout: non, le contrat lucratif et de longue durée (jusqu'en 2023!) de l'entraîneur canadien ne constitue plus une assurance tous risques. En d'autres termes, la Fondation 1890, actionnaire unique du club, a désormais les moyens de révoquer le coach canadien des Aigles si la situation l'exige.

Et c'est justement pour analyser la situation délicate traversée par le club (10e à quatre points de la 8e place) que le directoire s'est réuni dimanche matin. Il en ressort un constat qui a le mérite de la clarté et qui vient balayer les doutes nés des déclarations présidentielles«à chaud» .

«Nous estimons qu’il n’y a pas lieu de changer quoi que ce soit, commence Laurent Strawson, s’exprimant au nom de tous. Pour nous, il était important de savoir si oui ou non, l’équipe jouait contre son entraîneur. Au vu de ce que les joueurs ont démontré sur la glace d’Ambri, et après avoir discuté avec plusieurs personnes qui étaient présentes à la Valascia, nous avons la certitude qu’il n’y a pas une fronde contre le coach. Partant de là, nous pensons que cette équipe a la volonté de tout faire pour se qualifier pour les play-offs magré les circonstances défavorables.»

La prise de position de la direction permet donc à Chris McSorley de mener dans une relative sérénité sa mission sportive. «J'ai eu un contact avec lui dimanche, et il a la conviction que l'objectif peut être atteint», conclut Laurent Strawson qui souhaite que tout le monde se focalise sur la saison en cours.

Pour la suite, il faudra sans doute davantage qu'une seule nuit de conseil pour décider du sort qui sera réservé à un entraîneur qui vit des heures bien plus compliquée. Jamais depuis son arrivée à Genève en 2001, Chris McSorley n'a été aussi fragilisé.

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