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Macron lance l’opération militaire «Résilience» pour lutter contre le coronavirus

logo de Le Figaro Le Figaro 25/03/2020 Nicolas Barotte
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Le chef de l’État a lancé mercredi une nouvelle opération, «distincte de Sentinelle», dont le nom symbolique résume l’engagement des armées contre l’épidémie de covid-19.

L’opération s’appelle «Résilience». Avec cette nouvelle mission confiée aux armées, annoncée mercredi soir depuis l’hôpital militaire de Mulhouse, le chef de l’État Emmanuel Macron a voulu une nouvelle fois marquer les esprits dans la «guerre» déclarée au coronavirus. Soucieux de donner corps à sa rhétorique martiale, le président de la République a promis un «soutien aux populations» grâce à l’appui des forces militaires. Il a aussi choisi un mot symbolique comme pour fixer un objectif à la nation. 

Résilience va «fédérer» et «coordonner»«l’ensemble des actions conduites par les armées en soutien du combat collectif contre l’épidémie», explique le ministère des Armées. «Cette opération sera distincte de l’opération Sentinelle qui continue de se concentrer sur sa mission de lutte contre le terrorisme. Elle sera centrée sur l’aide et le soutien aux populations ainsi que sur l’appui aux services publics pour faire face à l’épidémie de Covid-19, en métropole et en outremer, dans les domaines de la santé, de la logistique et de la protection», lit-on dans le communiqué officiel qui a suivi l’annonce présidentielle. Sans plus de précision.

Le président de la République, portant un masque, lors de sa visite de l’hôpital de campagne de Mulhouse, ce mercredi 25 mars. © MATHIEU CUGNOT/AFP Le président de la République, portant un masque, lors de sa visite de l’hôpital de campagne de Mulhouse, ce mercredi 25 mars. Une opération aux contours encore flous

Les contours de Résilience sont flous. «Le spectre est assez large... Il s’agit de continuer à faire ce que l’on fait», explique-t-on au sein des Armées. «Mais désormais les choses seront plus centralisées et mieux organisées», ajoute-t-on. Résilience met un nom sur l’existant. Cette «nouvelle» opération correspond en réalité à une mise en ordre de marche. 

Depuis le début de la crise du coronavirus, les armées ont été mobilisées plusieurs fois. Cinq hôpitaux d’instruction des armées accueillent des patients atteints du Covid-19. Un hôpital militaire a été mis sur pied à Mulhouse. Trois évacuations sanitaires ont déjà eu lieu par voie aérienne depuis le Grand Est et une par voie maritime, grâce au porte-hélicoptères amphibie Tonnerre depuis la Corse. Ce type d’actions vont continuer, dit-on au ministère. D’autres pourront s’y ajouter, comme des opérations de désinfection, l’organisation de convois logistiques (pour acheminer des masques par exemple), la protection de matériel sanitaire, la mise à disposition de bâtiments militaires pour des quatorzaines…

Résilience se dit à la disposition du gouvernement, des collectivités territoriales ou des préfets pour répondre aux besoins identifiés localement. Il n’est toujours pas question de recourir aux armées pour faire respecter le confinement.

Le président de la République a aussi annoncé la mobilisation des porte-hélicoptères amphibies Mistral et Dixmude. Les trois PHA de la Marine nationale seront donc utilisés contre l’épidémie. Le Mistral et le Dixmude, qui se trouvaient en mission dans l’Océan indien et en Mer Méditerranée, seront détournés de leurs objectifs. Ils pourront se rendre au large des territoires d’outre-mer: immédiatement dans l’Océan Indien pour le Mistral et «à partir de début avril» pour le Dixmude dans la zone Antilles Guyane. 

Le symbole se veut fort alors que les territoires lointains peuvent être fragiles. Mais au ministère des Armées, mercredi soir, on demeurait vague sur les missions concrètes que ces deux bâtiments pourront remplir. Les PHA disposent chacun d’un véritable hôpital embarqué. Mais ceux-ci ne sont pas configurés a priori pour accueillir des patients nécessitant une prise en charge en réanimation, des malades bien différents de blessés de guerre. 

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