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Cars 3 : la grande révision

logo de ParisMatch ParisMatch 10/08/2017 Paris Match

Après un « Cars 2 » raté, les studios Pixar se sont remis au travail pour un troisième volet de leur saga automobile beaucoup plus vrombissant. C’est sur un circuit en Californie que nous avons retrouvé ces fous de l’animation.

Cars 3 : la grande révision © Disney Pixar Cars 3 : la grande révision

John Lasseter, le patron de Pixar et de toute l’animation Disney, a deux marottes : les chemises hawaiiennes et les voitures. D’où « Cars », qu’il a initié en 2006. Avec ce postulat étonnant, sorte de mariage entre les aventures de Coccinelle et « Toy Story » : créer des voitures à visage humain avec un héros, Flash McQueen, un bolide rouge, et sa bande de potes sur quatre roues. Une trouvaille mais aussi et surtout un outil imparable pour mettre le turbo sur le marketing, remplir les boutiques Disney de petites voitures prêtes à garnir la hotte du père Noël.

Mais le deuxième volet, sorti en 2011, avait mordu le bas-côté, avec un manque évident d’inspiration et une volée de bois vert de la critique. « On pourra faire tous les progrès qu’on veut en animation, si l’histoire n’est pas là, le film ne sera pas à la hauteur », lâche Brian Fee, qui signe avec « Cars 3 » son premier long-métrage. Il parle évidemment « en général », mais chacun saura lire entre les lignes. Et aussi entre deux vrombissements de moteurs, puisque c’est sur le circuit de Sonoma, au nord de San Francisco, que l’équipe du film nous a donné rendez-vous.

Une "rupture nette et presque violente"

Sûrement piquées dans leur amour propre après cet échec artistique, les têtes pensantes de Pixar se sont remises au travail, engageant même Mike Rich (« A la rencontre de Forrester »), un scénariste extérieur au studio. « Nous avons pensé qu’on devait noircir le tableau, explique Mike Rich. Il fallait trouver à Flash McQueen une blessure, un dilemme. Dans “Cars 3”, il se fait doubler par une jeune génération sans scrupules, il vieillit, il doit se remettre en cause. » Brian Fee illustrera cet esprit plus adulte dans une scène étonnamment dramatique où l’on voit l’accident de Flash au ralenti, sur la longueur, comme pour signifier une mort possible. « Je voulais que cette scène marque une rupture nette et presque violente », confirme le réalisateur.

En appliquant davantage la recette Pixar – évoquer des sujets adultes en continuant à parler aux enfants –, John Lasseter a également souhaité recoller à sa passion pour la course automobile. Et notamment le championnat de la Nascar, une institution aux Etats-Unis. Mais, surtout, Pixar évoque, sans en avoir l’air, une Amérique beaucoup moins triomphante. « Dès leur création, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, ces épreuves étaient toujours à la limite de la légalité, précise Ray Evernham, de l’écurie Hendrick Motorsports et consultant sur le film. La course automobile était un peu une nouvelle prohibition. Les pilotes étaient parfois d’anciens voyous. D’où une réputation sulfureuse qui a suivi l’histoire américaine en intronisant par exemple une femme ou un vainqueur noir, en plein mouvement des droits civiques dans les années 1960. »

Pixar qui évoque les oubliés du rêve américain, les travers d’une société rêvée ? En mettant un peu de graisse dans le moteur et beaucoup d’éraflures sur les carrosseries, en jouant sur l’humain et l’histoire plutôt que la surenchère marketing, Pixar a réussi à remettre sa franchise sur la bonne voie. Et à faire de « Cars 3 » une belle occasion remise à neuf. 

« Cars 3 », en salle actuellement.

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